Les dépêches vendredi matin, la dette publique française .

Le chef de l’EI, après un long silence, appelle les jihadistes à « résister »

Le chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a appelé ses combattants acculés de toutes parts en Syrie et en Irak à « résister » face à leurs ennemis, dans un enregistrement audio diffusé jeudi qui lui est attribué.

Dans son premier message présumé en près d’un an et après avoir été plusieurs fois donné pour mort, le chef de l’EI a enjoint ses partisans à multiplier les attaques et à cibler « les centres médiatiques » des pays combattant son groupe.

Les Etats-Unis ont dit effectuer des vérifications sur l’enregistrement audio, affirmant toutefois ne pas avoir de raisons de mettre en cause son authenticité.

« Les chefs de l’Etat islamique et ses soldats se sont rendus compte que pour obtenir la grâce de Dieu et la victoire, il faut faire preuve de patience et résister face aux infidèles quelles que soient leurs alliances », a affirmé le chef de l’EI.

On ignore la date d’enregistrement de ce discours diffusé par al-Fourqane, la « maison de production » de l’EI qui relaie les enregistrements et les vidéos de l’organisation jihadiste la plus redoutée du monde.

« Nous resterons (présents), nous ferons preuve de résistance et de patience (…) nous ne cèderons pas, bien que nous soyons tués, emprisonnés et malgré nos blessures », a clamé le chef de l’EI.

Il a appelé « les soldats du califat et les héros de l’islam » à poursuivre leur « jihad » (guerre sainte) et leurs attaques. « Déclenchez la guerre contre votre ennemi (…) partout ».

Le chef de l’EI les a même enjoints à « prendre pour cible les centre médiatiques des infidèles », sans plus de précisions.

Il a évoqué les défaites de son groupe, parlant du « sang versé à Mossoul, à Syrte, à Raqa, à Ramadi et à Hama ».

L’EI a perdu la ville libyenne de Syrte en décembre 2016, la ville irakienne de Ramadi en février 2016 et Mossoul, deuxième ville d’Irak en juillet 2017. En Syrie, les dernières poches jihadistes sont sur le point de tomber à Raqa, leur ex-capitale dans ce pays en guerre, et dans la province centrale de Hama.

Dans son message, Abou Bakr al-Baghdadi s’en est pris aux « nations infidèles et en premier lieu l’Amérique, la Russie et l’Iran » qui mènent avec leurs alliés sur le terrain des offensives séparées contre le groupe ultraradical, lui infligeant une série de revers en Syrie et en Irak .

« Ce qui importe ce n’est pas le nombre, les équipements et la force » des adversaires, a-t-il par ailleurs souligné à l’adresse de ses partisans.

pas d’apparition publique

La précédente manifestation d’Abou Bakr al-Baghdadi relayée par un média affilié à son groupe remonte à novembre 2016.

Il était alors sorti d’un an de silence pour exhorter, dans un enregistrement sonore, ses hommes à résister jusqu’au martyre à l’assaut des forces irakiennes lancé en octobre pour reprendre la ville de Mossoul.

Le 16 juin, la Russie avait dit avoir probablement tué Abou Bakr al-Baghdadi dans un raid fin mai de son aviation près de Raqa en Syrie. Elle avait ensuite souligné qu’elle continuait de vérifier s’il était bien mort.

Jeudi soir, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a dit à l’AFP n’avoir « aucune information » au sujet de l’enregistrement diffusé jeudi.

Le 1er septembre, un haut responsable militaire américain a affirmé que le chef de l’EI était sans doute encore en vie et se cachait probablement dans la vallée de l’Euphrate, dans l’est de la Syrie. C’est dans cette zone géographique que se déroule ce que Russes et Américains ont qualifié de dernière bataille contre l’EI.

Le chef de l’Etat islamique aurait quitté Mossoul début 2017, probablement pour la frontière irako-syrienne. Les Etats-Unis ont offert 25 millions de dollars pour sa capture.

Ses partisans l’appellent « le fantôme » tant ses apparitions sont rares.

C’est à Mossoul qu’il a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri, détruite en juin avec son minaret par l’EI.

En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait alors appelé tous les musulmans à lui prêter allégeance après avoir été désigné à la tête du califat proclamé par son groupe sur les territoires conquis en Irak et en Syrie voisine.  Aujourd’hui, son « califat », créé en 2014, vacille sous les offensives militaires, mais son groupe parvient à commettre des attentats sanglants à travers le monde


La dette publique de la France a augmenté de 22,0 milliards d’euros au deuxième trimestre pour atteindre 2.231,7 milliards fin juin, soit 99,2% du PIB, selon les statistiques publiées vendredi par l’Insee.

Le ratio de dette sur PIB a ainsi augmenté de 0,4 point par rapport au premier trimestre 2017.

La seule dette de l’Etat a augmenté de 31,0 milliards d’euros sur le deuxième trimestre pour s’élever à 1.790,4 milliards, précise l’Insee dans un communiqué.

Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (232,4 milliards fin juin, soit une baisse de 7,9 milliards, à la faveur principalement d’un désendettement de 6,9 milliards de la Cades), des administrations publiques locales (197,5 milliards, en retrait de 900 millions) et des organismes divers d’administration centrale (11,5 milliards, en baisse de 200 millions du fait de la Caisse nationale des autoroutes).

Dans le projet de loi de Finances initiale pour 2018 présenté mercredi en conseil des ministres, le gouvernement prévoit de stabiliser le ratio d’endettement public à 96,8% en 2018 comme en 2017. Il remonterait en revanche à 97,1% du PIB en 2019 avant de diminuer à 96,1% en 2020, 94,2% en 2021 et 91,4% en 2022.


Baisse surprise de la consommation des ménages en France en août. Selon les données de l’Insee, les dépenses en biens ont reculé de 0,3% le mois dernier après avoir progressé de 0,6% en juillet. Le marché tablait sur une hausse de 0,3%. La consommation de produits alimentaires est en nette baisse et les dépenses en énergie diminuent de nouveau. Sur un an, les dépenses augmentent de 1,2%, précise l’Insee.


UBS rabote sa prévision de croissance pour l’économie helvétique à 0,8% pour l’année en cours, contre 1,4% auparavant, à l’occasion de la publication d’un guide pour investisseurs. Les économistes de la banque aux trois clés évoquent un début d’année décevant, mais anticipent un accélération de la progression du produit intérieur brut (PIB) sur la seconde moitié de l’exercice, qui devrait se prolonger en 2018. La croissance devrait ainsi atteindre 1,8% l’an prochain, contre 1,6% pronostiqué jusqu’ici.

Les estimations d’inflation pour l’année en cours et la suivante ont aussi été retravaillées. Le renchérissement devrait s’élever à 0,5% (0,4%) en 2017 et à 0,6% (0,9%) en 2017.

La tendance au repli du taux de chômage demeure intacte, assure la banque.


[Bloomberg] Asian Stocks Round Out Strong Quarter With Caution: Markets Wrap

[Bloomberg] Chinese Money Is Still Leaking Into the World’s Housing Markets

[Bloomberg] Default Fears Make Some China Local Bonds Lemons of the Market

[WSJ] Treasury Secretary Steven Mnuchin: GOP Tax Plan Would More Than Offset Its Cost

[WSJ] Republican Tax Plan Quickly Hits First Hurdle

[FT] China’s party congress will show Xi’s supremacy

[FT] China’s central bank guides renminbi to 5-week low

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