Bourses: le meilleur des mondes, analyse

La hausse se poursuit sur les marchés financiers. Le marché phare mondial, le S&P 500 a gagné 0,68% cette semaine, soit 12,53% depuis le début de l’année. Nous sommes à nouveau sur un plus haut de tous les temps.

Une avance régulière, peu de volatilité

S&P 500

 

Si vous observez les volumes, vous notez une tendance à l’effrittement, ils ne se développent pas avec la hausse des cours.

S&P 500

Pour la big picture, évolution mensuelle depuis 2007. Depuis le 9 mars 2009 il n’y a pas eu de correction supérieure à 20%.

 

Graphique qui visualise les reculs 

S&P 500 MAs

La même chose en linéaire avec les moyennes mobiles

S&P 500 MAs

L’analyse technique telle que nous l’avons connue ne sert plus à rien pour au moins deux raisons:

  • 1)  les marchés sont pilotés par des gens qui connaissent aussi bien l’analyse technique que nous et donc ils la retournent contre nous: le marché est un enjeu, un combat, pas un constat.
  • 2) l’investissement passif a pris le dessus sur l’investissement actif et cela change tous les compotements. or l’analyse technique est une analyse de comportements.

Je maintiens que l’un des facteurs déclenchant la prochaine crise, dans un mois, dans un an,  dans deux  ans …sera la gestion passive. Les nouveaux produits prolifèrent.

Cyniquement les intermédiaires financiers mettent à la disposition des clients les produits qu’ils demandent comme ils l’ont fait lors des subprimes. On a créé 167 ETF l’an dernier, 24 rien que ce mois ci, en 15 jours.

Comme le fait remarquer Felder, la similitude avec ce qui s’est passé à la fin des années 20 est frappante, on avait connu le même phénomène avec les « investment trusts ».

Le vice de la  fabrication de ces produits de l’investissement passif, c’est la liquidité. Ils seront un jour invendables et eux même ne pourront rien vendre. Ces produits sont un symptome du mal qui emportera les marchés.

On est toujours puni par ou l’on pêche!

Or vous le savez, la liquidité c’est ce qui tient  l’ensemble du nouveau régime de la Valeur.

Comme vous l’avez constaté ma démarche ne consiste surtout pas à tenter de prévoir le TOP. je vous renvoie au papier récent dasn lequel je critique l’UBS qui s’essaie à ce jeu et tente de persuader ses clients que le marché baissier est certes devant nous, mais qu’il n’est pas pour demain.

Ma démarche consiste à :

-décrire ce qui est important

-analyser , donner un sens aux évènements et aux réactions des marchés

-montrer la continuité , surtout la continuité depuis la crise

-faire visualiser la valorisation avec de vrais critères, pas des critères bidons, commerciaux

-expliquer que si cela tient a ce niveau il y a des raisons , et identifier ces raisons

-resepecter les adversaires, c’est à dire les banquiers centraux car les marchés sont un champ de bataille

-être vigilant pour surveiller les paramètres essentiels, determinants

Et répéter inlassablement que deviner la hausse ou la baisse est sans intérêt dans une optique d’investissement à long terme. Répéter que pour le long terme il ne faut réaliser un investissement que lorsque et seulement lorsque les prix sont attrayants sur une base historique rationnelle, prouvée, testée.

Par conséquent il faut savoir considérer que le cash est une alternative très rentable tant que les valorisations ne sont pas attrayantes.

Actuellement les marchés sont à des niveaux records alors que se multiplient les avertissements des gourous sur les excès, et que les autorités nous jouent la comédie de vouloir retirer le bol de punch tout en ne le retirant pas.

Je soutiens que les marchés ont perdu toute capacité d’anticipation, ils ont été plongé dans le présentisme et le présentisme indique que nous sommes dans le meilleur des mondes.

Nous sommes dans le meilleur des mondes présent, mais les assets financiers sont des assets de long terme et les opérateurs et soi disant investisseurs achètent du long avec des motivations courtes. Il ya désajustement. Mismatch. Même chose pour le risque, ils achètent du risque tout en étant persuadés qu’il n’y en a pas, car les autorités sont là, avec le PUT.

Je soutiens que nous sommes dans le meilleur des mondes pour les Bourses: nous avons une embellie économique, mais et c’est le mais qui est important, les liquidtés sont toujours là, les taux sont à zero, les valeurs mobilières n’ont pas de concurrence tant que l’inflation ne vient pas.  L’entonnoir est toujours là, qui dirige les liquidités vers les marchés pour la recherche de rendement et de risque. L’unanimité des marchés n’est plus au rendez vous, c’est vrai il ya des divergences, les locomotives des Bourses sont moins nombreuses, mais il y a de la rotation, l’argent reste , il reste là.

En prime quelques propos de bon sens de Jim Rogers

SD: And investors do seem to be becoming more short-term, despite the fact that everything we know tells us that finding good people and backing them for the long-term is the most successful thing you can do. Investors seem to be becoming more and more influenced by very short-term records. And that’s one of the things that’s savaging the mutual fund industry right now. One of the things that I wanted to touch on is this ETF phenomena. I mean, it’s probably the equivalent of the Nifty Fifty of the day, which is buy everything in its weight, don’t do any research. Don’t take any views. Don’t even take a view on a manager let alone a stock, but just own a basket. And a lot of people feel great disquiet about this. I think your commodity index has a few ETFs on it, does it? So perhaps you’re not the guy to ask if you’re in the ETF industry.

 

JR: No, no, no, I certainly see what’s happening in ETFs. I mean I pay enough attention to know what’s going on. First of all, ETFs are very efficient, very easy, very simple. There’s no question about that.

 

Therein lies part of the problem, of course, with ETFs is that they are easy, simple, et cetera and that makes it easy for somebody to say oh, I want to buy Germany, buy the German ETF, and don’t even look to see what’s in the German ETF or whether it’s a good ETF to own. And maybe it should be a terrible ETF, but nobody looks anymore.

 

So there are excesses developing in the ETF business.

 

There’s no question about that. But don’t worry Steve, we’re going to have a bear market. And when we have the bear market, a lot of people are going to find that, oh my God, I own an ETF and they collapsed. It went down more than anything else. And the reason it will go down more than anything else is because that’s what everybody owns.

And it is this bear market that looms over the market that Rogers is most fearful of as the level of debt that has built across the globe makes a disaster inevitable…

 

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