Hausse des taux en Europe, on prépare le terrain… par les mensonges. Vous êtes prévenus.

Les banques de la zone euro sont bien préparées à une forte volatilité sur les taux d’intérêt, indique lundi la Banque centrale européenne (BCE) après avoir simulé différents scénarios allant d’un resserrement monétaire soudain à une paralysie du marché interbancaire comme celle qui avait suivi la faillite de Lehman Brothers en 2008. Traduisez « volatilité » veut dire « hausse des taux ». Tout comme « risque » appliqué à un particulier veut dire « perte ».

Ces résultats sont publiés au moment où la BCE s’apprête à commencer à réduire sa politique accommodante après des années de taux d’intérêt ultra-bas et d’achats massifs d’obligations.

La BCE a constaté que des taux d’intérêt plus élevés entraîneraient des revenus net d’intérêts plus importants pour la majorité des 111 banques soumises à ses tests de résistance au cours des trois prochaines années, mais en réduisant aussi la valeur de leurs fonds propres  et celle d es actifs portés au bialan. Par ailleur une hausse des taux affaiblit les débietrues et le pourcentage de créances doutesues augmente. Déja les banques euros ont plus de 1 trillion de créances douteuses  non reconnues à leur bilan. 

Les résultats des tests, entamés en février, seront intégrés à l’examen plus vaste effectué par la BCE auprès des banques, afin de déterminer la quantité de fonds propres que chaque établissement doit détenir. Nous vous rappelons que les tests de la BCE sont bidons, ils sont passés avec succès même par les banques les plus pourries. Ainsi la Banco Popular espagnole que l’on a fait racheter en catastrophe par la Banque Santander  avait passé les tests avec succès! 

« Si la demande de capital pour chaque banque pourrait être adaptée aux risques identifiés, la demande globale, elle, ne sera pas modifiée au regard de l’analyse faite sur la sensibilité aux taux d’intérêt, tout le reste étant égal », a déclaré l’institut d’émission.

Dans le cadre de ses tests, la BCE a modelé six hypothèses d’un choc de taux pour déterminer comment le revenu net d’intérêts et la valeur des fonds propres du portefeuille bancaire changeraient dans chaque situation.

Aucune banque européenne ne pourrait résister à un accès de vraie volatilité sur les marchés financiers, voila ce que l’on vous cache; les VaR, les Value at Risk exploseraient, les dérivés seraient grippés … les fausses assurances se révèleraient fausses comme en  1987 et en 2008 . Donc attendez vous à ce que les marchés financiers soient encore plus contrôlés qu’ils ne l’étaient avant.

La baisse maximum qui est tolérable c’est 8 à 10%, une chute de 15% est systémique.

Une mise en difficulté des hedge funds qui travaillent en « risk parity » sur une poussée de volatilité, pourrait produire des liquidations de plusieurs centraines de milliards. Sans compter l’incidence les positions vendeus short sur le VIX. Ce qui mettrait en difficulté de nombreux ETF …la manoeuvre est périlleuse  mais ce n’est pas au niveau des banques que cela se joue, mais au niveau de ce qui a remplacé les banques: les marchés. On vous prend pour des imbéciles. 

MAJ, En Prime

La Banque centrale européenne reste préoccupée par le stock de prêts à risque qui alourdit les bilans des banques de la zone euro, a déclaré lundi Yves Mersch, membre du directoire de la BCE.

La BCE a présenté la semaine dernière de nouvelles propositions imposant aux banques européennes d’augmenter leurs provisions sur leurs nouvelles créances douteuses.

L’Italie, dont les banques détiennent près de 30% de la montagne de 915 milliards d’euros de créances douteuses en zone euro, a mal accueilli ces nouvelles exigences de provisions et a demandé à la BCE de les assouplir à la suite d’une consultation publique qui doit se dérouler jusqu’au 8 décembre.

Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, a déclaré lundi au Luxembourg, juste avant une réunion de l’Eurogroupe, que Rome avait des « doutes » sur la façon de la BCE de vouloir gérer le problème des prêts à risque.

« Nous en discuterons dans les semaines à venir », a-t-il dit.

A partir du 1er janvier, les banques auraient deux ans maximum pour constituer des provisions couvrant 100% de leurs nouvelles créances douteuses non-garanties, puis sept ans pour couvrir la totalité de leurs prêts à risque garantis, a précisé la BCE. Ces mesures n’affecteront pas les créances douteuses figurant déjà dans les bilans des banques.

« Comme nous avons déjà trouvé une solution pour les prêts non performants à venir, nous restons préoccupés par les stocks existants », a dit Yves Mersch lors d’une conférence, en réponse à des questions sur ces propositions et la réaction de Rome.

« S’il y a des règles en Europe, on ne peut pas toujours mettre en avant les exceptions culturelles, surtout si ces exceptions culturelles sont (…) faites maison », a-t-il ajouté.

« QUELQUES DÉCEPTIONS » SUR L’INFLATION

Il a souligné que ces règles ne visaient pas un pays en particulier, tout en notant que les prêts à risque posaient plus de problèmes à certains pays pour des raisons purement locales.

La longueur des procédures de recouvrement en Italie désavantage les banques italiennes, les nouvelles mesures proposées prévoyant de constituer des réserves de trésorerie à intervalles réguliers pour couvrir les prêts à risque.

« Les lois sur les faillites restent une compétence nationale et la réforme judiciaire est une compétence nationale. Donc pour accélérer l’union bancaire européenne (…) chaque pays doit mettre de l’ordre dans sa propre maison. »

Il a aussi rejeté les critiques de responsables italiens selon lesquelles ces nouvelles règles freineraient le crédit.

« Notre intention n’est pas de réduire la capacité de crédit mais d’avoir un système bancaire sain. »

A la question de savoir si la BCE fournirait ce mois-ci des indications fermes sur le calendrier du démantèlement de son programme de rachats d’actifs, il a dit: « Même s’il est vrai que les perspectives (économiques) se sont considérablement améliorées, globalement, géographiquement et dans tous les secteurs, il est également vrai que nous avons eu quelques déceptions sur l’évolution des pressions inflationnistes. »

Il a noté que la BCE devait encore prendre en compte les dernières statistiques dans ses calculs avant de se décider.

Yves Mersch est considéré comme un « faucon », plus proche de la position allemande en faveur d’un démantèlement rapide du programme de rachat d’actifs, mais ses propos de lundi vont dans le sens de l’approche adoptée par le président de la BCE, Mario Draghi, qui privilégie « patience et persévérance ».

Les marchés s’attendent à l’annonce d’une réduction d’un tiers du programme de rachats d’actifs lors de la réunion de la BCE, le 26 octobre, accompagnée d’une prolongation de ce programme d’assouplissement quantitatif de six ou neuf mois.

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