Les dépêches mercredi matin, emploi en France

Malgré une très forte baisse en septembre, le chômage connaît, selon les chiffres de Pôle emploi, une tendance à la stabilité depuis le début de l’année.

Le nombre de chômeurs inscrits sur les listes de Pôle emploi a connu en septembre sa plus forte baisse depuis début 2001 (-1,8%) pour s’établir à 3,48 millions de personnes en métropole et 3,73 millions dans la France entière, a annoncé mardi le ministère du Travail. Cette éclaircie fait plus que compenser les deux hausses consécutives enregistrées en juillet et août.

Ces fluctuations sont pourtant trompeuses.

Les très bons chiffres de septembre cachent, en réalité, une relative stabilité de l’indicateur depuis le début de l’année. Le service public de l’emploi comptabilisait, fin septembre en métropole, à peu près autant de chômeurs que fin 2016 (+0,2%) et qu’à la mi-2017 (-0,2%).

Pour contourner la forte volatilité des statistiques de Pôle emploi, qui jouent au yo-yo depuis le début de l’année, le ministère du Travail recommande de « toujours privilégier les évolutions en tendance plutôt qu’au mois le mois ». L’indicateur peut en effet être affecté par des aléas administratifs, par exemple des personnes désinscrites, non pas parce qu’elles ne sont plus chômeuses mais parce qu’elles ont oublié d’actualiser leur situation auprès de Pôle emploi, et qui se réinscrivent le mois suivant.

« Sur le trimestre (…) oui on a des signaux encourageants et positifs sur la reprise économique, sur la création d’emplois et la baisse du chômage », a répondu sur LCI la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui « ne souhaite pas commenter les chiffres mois par mois » préférant attendre des chiffres trimestriels « plus robustes », prévus début décembre, notamment « pour se comparer au niveau européen ».

De fait, les statistiques de Pôle emploi sont en décalage avec les autres indicateurs du marché de l’emploi (embauches, créations d’emplois, taux de chômage), tous en amélioration, dans le sillage d’une croissance attendue en 2017 à 1,8% par l’Insee.

« Si toutes les mesures structurelles qu’on est en train de prendre font leur plein effet, ce que nous pensons, il est raisonnable d’envisager un chômage qui baisse à 7% », a ajouté la ministre en référence à la promesse d’Emmanuel Macron.

– Le Medef : ‘accélérer la réforme’ –

Pour Force ouvrière, la reprise de l’activité économique n’est « pas nécessairement synonyme de création d’emplois de qualité ». Le syndicat déplore notamment le « +coup de rabot+ drastique » sur les contrats aidés.

La CGT, quant à elle, met en avant une hausse du nombre de demandeurs d’emploi exerçant une activité (+1,6% en septembre) et déplore « la montée permanente de la précarisation de l’emploi ».

La publication des chiffres de Pôle emploi intervient ce mois-ci en plein débat sur l’avenir de l’assurance chômage, qui suscite, parmi les futures réformes sociales du gouvernement, le plus de craintes parmi les partenaires sociaux.

L’ambition de l’exécutif est de rendre le régime « universel », en l’ouvrant aux indépendants en perte d’activité et aux démissionnaires.

Mais dans un contexte où le chômage reste à un niveau élevé et où la dette de l’assurance chômage dépasse 30 milliards d’euros, la principale inquiétude des syndicats concerne le niveau d’indemnisation des chômeurs. Ils craignent qu’en l’absence de moyens supplémentaires, l’arrivée de nouveaux bénéficiaires n’aboutisse à une baisse des droits. Mais selon Jean-Claude Mailly (FO), M. Macron et son Premier ministre Edouard Philippe lui ont assuré que le niveau des allocations ne baisserait pas.

Pour le Medef, le chiffres de Pôle emploi doivent inciter à « accélérer la réforme ». L’organisation estime que « l’absence de contrôle est une des faiblesses fortes de notre système d’assurance chômage » et appelle à davantage « inciter celles qui le peuvent à reprendre rapidement un emploi ». Son président Pierre Gattaz, a récemment plaidé pour un « contrôle journalier » des demandeurs d’emplois, suscitant un tollé.

La réforme de l’assurance chômage doit donner lieu à un projet de loi, qui sera transmis au printemps au Parlement en vue d’une adoption à l’été.


Le moment de vérité pour le marché obligataire. Nous ne croyons pas  à ce genre de baliverne, mais l’opinion de Gundlach mérite d’être rapportée ici.

DoubleLine Capital’s Jeffery Gundlach tweeted that the “moment of truth” has come for the U.S. bond bull market. With the yield on 10-year Treasuries trading above the 2.4 percent level that has acted as a high-water mark since May, there is a chance that the bears’ time may finally have come.


[Bloomberg] Stocks in Asia Stall; Aussie at Three-Month Low: Markets Wrap

[Bloomberg] China Unveils New Leaders With No Clear Xi Successor in Sight

[Bloomberg] World’s Best Carry Trades Lose Appeal as Interest Rates in Focus

[CNBC] China has grand ambitions to dethrone the dollar. It may make a powerful move this year

[Reuters] BOJ sees less to fret about low inflation, policy on hold

[NYT] Trump’s Fed Finalists Offer a Clear Choice: Status Quo or Significant Change

[FT] European Central Bank divided over wisdom of declaring end to QE

[FT] Why credit is the Hotel California of markets

[FT] Record flows for exchange traded funds that track bond markets

[FT] Rates normality still a distant prospect

[FT] Chinese investment banks face new headwinds

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