Immigration, j’ai honte, je suis en colère, je méprise ceux qui ….

Comprenez bien ma position et j’y insiste: je ne suis, ni contre l’immigration, ni contre le cosmopolitisme. Absolument pas.
En revanche, je suis scandalisé par plusieurs choses:
-le fait que ce soit une volonté politique centralisée aux Nations Unies et que ceci soit clairement lié à l’importation de personnes afin de compenser la dénatalité, ce qui est écrit en toutes lettres dans les textes émanant de cette organisation non élue et élitiste. Les immigrés ne sont absolument pas considérés comme des personnes; nous sommes très loin de l’humanisme ou même de la charité. Les immigrés sont tout simplement des moyens, quelle honte, de traiter un problème économique. Il y a un lien direct entre la volonté de repeuplement et les impératifs économiques que les marchands du Temple mettent en avant;
-le fait que les incapables qui nous gouvernent ne parviennent pas à organiser l’immigration et l’accueil de façon décent. Tout est raté. Il suffit de se promener dans les villes et dans les bourgs, sans préjugé, pour constater les défaillances organisationnelles. L’accueil des gens n’est pas l’accueil des chiens, ce n’est pas la SPA, il faut leur donner bien plus qu’un petit pécule et un toit collectif, il faut leur donner la possibilité, après une période de transition, de mener une vie digne. Seule cette vie digne permet d’en faire des interlocuteurs, des voisins, des partenaires, et donc de les intégrer.

Quand je me promène dans une ville ou dans un bourg, les regards que je croise lorsque je rencontre des groupes d’hommes errants sont, soit des regards de haine, soit des regards de désespoir. Il n’est même pas possible d’établir un contact tant le mur de la haine ou du désespoir est élevé. Tout sonne faux. Tout sonne bidon.

C’est dégradant. J’ai honte quand je vois que nous faisons venir des gens ou que nous les acceptons, mais que nous ne sommes pas capables de les traiter dignement. Je me sens sali, dévalorisé, je m’interroge sur ce que je ressens. J’en arrive à me demander moi-même si, moi-même je suis quelqu’un de bien.

L’économie et l’économisme ne sont pas tout. A côté de l’économie, il y a l’éthique. Il y a la morale. Il y a la culture; il y a l’humanisme en général. Le traitement gouvernemental du problème social de l’immigration devrait faire rougir jusqu’au plus haut niveau. Comment peuvent-ils nous diaboliser, nous mépriser, nous salir, nous couvrir d’anathèmes; bref comment osent-ils nous « nazifier » parce que nous ressentons un malaise et que nous l’exprimons alors que leur incompétence, leur incapacité et leur égoïsme sont les causes mêmes de notre malaise.

Nom de nom, leur vient-il à l’idée même que nous ne demanderions pas mieux de nous enrichir dans l’accueil de personnes qui auraient quelque chose à nous apporter, plutôt que de ressentir quelque chose de négatif qui nous pousse à les refuser. Le problème de l’immigration, le problème de l’envahissement, ce sont eux, les élites, les gouvernements, les « ponctionnaires », les marchands du Temple, qui le créent. Mais, non seulement ils créent le problème de l’immigration, mais ils créent le malaise qui envahit nos sociétés et qui, peu à peu, la disloque.

On ne peut demander aux Français d’être tous des saints, certains ont des réactions positives, certains ont des réactions neutres, certains ont des réactions de rejet, mais, dans tous les cas, l’important ne se situe pas dans les réactions individuelles; il se situe dans la défaillance de l’action collective, c’est à dire dans la défaillance des chefs, donneurs de leçons, et des responsables profiteurs.
-le fait que personne n’ose dire qu’il y a un effet d’éviction qui, peu à peu, devient déterminant est très grave. Cela rentre au plus profond des consciences des gens. Vous ne pouvez pas parler de la question de l’accueil des immigrés sans qu’immédiatement surgisse la question: mais pourquoi ne donne-t-on pas la priorité à nos propres pauvres, à nos désespérés?

Ce n’est pas être égoïste, vil ou mesquin, que de constater la multiplication des individus et des familles en détresse. L’amertume est grande, non seulement chez ces gens, mais chez ceux qui les croisent ou les côtoient. C’est un gigantesque pourquoi. Pourquoi ne pas d’abord avoir une action de proximité, une action de voisinage, bref une action humanitaire à l’égard de ceux qui nous sont les plus proches. Nous sommes absolument incapables, non seulement de leur offrir un présent, mais de leur donner un avenir. Nous les laissons s’enfoncer dans le désespoir.

Le sentiment d’injustice que cela crée est immense et, de l’injustice au ressentiment, il n’y a pas très loin. Je n’ai aucune honte de le dire. Je ne supporte pas ce spectacle de personnes qui nous sont proches avec qui nous avons des choses en commun, de personnes dont nous savons qu’ils pourraient être comme vous et moi, et qui, faute d’une main tendue, ne bénéficient d’aucune aide pour remonter la pente. L’effet d’éviction est polluant.
Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire sur ce choix politique, économique et quasi commercial de l’importation d’immigrés. Comprenez bien que, dans l’esprit des élites, ce que l’on importe, ce sont des capacités à consommer, des bras, des ventres, on ne se pose pas la question de savoir si ces agents économiques ou démographiques ont un esprit, une âme. De la même manière, on ne se pose pas la question de ce que ressentent ceux que l’on force à les accueillir tout en ayant du même coup la possibilité d’un vrai accueil humain et chaleureux.

Ceci est une réponse aux lecteurs Lisa et Bernard

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7 réflexions sur “Immigration, j’ai honte, je suis en colère, je méprise ceux qui ….

  1. Je sais ce que vous ressentez. je le sais dans le désespoir du migrant nigérian qui fait la manche à la gare de Bordighera les jours de marché, mais comme je lui ai dit un jour, pourquoi être venu nous n’avons rien à vous offrir ? Nous avons nos propres chômeurs, nos propres pauvres rien à distribuer aux étrangers dans ces conditions ? Il me dit qu’il était mieux chez lui à vendre au marché mais que la situation est trop risqué chez lui, est il sincère? ment il, ? Je ne sais pas, celui ci parle français parce qu’il a travaillé au Sénégal avant de traverser la méditerranée. Il dit que maintenant il ne peut pas retourner. Parmi les africains il y a ceux qui sont déjà des fashions victimes, il faut voir. Il y a tous les autres . Ils sont nombreux à faire le chemin entre Vintimille et Menton à pied, ils viennent du centre de la croix rouge sur les bords de la Roya, ils vont et reviennent par petits groupes. La frontière commence à être bien mieux surveillé, mais bon par les montagnes c’est un boulevard d’entrer en France osons l’écrire. Des centaines de jeunes hommes j’en ai vu et revu au moins des milliers depuis 2011 avec les premiers, les tunisiens. J’ai vu des érythéens entrer le soir par groupe d’une bonne dizaine longeant la plage à la queue le le, le pas de course léger du félin qui ne cherche surtout pas à attirer l’attention tout entier à sa direction. Seulement voilà, si le frère de ma grand mère maternelle a fait comme eux dans les années 20 en passant par la montagne parce qu’il était italien et frioulan, d’une région où le travail manquait, il était d’une même culture et il arrivait dans un pays qui offrait du travail. Ce ne sont pas les aides sociales qui attendaient ces migrants là, et ils eurent des années très dures mais ils en sont sorti. Ma grand mère des années plus tard recevait dans sa boutique du courrier pour des immigrés algériens ou autres madame x Nice France à Menton, c’était ceux de la première génération qui n’ont rien de commun avec notre troisième génération revancharde d’une colonisation qu’elle n’a pas connu et qui ne sait rien ni de la régence d’Alger ni même n’imagine un seul instant que le petit français de 5 ans qui poussait les wagons dans les mines de charbons au 19ème n’a pas été traité mieux par la haute bourgeoisie, que lui aussi il fut un colonisé à sa manière et qu’il est mal venu d’en vouloir à un peuple pour les abus de son élite.
    Je ne sais pas où ils veulent en venir avec les africains, ce ne sont pas des chinois, le subprime à base de Mexicain a mal finit en 2008, relancer le crédit avec des africains ??? un ponzi à base d’africains pour alimenter la machine à fric ?
    Mais vous avez raison le pire c’est que nous vivons des moments où l’homme n’est réduit qu’à n’être un homo économicus, Pourquoi ??? Pourquoi après tant de millénaire sommes nous si peu évolués que tout ce que nous pouvons imaginer comme société tourne autour « de faire acheter à des gens qui n’ont pas d’argent des choses dont ils n’ont pas besoin « ? oubliant l’essentiel : je pense donc je suis.

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  2. Je lis votre texte et la réponse de Lisa, fort sensés.

    Vous n’êtes pas contre l’immigration en général, ou pas contre celle d’aujourd’hui?
    Parce que d’ores et déjà il n’y a plus de travail pour les français, on licencie tous les
    jours, et massivement, les média ne peuvent plus le cacher. La politique des
    « emplois aidés », qui est une sorte de main tendue, est elle-même remise en cause.
    Dans un pays qui s’appauvrit avec un Etat en faillite, où est la solution?
    Les immigrés comme les natifs, tout le monde est traité comme un chien,
    c’est de la « casse sociale » à grande échelle, économique, culturelle…

    Je retrouvais il y a peu un extrait de votre plume de mars 2016:
    « Il faut passer des oppositions ponctuelles, spontanées, désordonnées, à une organisation systématique (…), déterminée, avec des objectifs de lutte frontale contre cette décivilisation. »

    On ne saurait mieux dire. A partir d’un certain moment, aider vraiment son voisin requiert que soit instaurée une situation qui lui permette ensuite de marcher tout seul. Pour cela il faut plus que des coups de main, il faut du courage.

    Lisa conclut trop laconiquement; « l’essentiel : je pense donc je suis. »
    Je conclurai plus férocement: « Vous rêviez? J’en suis fort aise. Eh bien pensez
    maintenant. » , à l’endroit de ceux, dont je fais encore partie, qui gesticulent plus qu’ils n’agissent, parce que penser véritablement implique toute la personne, sa responsabilité, et pas seulement quelques neurones à l’heure du café.

    Sinon on reste dans la tasse, ou comme vous dites « dans la bouteille ».

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    1. Penser c’est peut être commencer à expliquer Pierre, mais encore faut il que nous trouvions des mots simples des concepts rapides des idées faciles sinon ce n’est pas la peine de commencer. J’écoutais le discours de Mélenchon à Clermont ferrand. Si Mélenchon ne parle jamais de manque de profit dans le système ce n’est pas parce qu’il n’a pas compris à mon avis la situation mais par facilité, c’est tellement plus simple de jouer les tribuns avec des concepts des idées de grand soir communiste amélioré connu et archi connu que d’expliquer la réalité.  » Le marxisme est l’ensemble des contresens faits sur Marx » a écrit Michel Henry, seulement voilà il n’y a que ce contresens qui est facile à comprendre par la majorité des gens. Cela fait seulement plus de 100 ans qu’on le leur ressert comme antidote au capitalisme. Mélenchon est de plus le seul qui a vraiment un talent oratoire, il ne dit pas que des choses fausses loin de là mais c’est l’ensemble qui est faux. Mélenchon est hélas une voie de garage, l’opposant épouvantail du système son meilleur ennemi qui lui permet de durer. Le courage c’est la troisième voie mais il n’y a à cette heure personne, pas un seul politique compétent dans cette direction et quand bien même il existerait, seul il ne pourrait rien, même le Messie n’a pas réussi, c’est un sacré signe de croix !!! Que dis je un chemin de croix la troisème voie… J’ai trouvé par hasard en septembre dans le sauvetage de tas de vieux livres qui partaient à la poubelle sans personne pour les sauver, un exemplaire de Mein Kampf l’édition française de 1933, et j’ai commencé à lire ce livre maudit soit disant écrit par un fou. Je ne pense pas que Hitler fut un fou, un homme avide de pouvoir certainement mais un fou, non pas plus que les autres hommes parvenus au pouvoir de l’histoire. J’ai retenu une chose de la lecture : si on veut changer les choses comme le dit Monsieur Bertez , on ne peut le faire qu’avec l’aide de la masse, qu’avec le nombre, ce n’est ni plus ni moins que ce que dit Hitler quand il parle des deux partis qui ont échoué en Autriche Hongrie. Le pire de tout c’est que je crois que Hitler est devenu antisémite non pas par conviction mais par facilité. C’est malheureux à écrire ici, mais quoi de plus simple pour faire bouger les masses et prendre le pouvoir que bon vieux bouc émissaire de l’antisémitisme. D’ailleurs pourquoi est il donc aussi présent chez les musulmans cet antisémitisme et particulièrement chez les islamistes si ce n’est dans un but fédérateur contre un ami désigné tout trouvé. J’ai fait cette parenthèse, pour exprimer ici la difficulté de troisième voie à cause du temps de cerveau disponible dans la nature humaine pour entendre écouter et chercher à comprendre. Le bouc émissaire l’antisémitisme ce fut malheureusement simple à accepter par la masse pour bouger, si nous voulons faire bouger les masses il nous faut trouver quelque chose d’aussi simple à leur désigner comme coupable car expliquer la complexité de l’espace temps où nous vivons, non seulement nous ne maîtrisons pas tout ni ne savons pas tout mais en même temps personne ne perdrait son temps à nous écouter quand bien même nous œuvrions pour le bien commun. Si nous voulons changer ce qui se passe, il nous faut trouver l’essence, la simplicité pour dire et faire bouger les masses sans pour autant les effrayer car elles n’ont pas encore le dos au mur, elles peuvent très bien reculer encore par paresse, par lachêté, par déni, pour ne pas vouloir savoir à la manière de l’autruche. Il nous faut inventer un populisme neuf.

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      1. Que sont un « concept rapide », une « idée facile », voila une autre question.

        Pas d’opposition crédible? Mélanchon y veille scrupuleusement, moins fringant
        après sa défaite.
        La troisième voie est évoquée quand il n’y a pas (encore) le feu au lac.
        Quand il arrive, c’est la seule!
        Nous ne devons pas entrer dans la voie malsaine du bouc émissaire, solution
        qui au demeurant laisse intacts les problèmes qu’on croit résoudre, jusqu’au
        prochain coup.

        Nous avons effectivement « le dos au mur », mais toute l’habileté des zélites
        consiste à faire croire que non, que tout est sous contrôle, tant qu’il n’y a
        pas d’effondrement brutal impossible à cacher.
        Le Net encore à peu près libre est un bon moyen d’information différenciée,
        mais il isole autant qu’il informe. N’appartient-il pas aux plus avisés d’afficher
        sur la place publique leurs constats, car c’est là que les idées deviennent
        visibles concrètement. Si les débats s’échauffent, ils avancent, les pouvoirs
        sont pris à partie.
        Comme leurs victimes et leurs dégâts s’accumulent, ils sont de moins en
        moins légitimes.
        (Seule est légitime inconditionnellement l’essence de l’existence, dont
        quelques uns ont bien parlé. Le Messie n’est pas venu pour « réussir » au sens
        moderne, il a tout laissé à César, au diable et à son train.
        On devrait l’écouter un peu, lui et quelques autres, avant l’auto-destruction).

        Les termes de « populisme », de « masses », apparaissent obsolètes. Il faut
        quelque chose de complètement nouveau en politique, comme un groupe
        de personnes déjà connues (évidemment non issues du marécage politicien),
        d’horizons divers, décidées à stopper la dégringolade nationale et à
        restaurer la liberté toujours plus menacée sous l’occupation non plus
        d’une violence militaire de style nazi, mais d’un système de dissolution
        éducative, économique, culturelle, sans limite.
        Les « personnes supposées savoir » ont maintenant le devoir de se réunir autour
        d’une table, et non derrière des écrans, pour susciter et soutenir le combat
        contre l’extinction.

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  3. Bertez … ça ne va pas
    Bruno … ça ne va plus
    «  » »MONSIEUR BERTEZ » » » est ce qu’il convient ici !

    Merci Bruno d’avoir été un instant notre plus belle plume ambassadrice !

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  4. Plus va plus on est désillusionné par le genre humain… Franchement, avec ne serait-ce qu’un peu plus d’empathie et moins d’égoïsme la vie serait nettement plus belle et harmonieuse pour tous.

    Seulement ce n’est pas notre vocation.

    L’humain = exploitation. Et moins il y a empathie mieux on exploite.
    D’ailleurs exploiter ses propres enfants est même légitime dans certaines cultures (mariages forcés, prostitution, esclavage…), cela a toujours été et sera toujours, alors… je l’avoue, après avoir ressenti de la révolte, de l’empathie, parfois je me dis qu’il n’a que ce qu’il mérite ce foutu exploiteur (quoique je ne me ferai jamais au sadisme inhérent à notre espèce surtout vis à vis des gosses). L’homme n’est il pas un loup pour l’homme ? N’est-il pas fait ainsi ?

    Nous sommes une espèce déviée dévoyée psychopathe avec un penchant social pour le sadisme qui trouve son excuse sous le doux nom de ‘tradition’ … Quel beau mot que celui qui excuse toutes les tortures.
    Même si, de temps en temps, une bouffée d’espoir m’envahit quand, par exemple, de jeunes hommes Masais militent pour arrêter l’excision des filles.

    Tant que les cultures n’integreront pas plus de philosophie et de penseurs de toutes nationalités dans l’enseignement, et que la corruption restera en haut du pavé parmi les élites qui feront tout pour garder leur main mise, l’Exploitation restera la base de la société humaine quelqu’elle soit.

    Alors toute cette immigration de misère où l’on peut se demander ‘pourquoi ?’, et bien ce n’est qu’une exploitation supplémentaire de notre espèce que les passeurs actuels et quelques élites y trouvant profit doivent bénir en se foutant bien des conséquences, car pour cela, il faut cette empathie qui bien souvent manque à notre espèce dévoyée.

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  5. Mais non: Micron a trouvé LE problème: Notre société est malade du sexisme ! OUF !
    Et moi qui croyais qu’elle était malade d’une classe politicarde corrompue et nulle, de la banksterisation, de l’invasion incontrôlée, de l’UE fascisante.
    Avant les français étaient des veaux, maintenant c’est un mélange de veaux, de chèvres, de zébus, de chameaux…A ce rythme, même les allemands ne voudront plus venir passer leurs vacances à France Park (sauf les turcs).

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