L’année va débuter explicitement sous le signe de la dette américaine. On va discuter de son plafond.
La dette est ce qui gouverne réellement nos systèmes politiques, sociaux, financiers et monétaires, mais on n’en parle pas.
Ce qui est important doit demeurer caché, non-su, surtout loin de la lumière de l’intelligence. Tout système ne survit que de l’ignorance profonde de ses règles organiques. Bref un système ne survit que de sa Nécessité cachée.
La dette est le sous- bassement de la monnaie, c’est dire des échanges; c’est à dire de l’activité économique. La dette c’est, avec les actions qui sont une dette variable, la contrepartie des épargnes, c’est une promesse des uns et un droit, une « claim » des autres. La dette c’est avec les droits qui y sont attachés et le pouvoir ainsi conféré, un ordre social. L’ordre klepto/plouto.
La dette comble les déficits c’est à dire qu’elle règle la différence entre la répartition , les dépenses sociales et régaliennes et la capacité des états à taxer.
La dette c’est ce qui enchaîne, asservit les uns , les pays, les sociétés, les citoyens et ce qui donne aux autres leur pouvoir.
La dette c’est ce qui permet à ceux qui peuvent en produire et obtenir du crédit sans limite de s’enrichir et de creuser les inégalités; ce qui leur donne la capture des gouvernements.
La dette c’est ce qui permet d’inflater les bourses, de les faire léviter, de créer des effets fausse richesse.
La dette c’est ce qui permet de faire tenir, rouler la bicyclette du monde alors qu’elle est déséquilibrée et permet de refuser d’en tirer les conséquences, c’est à dire de changer.
Mais la dette est dialectique, elle oblige au changement au fur et à mesure que son poids devient plus lourd.
Mais la dette est un mensonge qui produit son heure de Vérité.

La dette,c’est consommer avec de l’argent qu’on n’a pas.Bonne année Bruno,au plaisir de vous lire,merci pour vos textes
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