A lire: Les actions rapportent moins que les obligations, quel est le plus risqué?

Le rendement des  actions est devenu nettement inférieur à celui des bonds.  Nous ne trouvons pas cela anormal dans la situation actuelle, au contraire. Toutes les valorisations financières sont dépendantes du niveau des taux longs; tout a le même sous jacent: la politique monétaire non conventionnelle.

Par ailleurs une hausse des taux longs provoquée par un passage de l’inflation au dessus des 2% serait directement défavorable aux bonds, mais dans un premier temps moins défavorable aux actions. En raison d’une amélioration du pricing power des entreprises. Nous précisons bien « dans un premier temps ». En effet dans un second temps, tout chutera, y compris l’immobilier de rendement car il est sensible aux taux par le leverage. 

Le risque de Gap Up :

Si  les taux longs devaient monter brutalement, ce que l’on appelle faire un « gap up », alors le marché obligataire tanguerait fortement, car la liquidité y est déplorable depuis la réforme Volcker. Par ailleurs le leverage sur les bonds est considérable contrairement à ce que prétend Yellen, un multiple de 5 fois est considéré comme très conservateur. La baisse des taux a par ailleurs mathématiquement fortement renforcé la sensibilité du prix des obligataions à la hausse des taux. Il y aurait à notre avis des sinistres.

Le marché obligataire deviendrait très risqué tandis que le marché des actions, tout en étant affecté résisterait certainement mieux.

Nous re-précisons, ceci dans un premier temps, car dans un second temps, ce serait la Grande Aventure pour toutes les classes d’actifs et pour tout le monde.

Tout est interconnecté, par différentes relations plus ou moins opaques: ainsi un « gap up » sur les fonds d’état japonais ou un choc sur le dollar/yen pourrait avoir des conséquences que personne n’imagine. 

Notre idée est donc que , à ce stade, l’anomalie n’est est pas une  car nous sommes dans une situation … totalement anormale!

Par ailleurs sur les actions pour apprécier le rendement, si on ose dire réel, il faut intégrer le rendement des buy back, le buy back yield.

Le buy back yield est pourcentage de titres rachetés par la firme au cours des 12 derniers mois divisé par la capitalisation boursière.

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