France: le déficit budgétaire résiste

Le déficit du budget de l’Etat français s’est établi à 67,8 milliards d’euros en 2017, soit une modeste amélioration de 1,3 milliard par rapport à 2016. Le résultat n’est guère encourageant quand on sait que la croissance a été supérieure de 0,4% à celle qui était prévue.

Les rentrées fiscales ont dépassé la dernière prévision du gouvernement du fait d’une accélération en fin d’année, qu’il s’agisse des recettes de TVA (en amélioration d’un milliard d’euros) ou de l’impôt sur les sociétés (en amélioration d’environ 2,5 milliards, hors contribution exceptionnelle).

Le chiffre final de déficit est inférieur à la prévision initiale de 69,3 milliards d’euros fixée par la précédente majorité.  Quand on sait que l’activité a été bien plus dynamique que prévu et qu’elle  a dopé les recettes fiscales, il y a lieu de se poser des questions. Que se passera-t-il lorsque le cycle économique va s’inverser?

Le déficit public, dont le déficit de l’Etat est la principale composante, comprend aussi les soldes des comptes des administrations de sécurité sociale et des collectivités locales. Il sera connu fin mars.

« Ce premier effort de redressement des comptes publics sera poursuivi conformément à la loi de finances pour 2018 et à la loi de programmation des finances publiques adoptées en fin d’année », déclare le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, cité dans ce communiqué.

L’an dernier, l’objectif de dépenses des ministères a été « strictement tenu », à 237,5 milliards d’euros, précise le ministère.

Les rentrées liées à l’impôt sur le revenu ont été globalement en ligne avec les attentes, souligne-t-on à Bercy.

« Ce résultat (de réduction du déficit budgétaire) a été obtenu non seulement parce que la dépense a été tenue mais aussi parce que l’intégralité du surcroît de recettes a été consacrée à la réduction du déficit », précise-t-on de même source.

La contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises mise en place dans la première loi de finances rectificative (LFR) afin de compenser la moitié des coûts liés à l’invalidation de la taxe sur les dividendes « a été exécuté(e) dans des conditions très proches de ce qui avait été prévu », est-il précisé dans le communiqué diffusé par le ministère.

Ce dispositif a généré un rendement de 4,9 milliards d’euros, permettant de compenser une part importante des remboursements dus aux entreprises qui se sont finalement élevés à près de 5,3 milliards d’euros.

La prévision de déficit budgétaire, fixée à 69,3 milliards d’euros dans la loi de finances initiale votée sous la présidence de François Hollande, avait été relevée à plusieurs reprises par le gouvernement actuel, qui avait mis en avant les dépenses non budgétées héritées du précédent exécutif.

 

 

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