L’Allemagne a dégagé l’excédent courant le plus élevé au monde, vous avez dit divergence?

L’Allemagne a dégagé l’excédent courant le plus élevé au monde l’année dernière, selon une étude publiée mardi par l’institut économique Ifo.

L’excédent courant allemand est ressorti à 287 milliards de dollars en 2017 (235 milliards d’euros), le plus élevé au monde pour la deuxième année consécutive, devant celui du Japon (203 milliards de dollars), selon l’Ifo.

La France on le sait reste un sérial déficitaire de 20 à 30 milliards  pour de multiples raisons: mauvaise spécialisation économique, absence de compétitivité, excès de consommation, mauvais réglage de la demande interne,   insuffisance d’investissements, charges improductives de l’état excessives, euro trop élevé  etc.

On peut à bon droit s’interroger sur la validité d’un attelage renforcé entre la France et l’Allemagne compte tenu de la disparité des situations économiques. En tout cas c’est ce que font certains économistes allemands. Comment gérer pareil attelage alors que les moteurs sont aussi divergents voire antagoniques. Les revendications et suppliques pour un réglage plus laxiste du système allemand ne sont pas une réponse, Merkel et Schauble ne cessent de le faire remarquer.   L’Allemagne ne se suicidera pas .

La Chine a reculé d’un cran dans ce palmarès avec un excédent de 135 milliards de dollars, moins de la moitié de celui de l’Allemagne.

Le président américain Donald Trump a publiquement accusé Berlin de ne pas faire assez pour réduire ses excédents vis-à-vis des Etats-Unis, pointant les « très mauvaises » politiques commerciales de l’Allemagne. On peut sourire lorsqu’on sait que le Président américain vient de faire l’erreur de stimuler la demande interne par la réforme fiscale, réforme qui mécaniquement va se traduire par un besoin  d’épargne étrangère donc symétriquement par un accroissement du déficit courant. Ah l’ignorance!

La chancelière allemande, Angela Merkel, a répliqué en soulignant que la demande privée était devenue le principal moteur de la croissance allemande.

Elle a aussi expliqué que les excédents allemands étaient principalement le résultat de l’interaction entre l’offre et la demande sur les marchés internationaux et que Berlin n’avait qu’une influence limitée sur des facteurs importants comme le taux de change de l’euro ou les prix de l’énergie.

Rapporté au produit intéreur brut, l’excédent allemand ressort  à 7,8% contre 8,3%.

« Les échanges de biens sont le principal facteur de l’excédent allemand », a précisé Christian Grimme, économiste à l’Ifo. « Leur principal moteur a été la demande élevée en provenance de l’Union européenne et des Etats-Unis. »

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