Je hais l’espoir , ce sale espoir qui produit la résignation chez la plupart, mais pour le reste j’apprécie ce texte de Jean Paul Galibert. 

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Je hais l’espoir, ce sale espoir qui produit la résignation chez la plupart, mais pour le reste j’apprécie ce texte de Jean Paul Galibert. 

Je cite un passage car  il retenu toute mon attention et oriente mes réflexions.

« Certes, n’avoir pas de place dans les récits en vigueur, cela peut sans doute pousser au suicide. Et dans ce cas, les proches n’y peuvent rien, sans doute, mais comment empêcher chez chacun le sentiment diffus que l’on aurait pu y pouvoir quelque chose ?

Vous me direz sans doute que je donne à tout cela une dimension politique que l’auteur n’a peut être pas voulue. Mais il me semble que dans notre situation présente en France, (et sans doute aussi aux États-Unis, voire au Royaume Uni) la gauche est peut-être en train de devenir une mauvaise conscience de cet ordre. Une culpabilité ressentie sans responsabilité consentie. Tétanisante, mais évanescente. Omniprésente, et pourtant absente. Ce sentiment diffus, confus, que l’on aurait peut-être pu y pouvoir quelque chose, face à la mondialisation de l’hypercapitalisme, à la croissance mondiale des inégalités,  comme à la multiplication des guerres asymétriques et des migrations forcées, et parfois fatales.

A l’ère où tout est sensé devenir récit, en cet âge agonistique où chacun est sommé de choisir pour son propre compte entre la mise en récit et la mise en oubli, sinon la mise à mort, j’avoue que j’attends beaucoup des romanciers. Parce qu’eux, au moins, pourraient, ou devraient avoir, comme Balaert, une longueur d’avance, et des ressources toute prêtes, eux qui biaisent depuis tant de siècles, devraient savoir par quelle tricherie, par quelle ruse et quelle rouerie,  figurer dans l’histoire quand on n’y a décidément plus aucune place. Ella Balaert nous livre ici, en un sens,  la suite logique de son roman précédent Placement libre, si sensible à toutes les formes du combat pour la place, et donc pour la pure et simple existence. Elle sait nous dire comment survivre, même si l’on si prend trop tard. Faire de l’espoir avec du désespoir : c’est un talent inespéré, et pour notre temps, une aubaine des plus rares.

Pour voir la présentation sur le site de l’auteur :

Ella Balaert Prenez-soin d’elle Editions Des Femmes, 2018

 

https://jeanpaulgalibert.wordpress.com/2018/02/05/peut-on-faire-de-lespoir-avec-du-desespoir-sur-le-dernier-balaert-prenez-soin-delle/

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Une réflexion sur “Je hais l’espoir , ce sale espoir qui produit la résignation chez la plupart, mais pour le reste j’apprécie ce texte de Jean Paul Galibert. 

  1. Personnellement, je hais le lyrisme, c’est la même liturgie que l’espoir et j’aime Kundera, je n’aime que l’épique .Le suicide, je sais ce que c’est et je peux vous en dire une chose, rien de plus efficace pour le suicide que les médocs qu’on vous donne pour l’éviter. Le suicide celui de l’autre, c’est uniquement l’autre qui peut l’éviter, c’est pas nous, aides toi le ciel t’aidera, c’est tout ce que j’ai à dire à cet autre qui là haut sait très bien de quoi je veux parler, n’est ce pas Papa !

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