« Retour sur une déclaration: entre coincoins et meuglements, le culot caqueté d’un président », par Bruno Adrie

In cauda venenum

Sorti du salon de l’agriculture où il est allé promener son plumage et essayer son ramage, le président des riches a déclaré, pris par un de ses élans complexes et décomplexés : « Je ne peux pas avoir d’un côté des agriculteurs qui n’ont pas de retraite, et de l’autre avoir un statut cheminot et ne pas le changer ». Prenant comme référence le pire et faisant du pire la norme, le donneur de leçons de l’Élysée s’est traîtreusement attaqué au statut des cheminots, dans le seul but de justifier, sans la nommer, la future privatisation de la SNCF qui n’apportera, comme chacun sait, que des bienfaits à ses clients dès lors protégés des retards et des déraillements d’un service public honni.

Pas étonnant qu’il parle ainsi le président des riches. Son langage est celui de tous les médiocrates interchangeables et interchangés dont il est aujourd’hui le primum inter pares. Emballé dans ses oripeaux bleu…

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4 réflexions sur “« Retour sur une déclaration: entre coincoins et meuglements, le culot caqueté d’un président », par Bruno Adrie

    1. Bien sur tout est dit, écrit dans le texte et parfaitement résumé dans le dernier paragraphe.

      C’est l’ensemble des recommandations qui définissent le néo-libéralisme, et elles sont ici rappelées parce que la France est en retard dans l’application de ces recommandations.

      La France a 20 ans de retard.

      La France avec Chirac et ses spécificités françaises, son modèle français, a pris du retard, les autres qui ont suivi ont tenté de faire quelque chose dans ce sens néo libéral ou socialisme de l’offre pour Hollande l’enfumeur , mais personne n’est allé assez loin.

      La profitabilité du capital est rerstée insuffisante pour autoriser et débloquer l’investissement, la compétitivité et éviter les deficits.

      Le programme de Bruxelles appliqué à la France c’est exactement la remontée de la profitabilité du capital par baisse du coût direct et indirect du travail c’est à dire par la hausse du taux d’exploitation, et augmentation des ressources/cash flows des entreprises.

      Le projet neo liberal n’est pas scandaleux en lui meme; c’est à la souveraineté nationale de dire si elle l’accepte ou non. Après un débat et en pesant les avantages et les inconvénients. En mettant en balance les éléments d’un projet global.

      Ce qui est scandaleux c’est de le dissimuler, de mentitr et de l’imposer par défaut.

      Un projet neo liberal aurait pu être présenté aux Français honnêtement avec en particulier un équilibrage, avec des contreparties, qui auraient fait une balance, une répartition juste des sacrifices.

      Mais ce n’est ce qui est fait. Ici, il est unilateral, vicieux, dissymétrique.

      En plus il sera inefficace et on dira que c’est parce qu’il est insuffisamment rigoureux, il ne va pas assez.

      L’ennui c’est qu’aucun projet dans cette voie n’ira assez loin, on le verra un jour. C’est une course sans fin, une descente vers le plus bas, vers les profondeurs du moins disant mondialement.

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    1. Cocasse comme tout le hors bilan des retraites publiques qui n’est pas provisionné..Nous sommes collectivement à la merci de la finance et des marchés de taux..
      L’équation paraît insoluble..

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