Craquements sur les marchés financiers, opinion

Quand un marché doit baisser, par nécessité interne, il baisse et tout n’est que prétexte. Et nous l’avons expliqué et répété, il est important de la comprendre pour ne pas faire se faire piéger sur les soi disants phases de soulagement.

Les marchés construisent une figure de retournement; c’est un processus, pas un évènement ponctuel. Cela est étalé dans le temps.

Les causes en sont simples, évidentes: ils ont monté parce que les taux étaient ultra bas et parce que les liquidités étaient surabondantes. Ce régime monétaire est en train de disparaître, nous sommes dans une tentative de normalisation. Ajoutons, même si cela n’est pas important pour le moment, que la tentative de normalisation s’accompagne de la montée du doute: de plus en plus de voix s’élèvent pour contester l’efficacité de la politique qui a été menée.

Si les taux montent et si les liquidités deviennent moins abondantes, alors la valeur des actifs financiers doit baisser, c’est mathématique. En même temps, le facteur risque augmente puisqu’il n’y aura plus assez de liquidités pour tout faire et satisfaire tout le monde et tous les usages.

La guidance des banques centrales est moins porteuse puisque leur tache est maintenant de prévenir les marchés qu’il ne faut plus compter sur les largesses. La guidance a pour objectif de les préparer au sevrage.

Les accidents vont se multiplier et ce seront autant de prétextes  pour baisser sans que ce soient les véritables causes, disons que ce seront des sortes de catalyseurs.

On a baissé sur le prétexte de la speculation imprudente sur le VIX puis sur les craintes inflationnistes, puis on a baissé sur les tarifs protectionnistes de Trump sur l’acier, puis on baissé sur les escroqueries des social medias comme Facebook; tout cela ce sont des choses graves, mais ce ne sont pas des causes fondamentales de devalorisation des actifs fnianciers, les causes fondamentales, ce sont d’abord les taux et ensuiye les liquidités et enfin la montée du risque.

D’ici quelques temps, il y aura peut-être un nouveau facteur; la révision en baisse des perspectives de croissance et celle des bénéfices. Si tout le cycle se met en route nous passerons d’accidents successifs à une vraie tendance baissière auto entretenue.

Quelques remarques en vrac:

Tous les mouvements de transition sont reversibles, les banquiers centraux peuvent décider du jour au lendemain de faire une pause dans la normalisation.

Comme nous l’avons maintes fois souligné, la diversification est une illusion et on voit bien que tout baisse aussi bien géographiquement que sectoriellement. Ceux qui croyaient que l’Europe serait à l’abri se sont une fois de plus trompés.

Il reste cependant une inconnue ou un espoir, c’est que le paradigme risk on-risk off continue de fonctionner et que les capitaux restent dans les marchés en fuyant le risque mais en revenant sur les fonds d’Etat.

Pour vous donner le moral, nous vous rappelons  que dans une optique fondamentale, la surévaluation des actifs financiers est de l’ordre de 50 à 60%.

Il y a de la marge.

Le pire est possible même si ce n’est pas le plus probable à ce stade .


Le motif d’inquiétude systémique: le spread Libor /OIS , il fait craindre des tensions sur le dollar funding des TBTF globales type Deutsche Bank, comme ce fut le cas fin 2015 et début 2016 .

 

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