De quoi Macron est il le nom?

je vous livre ce document, pas plus mauvais qu’un autre sur l’interview de Macron par Bourdin et Plenel. Il est utile comme pense bête, on pourra s’y reporter à l’avenir.

je ne prends pas la peine de l’analyser car je fais cela à longueur d’année, décoder, démystifier et fournir des interprétations alternatives de l’actualité .

Ici on voit bien les limites du travail journalistique, même quand il se veut pugnace, non complaisant voire agressif: le journaliste ne peut faire accoucher la moindre vérité, la moindre parole vraie, authentique; il est toujours complice systémique.

Le journaliste connaît le jeu des questions-réponses, mais il n’est pas Socrate, encore Freud ou Marx, c’est à dire capable de faire accoucher d’une vérité, il ne pratique pas la maïeutique, le pourrait-il que son aveuglement narcissique ne lui permettrait  pas de le faire.

La Vérité ne se manifeste pas littéralement dans les questions réponses, elle se manifeste dans le tout, dans l’ensemble. Elle émerge par courtes ruptures, par saillies et il faut la saisir par les cheveux pour l’imposer à son interlocuteur, il faut le forcer à la contempler et à s’expliquer. Il faut lui faire  dire  quelque chose de cohérent, logique articulé , dialectique; il faut lui interdire les juxtapositions sans liens, lui condamner les portes ouvertes des fausses évidences.

 

Pour accomplir ce travail socialement irremplaçable de l’interpellation du Pouvoir, le journaliste doit être plus intelligent, plus cultivé et désintéressé que le sujet qu’il questionne. Le journaliste doit être un saint et un savant, non un plumitif ou animateur de média. Il doit cesser de se laisser piéger dans la forme journalistique et être capable d’accéder au fond des sujets, au fond du sujet car il n’y en qu ‘un : pour qui roule Macron, la réponse à cette question éclaire tout, elle permet de tout comprendre, de mettre  en ordre le chaos apparent des actions dispersées qui sont menées.

Pourquoi cette impuissance scandaleuse du journaliste?  Parce que ce n’est pas lui qui balise le champ de bataille, parce que le journaliste par déformation professionnelle, appartient au même monde que son pseudo adversaire, et c’est pour cela qu’il passe toujours les plats comme un larbin, même si il joue au larbin grincheux ou vicieux. Le journaliste est incapable, par inculture d’imposer une vision personnelle de la réalité, ce journaliste est toujours piégé. Il est dans la nasse, il vibrionne à l’intérieur de la bouteille. Il rentre dans le cadre voulu, imposé par le Pouvoir parce qu’il y vit.

C’est une question qui se situe hors du vrai et du faux, hors de la bonne foi ou du mensonge; la réalité est observée à partir d’un prisme qui est celui du pouvoir et les journalistes  ne sont pas capables d’imposer leur prisme , ni celui de leur camp ni celui de la classe sociale qu’ils ont envie de représenter.  Chaque situation, chaque actualité s’inscrit dans un ensemble plus vaste et cet ensemble plus vaste est ce qui donne son sens aux actions et aux évènements. Il faut un cadre analytique. Il y a une multitude de cadres analytiques et le pouvoir ou le génie journalistique cela consiste ou consisterait à imposer le sien.

Faute de pouvoir imposer son cadre analytique, le journaliste finalement est toujours  dans l’esthétique, l’esthétique complice, il reste toujours dans son rôle de faire valoir et sa seule satisfaction après l’émission est celle que lui fournissent ses confrères et connivents: c’est la réponse à la question qui seule intéresse la profession: est ce que j’ai  été bon?

Il faut imposer à l’interlocuteur de dévoiler sa ligne directrice, celle qui guide son action au delà des propagandes et des fausses justifications. Il faut qu’à la fin on sache enfin pour qui il roule! Il faut faire voler en éclats la justification du faux intérêt général car il n’est que le masque des intérêts particuliers dont Macron est le défenseur. L’intérêt général , c’est de la cosmétique et il faut nettoyer la cosmétique, démaquiller, laver , récurer, mettre au jour et au net afin que nul n’en ignore.

Ici il fallait être capable de faire ressortir que ce que Macron veut , son agenda, ce n’est pas le bonheur des Français de ceux qui vivent , de ceux qui sont des êtres réels et pas des zombies abstraits, ; il fallait montrer que Macron roule pour une idéologie qui est l’idéologie des ultra riches, des kleptocrates  et de l’étranger. Il fallait montrer, il fallait qu’il   soit clair que derrière le « il » impersonnel du « il faut », il y a une classe sociale qui se cache et qui manipule. Il faut montrer que Macron roule pour d’autres, qu’il faut identifier, qu’il faut nommer et ensuite diaboliser car ce sont des diables.

Ici les discourss sont resté classiques,, mécaniques, presque idiots de positivisme bourgeois ce qui est un comble pour un soi-disant rebelle révolutionnaire lequel a donné raison à Muray avec son étiquette inventée de « rebellocrate ».

La vérité  de Macron n’a même pas été effleurée  et j’ai entendu des commentaires de petites gens bien plus adéquats et révélateurs de la vérité que ceux des deux faire valoir du pouvoir.

En son temps le fameux « De Quoi Sarkozy est il le nom? » était bien meilleur! Ici on ne sait toujours pas de quoi Macron est le nom.

Note:   De quoi Sarkozy estil le nom ? est un essai d’Alain Badiou publié en 2007. Cet ouvrage, proche du pamphlet par la vigueur avec laquelle il attaque le pouvoir établi, a connu un succès inattendu auprès du grand public en dépassant les 60 000 exemplaires vendus en moins de deux ans.

Ce qu’il faut retenir de l’interview de Macron face à Bourdin et Plenel

 

 

Intervention en Syrie, réforme de la SNCF, blocage des universités, dossier de la dépendance, islam radical… Retrouvez les principales interventions du chef de l’État sur BFM-TV et Mediapart.

» À lire: Syrie, fiscalité, islam… Revivez l’entretien de Macron sur BFM

● «L’intervention en Syrie est légitime», mais «la guerre n’est pas déclarée»

Actualité oblige, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ont entamé leur exercice avec la question syrienne. Emmanuel Macron a décidé, conjointement avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, de lancer samedi des frappes militaires contre «trois sites de production d’armes chimiques» du régime de Bachar el-Assad. Le chef de l’Etat a d’abord voulu «rendre hommage» à l’armée française. «Nous avons réussi l’opération sur le plan militaire», a-t-il affirmé, confirmant que des traces chimiques avaient été trouvées dans la zone de la Ghouta orientale. «[Nous sommes intervenus] de manière légitime dans le cadre multilatéral», a-t-il ajouté. «Nous étions arrivés à un moment où cette frappe était indispensable pour pouvoir redonner de la crédibilité à la parole de notre communauté» internationale. «La France n’a pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad», a cependant assuré le chef de l’État.

Le président de la République a également taclé son homologue russe, Vladimir Poutine, l’accusant d’avoir été indirectement «complice» des attaques menées par le régime syrien, en ne contribuant pas à bloquer la prolifération d’armes chimiques. «Nous avons simplement œuvré pour que le droit international et pour que les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ne soient pas lettre morte», a-t-il déclaré. Interrogé sur la posture changeante de Donald Trump, Emmanuel Macron s’est félicité d’avoir réussi à «convaincre» son homologue américain de «rester sur place en Syrie dans la durée». «Nous avons ré-acquis de la crédibilité», estime le chef de l’Etat à propos de la diplomatie française, mise à mal selon lui par l’intervention avortée de 2013. Emmanuel Macron a pour objectif de «convaincre les Russes et les Turcs de venir autour de la table de négociations» pour trouver une solution politique en Syrie.

● Pas de «coagulation» des «mécontentements»

«Je conteste l’orientation de votre question qui viserait à voir une logique ou à vouloir créer une coagulation dans ces mécontentements. Il n’y en a pas tant que cela. Le mécontentement des cheminots a peu à voir avec le mal-être profondément légitime à l’hôpital qui dure depuis des années…», a assuré le chef de l’État. «J’entends toutes les colères», a-t-il ajouté, rappelant que s’il avait «dès le jour de [son] investiture» évoqué le besoin de «réconcilier le pays», ça ne se ferait «pas du jour au lendemain».

● SNCF: la dette sera reprise à partir de 2020

Sur la réforme de la SNCF, Emmanuel Macron a gardé le cap, s’engageant à ce que l’entreprise ferroviaire demeure «100% publique» avec des «titres incessibles». «À partir du 1er janvier 2020 [date d’entrée en vigueur de la réforme], l’État reprendra progressivement de la dette», a par ailleurs annoncé le président de la République. Affirmant que la SNCF avait été «moins performante que ses grands voisins», Emmanuel Macron a dénoncé l’absence d’investissements de la part de l’Etat dans le passé. «Il ne s’agit pas de stigmatiser les cheminots, (…) ils font tourner la SNCF», a-t-il assuré, tout en réitérant la promesse de garder les actuels salariés sous leur statut.

«On continue à alimenter un système déséquilibré. La loi sera votée en première lecture mardi à l’Assemblée. (…) Il y aura ensuite le temps du dialogue dans l’entreprise, (…) les partenaires auront à inventer une nouvelle convention», a annoncé Emmanuel Macron, qui dit souhaiter avant tout «moderniser» l’entreprise publique. Affirmant que l’usager de la SNCF avait payé sa part dans la rénovation du système ferroviaire à travers l’augmentation du prix des billets, le chef de l’Etat a appelé, au cours d’un échange particulièrement rugueux avec Edwy Plenel, à ne pas attaquer les dirigeants de cette entreprise. «Je n’opposerai pas les cadres, en donnant leur salaire en pâture, (…) aux cheminots», a défendu Emmanuel Macron.

● Université, Notre-Dame-des-Landes: «rétablir l’ordre républicain»

Emmanuel Macron a dénoncé les bloqueurs dans les universités, «souvent minoritaires». «Ce sont des professionnels du désordre, des groupes qui mènent un projet politique, dont la finalité est le désordre». «Jamais les forces de l’ordre n’interviennent sans la demande du président de l’université, avec l’indépendance qui est la sienne», a-t-il justifié, excluant une intervention immédiate à Tolbiac «une tour» dans laquelle il est plus difficile d’intervenir.

Sur l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron a juré qu’«à l’issue du délai (le 23 avril, ndlr) tout ce qui doit être évacué le sera». «Il y a plusd’une soixantaine de gendarmes blessés, c’est inadmissible. Je crois en l’ordre républicain. Il y a une phase de négociation dans le cadre républicain mais, pour le reste, l’ordre sera fait parce que la République a besoin d’ordre» «Cette occupation a presque dix ans d’âge (…) Il n’y a plus de raison d’être là. Ils sont là en occupant illégalement le domaine public», a fait remarquer le chef de l’État.

• Loi asile-immigration: «Les parlementaires ne sont ni des godillots ni des frondeurs»

La loi asile-immigration va-t-elle fracturer la majorité? Interrogé sur ce point, Emmanuel Macron a affirmé que «Richard Ferrand fait son rôle de chef de groupe et qu’il le fait très bien». Mais il a concédé que les députés «sont libres et exprimeront leur conviction». «C’est cela le débat. Je crois en une démocratie où les parlementaires ne sont ni des godillots ni des frondeurs», a ajouté le chef de l’État. «Il y a des désaccords, je les assume. Mais contrairement à l’idée que vous laissez s’installer, il y a un débat démocratique dans la majorité», a-t-il conclu, assurant que certains amendements avaient été retenus par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Sans citer Michel Rocard, Emmanuel Macron a toutefois paraphrasé l’une de ses plus célèbres citations, en assurant que la France «ne peut pas prendre toute la misère du monde».

● Le voile islamique n’est «pas conforme à la civilité» mais «nous devons le tolérer»

Interrogé sur la place grandissante de la religion musulmane en France, Emmanuel Macron a d’abord affirmé que «l’islam est là». Un constat qui s’appuie selon lui sur des «réalités démographiques et sociales». «Plusieurs concitoyens ont peur de ce fait nouveau, (…) il se nourrit d’un fait que nous devons regarder en face, c’est l’islamisme radical», a-t-il déclaré, estimant que le «travail de reconquête» dans certains quartiers était «l’un des plus grands défis de notre nation». «Il faut être intraitable, car c’est une lèpre de la société», a dénoncé le chef de l’Etat, parlant de l’endoctrinement qui se répandait dans certaines écoles. Emmanuel Macron a par ailleurs déclaré que trois mosquées accueillant des prêches islamistes radicauxavaient été fermées depuis son arrivée au pouvoir.

Sur les «mœurs musulmanes», le président s’est épanché quelque sur le port du voile islamique. «Je respecte la femme voilée, mais je veux être sûr d’une chose, c’est que c’est choix. (…) Nous devons le tolérer», estime-t-il, sans donner de «réponse univoque». D’après Emmanuel Macron, le voile «insécurise» parce qu’il n’est «pas conforme à la civilité» de la société française, «au rapport entre hommes et femmes». Pas «spécialement heureux» que des femmes arborent le foulard, le chef de l’Etat a refusé qu’il y ait une loi pour l’interdire dans l’espace public.

● «Remettre la France au travail»

«Je ne crois pas à la théorie du ruissellement». Renvoyé par ses intervieweurs à son image de président des riches, Emmanuel Macron a cherché à montrer qu’il souhaitait, à la manière d’un Nicolas Sarkozy, rendre du pouvoir d’achat aux Français par le travail. Le principal levier de cette hausse du pouvoir d’achat annoncée par le chef de l’Etat demeure la hausse de la CSG de 1,7 point. Une mesure qui affectenotamment les retraités se situant au taux normal. Un «effort» assumé par le président, censé «rendre le travail plus rémunérateur» pour les salariés. «Aujourd’hui, il y a trop de gens qui travaillent dur mais qui ne gagnent pas suffisamment de leur travail», a-t-il dénoncé. «Il faut remettre la France au travail, et donc que le travail paye mieux.» Pour compenser cet «effort intergénérationnel», Emmanuel Macron a rappelé son objectif d’exonérer progressivement les Français de leur taxe d’habitation.

Dans la même thématique, il a récusé l’idée selon laquelle il aurait octroyé des «cadeaux» aux Français les plus aisés, tout en évitant de recourir à son expression des «premiers de cordée». «Quand on empêche les gens de réussir, dans notre monde, ils vont réussir ailleurs», a-t-il d’abord constaté, rappelant que la France était «dans une économie mondialisée». Assumant ses choix de retirer l’impôt sur la fortune pour les valeurs mobilières, Emmanuel Macron a affirmé que son but était de «garder des talents» sur le sol français en leur permettant de «réinvestir» dans le pays.

● Pas de nouvel impôt local ou national

Le chef de l’État a promis la stabilité fiscale. «Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt, ni local ni national. Il n’y aura pas d’augmentation» de la fiscalité d’ici 2022, a-t-il assuré. Il plaide cependant pour une refonte de la fiscalité locale. «Il faut recomposer dans le cadre d’un dialogue la fiscalité locale pour la répartir entre les communes les départements et les régions. Mais il n’y aura aucune augmentation.» Interrogé sur la possibilité que l’impôt sur la fortune immobilière, qui a remplacé l’impôt sur la fortune, puisse aller aux collectivités locales, Emmanuel Macron a répondu que cela faisait «partie des hypothèses qui sont sur la table». Il a en revanche indiqué que «rien» n’était «décidé» sur une éventuelle modification de la taxe foncière.

● Dépendance: vers une nouvelle journée de solidarité?

Emmanuel Macron a promis de traiter le sujet du financement de la dépendance. «Avant 2019, nous devons poser les bases», a-t-il promis. Il a qualifié l’instauration d’une deuxième journée de solidarité de «piste intéressante». La première journée avait été instaurée après la canicule de 2003. Autre option: «construire des mécanismes de sécurité sociale (une nouvelle branche, ndlr) qui permettront de faire des investissements». «Sur les Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ndlr), il nous faut investir pour davantage médicaliser. On ne peut pas le régler du jour au lendemain mais nous nous y attellerons.»

• Macron répond à Hollande: «Je ne considère pas qu’un ministre doit être un obligé»

Confiant qu’il n’avait «pas encore lu» le livre de François Hollande (ce qu’il fera «sans doute» un jour), Emmanuel Macron a répondu au procès en «duplicité» qui lui était fait par son prédécesseur. «Il a sa part de vérité», a-t-il d’abord jugé. «J’ai du respect pour François Hollande. Il a été le président de la République française, j’ai été son conseiller puis son ministre», a-t-il ajouté. «Quand j’ai eu des désaccords en tant que conseiller, je suis parti, en ne demandant rien. (…) J’ai été rappelé comme ministre. Je ne prends pas les ministres pour des obligés. (…) J’ai assumé des désaccords, je peux regarder en face tout ce que j’ai fait», a-t-il martelé. Avant de conclure: «Quand on a un désaccord fondamental et qu’on croit dans son pays, on peut prendre tous les risques: c’est ce que j’ai fait».

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7 réflexions sur “De quoi Macron est il le nom?

  1. Séphane ROZES, ce matin à Radio Notre Dame donnait 18 à la com et 10 pour le contenu. De l’avis de Monsieur BERTEZ comme quoi la vision, la ligne directrice était absente.

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  2. Je reviens sur la scène de classe aux deux sens du terme antérieure, Macron : « Les riches n’ont pas besoin de président, les riches se débrouillent très bien tout seul ».

    Je pense que cette phrase résume tout : mettons le peuple sous tutelle d’un président que nous aurons pris soin de bien choisir à cette fin.

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  3. « Les riches n’ont pas besoin de président, les riches se débrouillent très bien tout seul ».

    Oui, Lisa … C’est tellement énorme, ce Macron est une bombe à lui tout seul…
    plus la photo qui tue : https://brunobertez.com/2018/04/15/une-photo-terrible-humiliante-au-plan-psychologique-insupportable/ (énorme et lourd de sens)
    plus son intervention militaire pathétique du week-end,
    plus… stop… nous le savions déjà, nous sommes dans l’après depuis 2014, la pourriture est en décomposition de plus en plus rapide.

    Une chose inquiétante tout de même, derrière ces petits présidents actuels, il y a les ordres profonds qui ne sont plus en mesure de suivre les cadences infernales. Quand la production de mensonges n’est plus crédible, la vérité transpire de plus en plus. L’horreur et l’ignominie apparaissent chaque seconde un peu plus, le temps remonte l’histoire et nos armes sont impuissantes pour stopper ce déluge infernal. Les dérapages deviennent préoccupants…

    Derrière les chiens les loups, derrière les loups la meute, derrière la meute la force brute et aveugle.

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    1. Ce qui est affligeant c’est de savoir que 1968 fut une manipulation car sans manipulation vous ne faites pas bouger la masse, regardez aujourd’hui plus que jamais le peuple devrait bouger et il se passe quoi ? Vous les voyez faire la grève de la consommation la seule chose qui pourrait faire bouger les lignes ???

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  4. «Nous avons réussi l’opération sur le plan militaire», a-t-il affirmé…

    Je qualifierai l’homme qui tient de tels propos par une expression du Saker:

    « Tiens ma bière et regarde moi ça ! »

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  5. Macron a raison, les riches (les vrais) n’ont pas besoin de président. Pourquoi ? A cause du mouvement. L’argent permet d’être dans un monde ouvert où on est partout chez soi, car le riche bouge. Les riches n’ont pas besoin d’attache, donc pas besoin de nationalité et pas besoin de solidarité.

    Les riches et les gouvernants au sens large ont fait sécession, depuis un moment, du reste de la nation. D’ailleurs, avec l’Europe la notion de nation devient désuète.

    Cependant Macron ne va pas au bout des choses; dans un monde où l’individu n’est qu’un consommateur, il n’y a plus besoin de politique, il suffit juste de gouverner avec une ploutocratie. Et c’est ce qu’il se passe. Mais il n’ose pas le dire franchement.

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    1. Je vous répondrai par ce texte sur le néo libéralisme.

      Etant pour la nième précisé que je suis capitaliste, pour le capitalisme de production, pas celui parasitaire de jeu sur les différences de valeur, je suis pour le marché qui permet d ‘exprimer ses préferences et constitue le champ de la liberté, je suis pour l’accumulation privée du capital car je refuse les Nomenklaturas politiques que l’on a connu dans le socialisme réel, , bref je suis pour le système d’avant , celui qui a précédé « le capitalisme monopolistique d’état et banque centrale réunies au service d’une kleptocratie ».

      Bref le néo liberalisme Macronien attardé des années 60 est mon ennemi. Tout comme l’ordo libéralisme allemand.

      Lisez ce texte, c’est un bon survol, on ne peut assimiler le présent que si on a analysé l’histoire.

      THE NEOLIBERAL TALE

      “The tide of Totalitarianism which we have to counter is an international phenomenon and the liberal renaissance which is needed to meet it and of which first signs can be discerned here and there will have little chance of success unless its forces can join and succeed in making the people of all the countries of the Western World aware of what is at stake.” (Friedrich Hayek)

      In the past year we’ve seen a number of mentions to the maladies that neoliberalism and globalization have brought upon Western societies (e.g., see here, here, and here). It is well known that during the past decades the levels of inequality and wealth concentration have continued to increase in capitalist economies, leading to the arrival of “outsiders” to the established political powers such as Trump in the US and Macron in France, a turn to the right all over Latin America, and Brexit.

      Neoliberalism, one of the main elements to blame, is better known for the policies that defined the world economy since the 1970s. Faithful devotees like Ronald Reagan and Margaret Thatcher, in the US and UK respectively, exported a number of their neoliberal policies to low and middle income countries through the Washington Consensus under the pretense that it would bring about development.

      Neoliberal policies did not exactly turn out the way their creators envisioned. They wanted to reformulate the old liberal ideas of the 19th century in a deeper and coherent social philosophy – something that was actually never accomplished. This article will review some of the origins of neoliberalism.

      The first time the term “neoliberalism” appeared, according to Horn and Mirowski (2009), was at the Colloque Walter Lippmann in Paris, in 1938. The Colloque was organized to debate the ideas presented in Lippmann’s recent book The Good Society in which he proposed an outline for government intervention in the economy, establishing the boundaries between laissez-faire – a mark of the old liberalism – and state interventionism.

      Lippmann set the foundations for a renovation of the liberal philosophy and the Colloque was a first opportunity to discuss the classical liberal ideas and to first draw a line in what the new liberal movement would or should differ from the old liberalism. It was a landmark that, in subsequent years, sparked several attempts to establish institutions that would reshape liberalism, such as the Free Market Study at the University of Chicago and Friedrich Hayek’s Mont Pelerin Society (MPS).

      This event announced major difficulties among the peers of liberalism. Reservations and disagreements among free market advocates were not uncommon. A notable mention is Henry Simons, of the Chicago School, whose position against monopolies and how they should be addressed was a point of disagreement with fellow libertarians such as Hayek, Lionel Robbins – both at the London School of Economics (LSE) at the time – and Ludwig von Mises.

      Simons’s view that the government should nationalize and dismantle monopolies would nowadays be viewed as a leftist attack on corporations but it fits perfectly under the classical liberal basis that Simons and Frank Knight, also from the University of Chicago, were following. Under their interpretation, any concentration of power that undermines the price system and therefore threatens market – and political, individual – freedoms should be countered, even if it meant using the government for that purpose.

      It becomes clear that the reformulation of liberal ideas into what we know today as neoliberalism was not a smooth and certain project. In fact, market advocates struggled to make themselves heard in a world guarded by state interventionism that dominated the Great Depression and post-war period. Keynes’s publication of The General Theory in 1936 and the wake of the Keynesian revolution, swiped economic departments all over and further undermined the libertarian view.

      By the end of the 1930s and of Lippmann’s Colloque, however, the perception that neoliberalism would only thrive if there were a concerted collective effort by its representatives changed Hayek’s perception over his engagement in the normative discourse. In 1946-47, the establishment of the Chicago School and the MPS, were both results of a transnational effort to shape public policy and fit liberal ideas under a broader social philosophy. The main protagonists beyond Hayek were Simons, Aaron Director, and the liberal-conservative Harold Luhnow, then director of the William Volker Fund and responsible for devoting funds to the projects.

      The condition for success, as remarked in the epigraph, was to “join and succeed in making the people of all the countries of the Western World aware of what is at stake.” What was at stake? Social and political freedom. Hayek and many early neoliberals understood that any social philosophy or praxis crippling market mechanisms would invariably lead to a “slippery slope” towards totalitarianism.

      It is important to note, though, that the causation runs from market to social and political freedom and not the other way around. As Burgin (2012) indicates, while market freedom is a precondition to a free democratic society, the latter may threaten market freedom. Free market should not be subjected to popular vote, it should not be ruled over by any “populist” government (a common swear-word today), and there needs to exist mechanisms to protect that from happening.

      Once we have that in mind, it is not so bugging the association that Hayek, Milton Friedman, and the Chicago School once had with authoritarian governments such as Pinochet’s in Chile, one of the most violent dictatorships in Latin American history.

      Several liberal economists that occupied important public positions in the Chilean dictatorship had been trained at the Chicago School. The famously known “Chicago Boys” first experimented in Chile what later would be applied in the US and UK and then exported to the rest of the developing world through the Washington Consensus.

      In brief, the adoption of some form of authoritarian control over popular sovereignty was deemed acceptable in order to guarantee market sovereignty.

      Nevertheless, in the discussions within the early neoliberal groups the boundaries of disciplinary economics were trespassed, and the formulation of neoliberalism – and the Chicago School and MPS – was not grounded on any scientific analytical basis but simply on political affiliation.

      The multidisciplinary character, dispersion, and incertitude are some of the reasons why it is hard to give a straightforward definition of what the term “neoliberalism” really means. In order to understand it, we have to mind the set of “dualisms” (capitalism vs. socialism; Keynesianism vs. liberalism; freedom vs. collectivism, and so on) that marked the period. Its defenders (academics, entrepreneurs, journalists, etc.) did not know what their own agenda was – they only knew what they were supposed to oppose. Neoliberalism was born out of a “negative” effort.

      It wasn’t until many years later that the division between normative and positive economics came to surface with Friedman and his book Capitalism and Freedom, published in 1962. The increasing participation of economists in the MPS, and a more active public policy advocacy by Milton Friedman brought an end to Hayek’s intention to construct a new multidisciplinary social philosophy.

      Economically, Friedman embraced laissez-faire; methodologically, he embraced empirical analysis and positive policy recommendations, getting ever further away from abstract notions of value and moral discussions that his earlier MPS fellows, such as Hayek, were worried about. Neoliberalism lost its path on the way to its triumph; it became a “science” that offered legitimacy to a new credo, a new “illusion”.

      As the shadows of neoliberalism became more intertwined with the current neoclassical economics and Friedman’s monetarism, it not only lost its name but also gave birth to a corporate type of laissez-faire; one in which social relations are downgraded to market mechanisms; politics, education, health, employment, it all could fit under the market process in which individuals maximize their own utility. There’s nothing that the government can do that the market cannot do better and more efficiently. Monopolies, if anything, are to be blamed on government actions, while labor unions are disruptive to the economy’s wellbeing. Neoliberalism became a set of policies to be followed: privatization, deregulation, trade liberalization, tax cuts, etc. on a crusade to commoditize every single essential service – or every aspect of life itself.

      Hayek believed that these ideas could spread and change the world. And they certainly did. What is worth noting is that there is no fatalistic understanding that neoliberalism was unavoidably a result of historical factors.

      The rise of neoliberalism was not spontaneous but rather orchestrated and planned; it was a collective transnational movement to counteract the mainstream of the time; it was originated out of delusion in a period marked by wars, authoritarianism and economic crisis; it was grounded on political affiliations and supported by the dominant ruling class that funded its endeavors and transformed public opinion. These are the roots of what is now the mainstream economic thought.

      https://theminskys.org/the-neoliberal-tale/

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