A lire: « Ce n’est pas le tyran qui confisque la liberté au peuple, c’est le peuple qui la lui donne ».

« Ce n’est pas le tyran qui confisque la liberté au peuple, c’est le peuple qui la lui donne. Les tyrans prennent le pouvoir, parce que les peuples veulent bien le lui donner. »

Je ne pouvais laisser passer ce rappel sur la liberté qui est proposé par Maxime Tandonnet.  

A la lecture de ce texte vous comprendrez, je l’espère, pourquoi un peuple ne doit jamais, absolument jamais, abondonner les  armes qui lui permettent de défendre sa liberté. Pas plus qu’il ne doit laisser décliner sa passion pour la défendre.

La liberté, c’est son seul bien et c’est celui qui est le plus convoité par les Pouvoirs.

Extrait:

Pour La Boétie, l’homme a un rapport étroit avec la liberté, c’est sa nature : P.17 « A vrai dire, il est bien inutile de se demander si la liberté est naturelle, puisqu’on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort : il n’y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l’injustice. La liberté est donc naturelle ; c’est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés avec elle, mais aussi avec la passion de la défendre ». Il définit donc la liberté comme étant un droit naturel.

Discours de la servitude volontaire

Voici le résumé d’un texte important pour la réflexion, un grand classique, le Discours de la servitude volontaire, de la Boétie, que l’une de mes étudiantes en culture générale (Master I de droit, section Carrière publique à l’université de Paris-Est), Mme Sylia Allileche, a bien voulu m’autoriser à publier.

                                     *

Vous aussi avez été choqués par l’union paradoxale des termes « servitude » et « volontaire » ? Et pourtant, il s’agit d’un texte politico-philosophique écrit par un jeune érudit du XVI° siècle, qui n’avait que dix-sept ans à la rédaction de cet essai. La Boétie est mort à 32 ans mais il aura eu le temps d’écrire un de ses textes les plus connus: « De la servitude volontaire ». Oeuvre politique mais également littéraire et morale, La Boétie y étudie les rapports maître-esclave qui régissent le monde. L’Homme est par nature né libre et il est donc dénaturé (au sens propre) lorsqu’il obéit à un maître, un roi, un tyran. Dans ce court essai, le jeune auteur réfléchit au comportement du peuple, bien trop souvent soumis, et à l’attitude du tyran.

E. Boétie, un nom bien souvent associé à celui de Montaigne, son ami, qui dit de lui : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. » Dans ce texte, la Boétie va analyser les raisons qui poussent un peuple à se soumettre à un tyran et la légitimité, l’autorité de ce tyran. Sa ligne : ce n’est pas le tyran qui confisque la liberté au peuple, c’est le peuple qui la lui donne. Les tyrans prennent le pouvoir, parce que les peuples veulent bien le lui donner.

La suite sur 

https://maximetandonnet.wordpress.com/

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