Pourquoi il faut oser débattre sur Macron et sa personne…mais cela n’empêche pas que j’ai une tendresse pour lui!

Débattre sur Macron n’est pas perdre son temps.

Maxime Tandonnet se défend d’attaques contre la personne du président et je vous livre ce qu’il écrit sur ce sujet ci dessous. Il note comme nous l’extreme personalisation/personification  du combat politique et même de la gestion, mais il répugne à en tirer les conséquences. Il lutte contre le phénomène de la personalisation et du narcissisme mais pas  contre  Narcisse.

Maxime Tandonnet est convaincant et je partage sa réticence à attaquer les personnes pour une autre raison: je crois que les gens qui gèrent sont des tenants lieux, des gestionnaires apparents, ils occupent une place dans un  système qui les dépasse et si ce n’est pas  eux, c’en seraient d ‘autres.

L’imbécile émission sur Marx sur la chaine ARTE samedi soir a , dans sa nullité été capable au moins d’énoncer cette vérité du grand penseur: les patrons, les capitalistes, les managers ne sont que des serviteurs d’un dieu qui leurs impose la Nécessité avec la plus grande inconscience ou absence de conscience.

Les hommes ne sont que des éléments , ne sont que les grands prêtres  d’un système qui les dépasse et jamais je n’ai entendu plus claire mise au point que cette reconnaissance du patron de Goldman Sachs; « je réalise l’oeuvre de Dieu ». Jamais je n’ai entendu quelque chose    de plus profond chez un des aliénés qui croient conduire le monde.

Macron réalise god’s work  mais lui c’est l’oeuvre de la Modernité sublimée en Dieu.

L’une des découvertes de Marx qu’il reprend de Hegel c’est que  l’Idée n’apparait jamais dans sa pureté cristalline, elle n’apparait qu’impure, sale ; polluée par son mode de passage au réel.

Le concept, l’Idée sont des passages à la limite, mais pour les faire comprendre vous devez partir non de l’Idée, non de l’abstraction mais de ce que les  gens  voient, vous devez partir du réel concret, de ce que l’on touche , de ce dont on souffre.

Tout ce qui apparait est singulier, c’est à dire que les  types, les modèles les processus  qui sont de la logique, de la Necessité cristallisés ne peuvent apparaitre qua dans leur imperfection, comme le diamant n’apparait qu’entouré de gangue. La logique c’est du réel cristallisé, pur, décanté. Le gestionaire du système,  Macron ne peut apparaitre  que sous forme humaine, imparfaite , singulière avec des qualités  des défauts, des vices, bref avec des impuretés.

Les personnages politiques sont eux même descendus de leur piedestal, à force de vouloir faire semblant de se rapprocher de nous, à force de séduction, à force de confusion du type  « vous c’est moi »; ils ont tué le sacré hérité des rois qui les protégeait, ils n’ont à s’en prendre qu’à eux si en retour ils reçoivent des paquets d’immondices.

Si vous expliquez à un travailleur le phénomène/l’Idée  de l’exploitation, sa mécanique, son processus vous n’avez aucune chance de le toucher ou de le convaincre. Mais si vous lui expliquez la montée des inégalites, puis que le kleptocrates qui passe près de lui avec sa Rolls et qui l’éclabousse avec mépris , c’est le vecteur , le profiteur, le gestionnaire de l’exploitation post moderne alors croyez moi, il comprend .

Pour être lu,  pour être compris et pour transformer le monde il faut partir non des idées mais de la réalité et la réalité c’est Macron, le Macron que l’on voit et qui se donne en spectacle, sa personne, son roman intérieur avec le Rouge et le Noir, Julien Sorel et surtout Madame de Rênal.

Les déterminations  de Macron en tant qu’acteur (actif) ou passeur (passif)  politique sont là, et ce sont celles qui ont été utilisées par les sponsors qui nous l’ont vendu et ce sont celles que lui, instrumentalise vis à vis de nous.

Quoi qu’en dise Maxime Tandonnet nous sommes obligés de nous intéresser aux enveloppes charnelles, aux personnes qui jouent les tenants-lieu car ce sont elles qui apparaissent au peuple et ce sont elles qui produisent les points faibles, les failles  qui nous permettront  de les déboulonner en tant qu’idoles.

Les Américains l’ont bien compris et ils répondent à la perversion de la personnalisation du système dialectiquement, ils retournent les idoles contre elles même , ils crachent sur les idoles, sur ceux qui « prétendent » ,  au sens de pretend, alors qu’on sait qu’ils ne sont pas ce pour quoi ils se donnent. Les Américains ne sont pas dupes,  ils saisissent la dialectique de la personalisation par les cheveux et même  par les  couilles.

Ci dessous deux textes l’un de Maxime Tandonnet et l’autre  de Bruno Adrie 

 Maxime Tandonnet:

« Ceci ne concerne en aucun cas la personne du président, et rien n’est, à mes yeux, plus absurde, plus odieux et absurde, que les flots d’insultes et de moqueries qui se déversent à son sujet, au sujet de sa personne, ou celle de ses proches, sur Internet. Au-delà de sa personne, qui n’a strictement rien à voir avec mon propos,  il faut prendre acte de la nuisance intrinsèque d’un régime politique qui empoisonne la France, une Cinquième République dégradée, dévoyée, dégénérée. En l’état actuel des choses, il ne peut que donner le pire, quel que soit le titulaire de l’Elysée.

L’élection présidentielle se fait par une vaste opération de propagande et de manipulation médiatique: ce sont les médias qui choisissent en influençant la foule médiatisée, et qui lui vendent une image. En sublimant un personnage, un acteur, cette élection détruit toutes les sources de vie démocratique, notamment le Parlement qui devient un Parlement croupion. L’élection se fait sur une surenchère de promesses démagogiques et fondamentalement nuisibles pour l’intérêt général, par exemple la suppression de la TH ou la création d’un service national d’un mois, profondément inutile et qui va coûter une fortune. Il faut ensuite les appliquer et les financer, à n’importe quel prix.

L’image narcissique et égotique d’un homme ou d’une femme, n’importe lequel, devient le but absolu du régime, au nom  de « sa trace dans l’histoire » ou de la « dignité de la fonction », notion intrinsèquement ridicule – c’est la France qui compte et non « la fonction » dès lors que tout dirigeant politique, en démocratie, n’est que l’humble serviteur de son pays et de ses habitants. La réélection présidentielle devient le but en soi du système, à n’importe quel prix.

La vie publique se transforme en  spectacle médiatisé et en décors de carton-patte. Les postures et les coups de menton se substituent à l’action authentique. Au prix d’une formidable mystification, le chaos quotidien, le renoncement et l’impuissance de l’Etat sont vendus à l’opinion comme une « transformation profonde de la France ». La vanité, sous produit de l’impuissance, s’impose dès lors comme le principe fondamental du régime. La fracture démocratique, entre une petite clique influente, totalement déconnectée de la réalité, et la population, plongée dans ses drames quotidiens, ne cesse de se creuser.

Ce régime, qui trahit l’intérêt général au profit de la vanité narcissique, explique en partie la chute de la France depuis plusieurs décennies (niveau scolaire, pauvreté, violence, chômage de masse, écrasement fiscal, dette publique) Mais il convient d’insister sur ce point: en l’état du régime, du système politique, fondé sur un mélange de vanité narcissique et de médiocrité (morale, intellectuelle), rien ne changera jamais, et ceux qui pensent qu’untel ou untel, de l’extrême droite à l’extrême gauche, ferait beaucoup mieux, sont victimes de la même illusion que les idolâtres et les béni-oui-oui  du temps présent. Cela ne me réjouis pas, je ne fait ici que dire ma vérité. »

Bruno Adrie:

https://brunoadrie.wordpress.com/2018/04/28/macron-se-prend-pour-lemanation-du-gout-du-peuple-francais-pour-le-romanesque-par-bruno-adrie/

« Macron se prend pour ‘l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque’ », par Bruno Adrie

par Bruno Adrie

Gorgé d’ignorance et plein du vide dont il est à chaque instant près d’éclater, l’employé de banque présidentié à coups de millions, le penseur printanier au portrait imprimé en milliers d’exemplaires, le philosophe autoproclamé qui postillonne avec assurance sur toute la micrologie du cirque médiatique, vient de sortir la meilleure de toutes ses blagues (involontaires) : après avoir fait semblant d’être une disciple de Paul Ricœur, après avoir mis en avant l’indicibilité de sa pensée complexe, après avoir barbouillé ses élucubrations d’un immanentisme salonnard, l’occupant nécessaire de l’Élysée vient de nous expliquer qu’il n’est, en réalité, que « l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque”.

Ça lui va bien de parler du peuple français, un peuple dans lequel on trouve ceux qui ne sont rien, des ouvrières presque illettrées, des porteurs de tee-shirts qui cherchent à lui faire peur, des infirmières adeptes de l’argent magique et des privilégiés du rail qui, dans les gares, font grève et menacent le projet grandiose que l’Union européenne, ce cheval de Troie que la finance anglo-saxonne, a mis sur pied, dans le secret et à coups de dollars, pour détruire les sociétés occidentales et les remplacer par des amas d’individus désorientés et gouvernables au bobard sucré. Il est bien placé pour parler de peuple, de ce peuple qui, lorsqu’il manifeste, se transforme en bétail à lacrymos et à coups de matraques.

Si Emmanuel Macron était une figure romanesque, qui serait-il ? Le personnage central d’un Bildungsroman écrit par Jacques Attali ? Un arriviste forcené ? Un propulsé de chez Rothschild ? Mais qui lirait ce roman ? En s’imaginant romanesque, Emmanuel Rubempré essaie, sans doute, d’oublier qu’il doit tout aux vieux partis politiques – à commencer par le parti socialiste ; Bel-Ami Macron essaie, sans doute, d’oublier qu’il doit tout aux milliardaires qui ont fourni le kérosène pour son décollage et qu’il n’est, en réalité, pas le héros providentiel qu’il imagine, porté en triomphe par un peuple en délire, jusqu’au donjon suprême d’où il nous bombarde maintenant d’un feu grégeois destiné à faire tomber l’État providence.

Non content de s’inventer une vie, non content d’écrire une histoire qui satisfasse son goût personnel pour un romanesque de pacotille, le voici qui invoque la figure de Gabriel García Márquez, qu’il nous présente comme l’un des romanciers sud-américains qu’il aime tant. Mais se rend-il seulement compte de ce qu’il dit ?

Sait-il au moins que le colombien García Márquez a toujours été un ami proche du cubain Fidel Castro? Sait-il que la plupart des romanciers sud-américains ont portrayéet dénoncé les gringos, ces vilains blancs américains qu’il aime tant et dont il essaie de parler la langue avec un naturel qui ne vient pas ? Aime-t-il donc le guatémaltèque Miguel Ángel Asturias, qui a dépeint l’avidité et les crimes de la multinationale américaine United Fruit dans une trilogie, dite bananière, qui est un monument de poésie et de dénonciation ? Aime-t-il donc le péruvien José Maria Arguedas qui, toute sa vie, a cherché à remettre au premier plan une culture andine écrasée par les violences de l’impérialisme culturel occidental? Aime-t-il donc cet autre péruvien qu’a été Manuel Scorza qui, dans une pentalogie romanesque mémorable, a élevé au rang de mythologie l’opposition de quelques figures quechuas des hauts plateaux à l’invasion et à la dépossession d’une société minière occidentale, la Cerro de Pasco Corporation ? Aime-t-il donc le dominicain Juan Bosch, auteur d’un ouvrage intitulé El pentagonismo et qui dénonce, qui ne l’aura pas deviné, l’oppression exercée par les yanquís sur le continent sud-américain ? Mais peut-être préfère-t-il l’uruguayen Eduardo Galeano, auteur de la somme historique Les veines ouvertes de l’Amérique latine, un volume à l ‘épaisseur inquiétante, qui contient l’ensemble des crimes dont se sont rendus coupables les européens puis les américains dans leur conquête d’un continent regorgeant de richesses et, pour cette raison, condamné à l’oppression et à l’injustice et où le sang du pauvre crie depuis cinq siècles en réclamant vengeance.

C’est sans doute pour se donner un genre que l’apprenti parisien président – que l’apprenti président parisien – aura cité au hasard le plus connu des auteurs latino-américains en prétendant les aimer – et donc les connaître – sinon tous, du moins presque tous. Il aura cherché à briller, il aura parlé avec légèreté, aveuglé sans doute par la lumière qu’il croit voir dans l’aura fadasse qui suinte de ses expressions rissolantes de satisfaction.

Sans compter qu’il aura, en évoquant l’Amérique latine, proféré un propos déplacé.

Car évoquer l’Amérique latine et sa littérature, évoquer le continent de la révolte des libertadores et des revolucionarios – de Simón Bolívar à Hugo Chávez en passant par José Martí, Emiliano Zapata, Augusto Sandino, Jacobo Arbenz, Salvador Allende, Jaime Roldós, Omar Torrijos, Ernesto Che Guevara, Fidel et Raul Castro, pour ne citer qu’eux, au moment où lui-même sert une Union européenne qui n’est que le cheval de Troie d’un capital qui se veut sans frontières et sans limitations d’aucun ordre – surtout pas moral –, c’est vraiment insulter la logique la plus élémentaire et la mémoire de tous ceux qui ont lutté – souvent au prix de leur vie – contre la mise en place de programmes économiques de pillage néolibéraux sous Pinochet au Chili (3000 morts), sous Videla en Argentine (30000 morts), sous Bánzer et d’autres en Bolivie, sous Stroessner au Paraguay et j’en passe.

Non, décidément, l’occupant de l’Élysée, ce président si cultivé porté aux nues par une France à l’esprit si romanesque, affiche une inquiétante propension à (se) raconter des âneries lorsque qu’on lui retire le mors que les propagandistes de profession coincent entre les dents des politiques – ces têtes de gondoles de la farce électorale parrainée par le grand capital – pour qu’ils braient les éléments de langage que les Français à grandes oreilles prennent depuis des décennies pour des promesses sincères et caressantes dans le sens du poil.

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Emmanuel Macron : « Je ne suis que l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque »

Dans le grand roman de la politique française, Emmanuel Macron est aujourd’hui le personnage central. Cela ne semble pas déplaire au chef de l’Etat, qui a accordé un long entretien à La Nouvelle revue française, prestigieuse revue littéraire, à paraître dans son édition du mois de mai et que le JDD a pu lire. Le Président y évoque son rapport à la littérature et l’aspect « romanesque » de la vie politique : « Par romanesque, j’entends une redécouverte au sens tragique : une perception non point du réel mais dramatique, c’est-à-dire posant la question du sens. »

D’ailleurs, explique-t-il, sa pratique de la littérature joue directement dans son rapport aux Français. « Les Français sont malheureux quand la politique se réduit au technique, voire devient politicarde. Ils aiment qu’il y ait une histoire. J’en suis la preuve vivante! Je suis très lucide sur le fait que ce sont les Français et eux seuls qui m’ont ‘fait’ et non un parti politique », avance celui qui ne se « sépare pas de l’édition du théâtre de Molière illustrée par Debout » et qui est « accompagné de bien d’autres écrivains français et ben sûr étrangers, en particulier ces romanciers sud-américains que j’aime tant comme Garcia Marquez ».

Macron a passé une nuit à écrire son hommage à Johnny en sachant qu’il « ne servirait à rien »

Emmanuel Macron se définit d’ailleurs lui-même comme « une aberration » dans le système politique traditionnel. « Si la politique se résumait à cette sorte de chimie qui fait son œuvre comme si de rien n’était, je ne serais pas là », dit-il. « En réalité, je ne suis que l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque : cela ne se résume pas en formules, mais c’est bien cela le cœur de l’aventure politique. En somme, on est toujours l’instrument de quelque chose qui vous dépasse », poursuit-il.

Le chef de l’Etat fait aussi ce constat : « Cela fait des décennies que le pouvoir politique est sorti de l’émotion populaire. » Il cite l’exemple de son discours rendu en la mémoire de Johnny Hallyday, le 6 décembre devant la Madeleine. « J’ai passé une nuit à l’écrire en sachant parfaitement que ce discours ne servirait à rien, que les gens n’en voulaient pas et surtout pas d’un discours du président de la République! » Mais, explique-t-il, la foule « n’attendait pas un discours officiel », elle « était dans l’émotion brute du moment » : « C’est cette émotion que j’ai partagée avec la foule. Rien d’autre. Les gens ne vous reconnaissent comme un des leurs que si vous prouvez que vous êtes capable de partager leur émotion. »

L’Europe, « ce vieux continent de petits-bourgeois » qui vire au « tragique »

Le littérature a également son rôle dans le rapport d’Emmanuel Macron aux autres dirigeants, selon lui. « Avec un homme comme Vladimir Poutine, l’art, la musique, la littérature, l’histoire ont une résonance forte. Je l’ai constaté à Versailles récemment à travers la figure de Pierre le Grand. Angela Merkel est plus ‘scientifique’ que littéraire dans son approche des choses, mais la musique a pour elle une grande importance », détaille celui qui dit s’être construit par Colette et Giono à l’enfance, Gide et Camus à l’adolescence, puis Proust et Céline encore après. « Tout cela construit un cadre sensible et intellectuel qui demeure et qui influence le regard qu’on porte sur le monde », relève-t-il.

Ce regard le rend « paradoxalement optimiste » pour l’Europe, même si elle « redevient tragique ». « Ce vieux continent de petits-bourgeois se sentant à l’abri dans le confort matériel entre dans une nouvelle aventure où le tragique s’invite. Notre paysage familier est en train de changer profondément sous l’effet de phénomènes multiples, implacables, radicaux. Il y a beaucoup à réinventer », constate-il. Avant de conclure que « dans cette aventure, nous pouvons renouer avec un souffle plus profond, dont la littérature ne saurait être absente ».

Par Arnaud Focraud

 

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8 réflexions sur “Pourquoi il faut oser débattre sur Macron et sa personne…mais cela n’empêche pas que j’ai une tendresse pour lui!

  1. Quand Lloyd C. Blankfein dit que « He is doing God’s work.”, ne fait-il pas plutôt référence à la mystique luciférienne?
    Ou au yahvisme qui reposait sur une caste sacerdotale de prêtres placés sous l’autorité d’un grand prêtre?

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    1. Ce que pense subjectivement Blankfein n’a strictement aucune importance, ma méthode d’interprétation ne s’attache qu’ a ce qui apparaît objectivement. Je prends ce que disent les gens, en général littéralement c’est à dire comme une manifestation de leur inconscient, comme ce qu’ils disent malgré eux .

      Ce qu’ils disent dépasse toujours ce qu’ils veulent dire. Pour comprendre cette façon de comprendre le réel manifeste, reportez vous à ce que l’on appelle l’ interprétation des rêves, des lapsus et des actes manqués .

      Macron sans le vouloir a dit énormément de choses sur lui et de lui lors du spectacle qu’il a donné avec Trump et croyez moi ce n’était pas intentionnel, ses intentions n’étaient pas de montrer, comme le dit Hollande, que dans le couple il était le partenaire passif.

      On révèle malgré soi. Les hommes sont agis, ils n’agissent pas. sauf quand ils ont pris conscience de ce qui les meut, ce qui est rare.

      Mon travail est une herméneutique, pas un commentaire de textes.

      C’est tout une philosophie, mais désolé, c’est la mienne!

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  2. Je n’aime pas particulièrement les citations mais je me risque à citer Spinoza (1632 – 1677) :  » Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés. « 

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    1. Eh oui vous m’avez démasqué je suis spinoziste en diable, mon rêve était de gagner ma vie en polissant des verres! La psychanalyse, la psychologie des profondeurs, Jung, Marx n’ont rien inventé; l’homme est agi, Il est soumis à des forces obscures sur lesquelles il ne peut agir que lorsqu’il fait l’effort sur lui même de les faire advenir à la conscience.

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  3. Bonsoir. Au-delà des appréciations diverses sur le rôle des décideurs, une seule réalité devrait peser: ces hommes sont responsables de leurs actes, et M. Macron n’étant pas spécialement un idiot, il sait parfaitement quelle politique il conduit et quelles en sont les conséquences. Tout comme le patron de GS, se croirait-il inspiré par Dieu (si tel était le cas, nous sommes mal!). Ses leçons de catéchisme ont raté leur cible. Ces gens sont des cyniques, et souvent des voyous. Al capone croyait dans le dieu des Chrétiens, paraît-il. Rien, absolument rien ne doit atténuer la responsabilité de ces féodaux acharnés à détruire l’état social et à privilégier l’intérêt des leurs contre toute idée d’intérêt général. Il convient de garder le regard politique en toute circonstance. Pour faire cultivé, disons que ce sont des « salauds sartriens » qui ne méritent aucune circonstance atténuante. Cher monsieur, je vous ai connu plus lucide. Cordialement.

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