Le Président Tchèque: l’Europe doit fermer ses frontères sud si elle veut sauver la zone Schengen. L’Europe s’éveille à la question migratoire!

Czech President Andrej Babis yesterday told German newspaper Bild, “If we want that the Schengen zone continues to exist, then Europe needs to close its southern border and support its southern member states.”

He warned, “If Germany introduces border controls, then Austria will do the same, and this would be the de facto end of the Schengen agreement.

Des plateformes hors d’Europe ou stocker les migrants en attente des résulatas des deamndes d’asile.

It would affect everything: the economy, international transport, tourism and the EU’s reputation.” He also called for the creation of refugee disembarkation platforms outside the EU, where “migrants can await the results of their asylum process.”

Elsewhere, Spanish Prime Minister Pedro Sánchez warned that unilateralism cannot be the answer to migration issues and called for a “shared response to a shared challenge.” Referring to the Italian government’s unilateral decision to close its ports to some migrant rescue boats in recent days, Sánchez said, “I think the Italian government needs to reflect on whether unilateralism is an effective response to a global challenge such as migration,” adding, “I’m more in favour of cooperation. It’s important to talk to the Libyan government about reinforcing border mechanisms in Libya.”

Separately, in an interview with the Financial Times, Greece’s Prime Minister Alexis Tsipras yesterday said his country was open to an agreement with Germany on “secondary movement.”

Tsipras said, “We don’t care about the fact that maybe we’ll have some returns from Germany if this will help, in order to give the signal to the smugglers [that Europe is tackling illegal migration flows].” However, he also stressed that “the dilemma we have ahead is more serious than . . . agreements for secondary movements,” adding, “The dilemma that we have ahead is what Europe do we want?,” and suggesting that the Dublin Regulation needed to be overcome and that it was “out of life.”

Le chantage des allemands , une honte!

The Financial Times also reports that Germany was willing to offer Italy help in restructuring its banking sector in exchange for assistance in curbing secondary movements.

This comes as European Council President Donald Tusk yesterday warned, “More and more people are starting to believe that only strong-handed authority, anti-European and anti-liberal in spirit, with a tendency towards overt authoritarianism, is capable of stopping the wave of illegal migration,” adding, “A precondition for a genuine EU migration policy is that Europeans effectively decide who enters European territory.

Failure to achieve this goal would in fact be a manifestation of our weakness, and above all, it could create the impression that Europe does not have an external border.” He called on the EU member states to increase EU-level funding to combat illegal immigration, and to endorse the “setting up [of] “regional disembarkation platforms outside Europe” as well as “stepping up our cooperation with countries of origin and transit.”

Open Europe’s Leopold Traugott today appeared on CBNC Europe, where he discussed possible compromises in the migration talks, arguing that the focus for German Chancellor Angela Merkel will be to conclude bilateral agreements with other EU member states. Traugott was also cited in the Christian Science Monitor, saying that the concept of refugee “disembarkation platforms” or “reception centres” outside EU territory was gradually developing from a fringe idea into a realistic possibility.

Source: Financial Times, The Guardian, European Council Letter, Bild, CNBC, Christian Science Monitor

En Prime: l’Europe prise au piège de l’immigration.
L’Italie a menacé de bloquer l’adoption d’un texte commun lors d’un sommet réuni jeudi à Bruxelles, si elle n’obtenait pas plus de solidarité des autres pays de l’UE face au défi migratoire, qui conditionne le « destin » de l’Europe selon Angela Merkel.

Les déclarations du Premier ministre italienConte à son arrivée à Bruxelles ont d’emblée accentué la pression, après plus de deux semaines de bras de fer diplomatiques autour de navires transportant des migrants secourus en Méditerranée, auxquels Rome avait refusé l’accostage.

« L’Italie n’a plus besoin de signes verbaux, nous attendons des actes » de solidarité, a déclaré le chef du nouveau gouvernement populiste italien. Si le texte final sur lequel doivent s’entendre les dirigeants européens ne satisfait pas Rome, a-t-il averti, il n’y aura « pas de conclusions partagées » à la fin du sommet.

Ce Conseil européen est aussi marqué par la fragilité inédite de la chancelière allemande, dont l’autorité est défiée sur la question migratoire.

Son ministre de l’Intérieur menace ainsi de refouler aux frontières les migrants déjà enregistrés ailleurs, de manière unilatérale, faute de mesures européennes contre les déplacements de migrants dans l’UE.

« L’Europe a beaucoup de défis mais celui lié à la question migratoire pourrait décider du destin de l’Union européenne », a prévenu jeudi Angela Merkel, appelant à des solutions « multilatérales » et non « unilatérales ».

Le président français Emmanuel Macron est allé dans le même sens, écartant les « solutions nationales » à la question migratoire. « Je défendrai des solutions européennes de coopération dans l’UE », a-t-il plaidé à son arrivée à Bruxelles.

Plateformes de débarquement

« Le débat sur les migrations s’enflamme de plus en plus », a pour sa part souligné le président du Conseil européen, Donald Tusk, craignant que l’absence de solution européenne fournisse « un nombre croissant d’arguments » à des mouvements populistes et anti-européens « avec une tendance à l’autoritarisme manifeste ».

Arrivées par la mer en Europe du Sud 

« Les enjeux sont très élevés. Et le temps est court », a-t-il mis en garde dans sa lettre d’invitation aux dirigeants des 28, où il rappelle pourtant que les arrivées sur les côtes européennes ont chuté de manière spectaculaire comparé au pic enregistré à l’automne 2015.

Le sommet devait initialement permettre de débloquer la réforme du régime d’asile européen, enlisé depuis deux ans. Mais cet objectif a été abandonné, les divergences étant trop fortes sur la réforme du Règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l’UE la responsabilité des demandes d’asile.

La Commission propose de déroger à ce principe ponctuellement en période de crise, avec une répartition des demandeurs d’asile dans l’UE. Mais des pays comme la Hongrie et la Pologne, soutenus par l’Autriche, s’y opposent frontalement.

L’Italie, elle, exige au contraire un système permanent de répartition des demandeurs d’asile arrivant sur les côtes européennes, et souhaite l’abandon pur et simple du principe de la responsabilité du pays d’arrivée.

Face à cette impasse, Donald Tusk proposera jeudi aux dirigeants des pays de l’UE de se concentrer sur un objectif consensuel: la poursuite de la lutte contre les arrivées irrégulières.

Il mettra ainsi sur la table une proposition nouvelle, la création de « plateformes de débarquement hors de l’Europe » pour les migrants secourus en mer, qui « mettrait fin au modèle économique des passeurs », selon le projet de conclusions du sommet.

Débarquer les migrants hors de l’UE épargnerait aux Européens de se quereller pour la prise en charge de navires. Mais les contours du projet restent encore très flous, et il suscite de nombreuses questions sur sa compatibilité avec le droit international.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont apporté jeudi leur soutien à la quête d’une « nouvelle approche collaborative pour rendre le débarquement des personnes secourues en mer plus prévisible et gérable ».

« Les personnes secourues dans les eaux internationales devraient être rapidement ramenées à terre dans des lieux sûrs dans l’UE, et potentiellement ailleurs également », ont-ils plaidé, ajoutant toutefois que les Européens devraient en contrepartie offrir davantage de places d’accueil de réfugiés depuis des pays tiers.

Le texte sur lequel tenteront de s’accorder jeudi les dirigeants européens pourrait aussi appeler les Etats membres à prendre des mesures contre les « mouvements secondaires » de migrants se déplaçant dans l’UE, y compris par des accords entre eux comme le souhaite Angela Merkel.

Ce sujet est au coeur du débat politique en Allemagne, où cherchent à se rendre de nombreux migrants arrivés par la Méditerranée. C’est pour y faire face que la CSU, l’aile droite de la coalition au pouvoir, met Angela Merkel sous pression.

Vendredi, au deuxième jour du sommet, la chancelière défendra avec Emmanuel Macron leur feuille de route commune pour la zone euro.  Leur proposition d’un budget pour la zone euro, modeste, sinon dérisoire  en comparaison de l’ambition initiale de la France, rencontre de fortes résistances parmi les Etats membres, Pays-Bas en tête, et ne devrait être mentionnée qu’implicitement dans les conclusions finales du sommet.

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