Les dépêches mardi 10 Juillet, Macron à Versailles

Le président français Emmanuel Macron a estimé lundi que la « véritable frontière en Europe » était celle séparant « progressistes » et « nationalistes » et que leur affrontement serait « au coeur » des élections européennes de 2019.

Ne vous laissez pas piéger par les contenus de Macron ils n’ont que valeur d’ambiance et de brouillage, , ne vous intéressez qu’à sa démarche. Macron n’agit pas il brasse, il gesticule. La performance Macronnienne consiste à envahir l’espace médiatique.

Macron ne réforme peut être rien sur le plan économique, mais il réforme la pensée politique et la conception de la démocratie. Il se laisse aller à une terrible dérive qui consiste non pas à accepter le peuple et sa souveraineté mais à le refuser d’une part et lui nier souveraineté d’autre part. Macron exclut.

Macron depuis le début n’agit que sur les perceptions. C’est non pas un homme, un père c’est à dire quelqu’un qui se coltine le monde, non c’est un fils, un séducteur à sa maman, quelqu’un que de mon temps on appelait un « homme à femmes », non pas en tant qu’amant mais en tant que fils preféré de sa mère. C’est un homme issu de femme, pas de père . Le père n’a pas joué son role, le rôle symbolique  qui fait accéder au monde réel.

Podemos et Chantal Mouffe avaient proposé une autre interpétation des luttes  sociales, un nouveau clivage entre le haut et le bas; entre les élites et les autres. Les conservateurs proposent une ligne de partage entre les mondialistes, les béats de l’ouverture  et les partisans de la défense de l’identité.  Macron opère un glissement ils octroit  aux globalistes le qualificatif de « progressiste » afin de récolter des soutiens de gauche , mais il colle aux « conservateurs identitaires » le vocable qu’il veut lépreux de « nationalistes ».

Plus que jamais vous noterez donc que le combat se situe au niveau insidieux du vocabulaire: celui qui nomme prétend prendre le pouvoir, l’exercer, le conserver.

Ces jeux de vocabulaires s’inscrivent dans la post modernité: ce n’est pas le réel des conditions qui importe, non c’est le signe, la dénomination, nous sommes en pleine post modernité. La post modernité fait glisser les signes, les discours sur le réel; elle reconnait l’impuissance et la fatalité des évolutions systèmiques et ne se propse que de les habiller. C’est la structure qui gouverne, pas les hommes. La post modernité, c’est la gestion de l’impuissance, l’exploitation de la crédulité, de la lacheté, de la veulerie, de l’envie; exploitation qui permet a celui qui joue ce jeu  de bénéficier de la part maudite de nos sociétés, de la prime que constitue l’illusion de la satisfaction de la volonté de puissance. Illusion de puissance et impuissance réelle se confondent et se dépassent dans le simulacre.

Pourquoi ce choix de se situer sur ce terrain? Parce que la réalité est ce qu’elle est , elle ne se modifie qu’à long terme, de façon séculaire; ce n’est pas demain que l’on modifiera la réalité de l’exploitation sociale, la coupure de la domination; la hiérarchie mondiale, ce n’est pas demain que l’on   résoudra les antagonismes, non . Mais c’est dès aujourdu’hui que l’on peut bourrer les cranes, travestir la pensée, truquer l’information, parce quel’on a le contrôle des médias, de l’école et que l’on bénéficie de l’Autorité qui permet d’inscrire dans les têtes tout et n’importe quoi.  L’Autorité fait gober n’importe quoi car ‘on a l’estampille.

En clair Macron choisit le combat sur le vocabulaire et les désignations parce qu’il est impuissant réellement. Ce n’est pas lui qui commande. Un homme politique comme Jean Louis Debré affirme que Macron détient tous les pouvoirs, « jamais eu une telle concentration du pouvoir » dit-il.  Il se trompe lourdement et c’est parce que ces gens se trompent qu’ils ne peuvent pas être efficaces; Macron est un impuissant, il ne détient aucun pouvoir, les pouvoirs et les forces sont ailleurs, mais il detient le pouvoir du simulacre suprème  de la parole. Et c’est parce que nos zozos de l’opposition ne l’ont pas compris, Mélenchon inclus, qu’ils se font ratatiner. Si vous doutez de ce que j’affirme regardez la réalité des résultats  du dernier sommet européen: rien! Zéro pointé malgré la publicité, rien échec complet sur tous les points.

Voici la quintessence: les avancées européennes du dernier sommet  , nul ne sait ce qu’elles sont, en quoi elles consistent puisque c’est un constat d’échec, mais elles se qualifient comme « des avancées réelle que d’aucun pensaient impossibles »! Le contenu est remplacé par ce que l’on en pense!

Le « projet français » de réforme de l’Europe,  se heurte à l’affaiblissement de la chancelière allemande Angela Merkel, à l’opposition des pays du Nord et de leur population,  à la montée continue des populismes, y compris dans des Etats fondateurs de l’Union comme l’Italie, Emmanuel Macron a estimé qu’il avait déjà permis des « avancées réelles que d’aucuns pensaient impossibles ».

Le pouvoir est ailleurs dans nos sociétes, il est diffus, il est logé dans le système et tous ces soit disant chefs n’en sont que les larbins, les prétendus gestionnairees , les soit disants gérants. C »est « le système capitaliste crony d’état et de banque centrale réunis » qui est le maitre. Et eux ne sont que les pantins pitoyables qui s’agitent , pantins compradores qui en échange de leur docilité sont récompensés par les honneurs, l’argent, les femmes et maintenant pour ceux qui sont passés de l’autre cotéde la barrière sexuelle, les hommes.

Macron s’agite, il personnifie et c’est cela son rôle : personnifier, incarner afin que la tromperie continue. En personnifiant il masque la réalité, ainsi on croit toujours que si on changeait de personne, si on votait pour l’autre, celui d ‘en f ace, cela irait mieux! Le système pour durer a besoin de maintenir la fiction, l’illusion  de l’alternance et ceci passe par la dérive de la personnification.

La personnification est une nécessité , ce n’est pas quelque chose qui est surajouté, non c’est une évolution impérative dans la logique du système. C’est cela la supercherie si on vote pour celui d ‘en face ce sera la même chose. Mais chut il faut maintenir le rêve. Si on ne maintenait pas le rêve alors l’action politique se situerait à un autre niveau, un niveau autre que les gesticulations des marionnettes , alors elle risquerait de venir efficace, dangereuse pour le système.

L’envahissement de la vie publique par le simulacre, le discours ni vrai ni faux.

La gesticulation masque ce qui crève les yeux: la déconnexion. Ce que, lorsque nous parlons finance, nous appelons la disjonction. La disjonction c’est quand le corps est séparé de l’ombre, c’est quand le champ des signe qui étaient censés refleter la réalité est totalement coupé, libéré et qu’il s ‘autonomise en fonction de sa propre logique combinatoire. La deconnexion c’est le contraire du levier d’Archimède, on ne soulève rien, on brasse, on enfume, on ne joue que sur les émotions et les perceptions. Macron qui exhortait les africains à prendre leur destin en mains, à réussir, comme les banlieues, c’était de la deconnexion. Il eut mieux valu un vrai levier plutot qu’entrer  dans l’univers de la palabre. Le matérialisme a du bon!

Macron traite tous les problèmes qui sont le quotidien des Français de la même facon, la dénégation, l’incantation, l’auto-satisfaction et le rejet des non-croyants, de ceux  ceux qui doutent. Pas étonnant qu’il soit aller s’attirer la complaisance du pape, qui lui aussi est de la même école post-moderne globaliste! Qu’ils ‘agisse de l’humiliation internationale, de la pauvreté, du chômage, de la prédation fiscale, des comptes de l’état, des déficits courants récurrents, du dysfonctionnement structurel des grandes missions  souveraines,  de la sécurité ou de l’immigration: ce sont les autres qui ont tort et ne méritent pas d’exister. Macron pratique le génocide social , sociétal symbolique.

En fait nous sommes deja dans les prochaines élections européennes et dans la perspective de 2022!

Macron: « La frontière véritable qui traverse l’Europe est celle aujourd’hui qui sépare les progressistes des nationalistes (…) Ce sera difficile mais le combat est clairement posé » et sera « au coeur des enjeux de l’élection européenne de 2019 », a-t-il déclaré devant les parlementaires réunis en congrès au château de Versailles près de Paris.

Et cette phrase par son vide vertigineux résume tout  ; digne de Molière, diafoirique:

« Comme au coeur de toute menace née d’une grande opportunité, c’est sur cette crise que nous fonderons les clés de la puissance européenne, de l’indépendance européenne, de la conscience européenne de demain, après 70 ans de paix qui nous ont trop souvent conduit à perdre de vue le sens même de l’Europe », a poursuivi Emmanuel Macron.

En Prime cet extrait de Maxime Tandonnet:

« Le Congrès de Versailles est dans cette logique. Le président s’expose et parade en leader suprême. Mais par là, il écrase le Premier ministre et les ministres, dont le rôle, jadis, était justement de porter la voix de l’exécutif au Parlement et de mobiliser des parlementaires pour une action politique et la mise en oeuvre d’un programme majoritaire. L’illusion de l’autorité détruit l’autorité et l’action n’existe plus par elle-même: elle se confond avec la frime, le paraître, les jeux d’illusions. De fait, l’idée même de gouvernement s’en trouve affaiblie: la question essentielle n’est plus de diriger un Etat mais de jouer avec les émotions collectives. La personnalité de l’actuel chef de l’Etat n’est pas la question essentielle, mais l’étrange dérive d’un système vers le grand spectacle, le show médiatique, la manipulation permanente des esprits, et pire que tout, la fuite du politique devant la réalité, laissant une Nation abandonnée à elle-même, avec ses souffrances et ses inquiétudes. L’exubérance n’est rien d’autre que le voile de l’impuissance. Mais tout laisse penser qu’un changement de tête ne suffirait pas à rompre avec une logique délétère qui dépasse largement l’actuel occupant de l’Elysée. Pour espérer infléchir le cours des choses, il faudra sans doute beaucoup de temps, une prise de conscience collective, qui passe par chacun de nous »


🇮🇹 ‘S SAVONA SAYS IT MAY DEPEND ON OTHERS WHETHER ITALY STAYS IN EURO, AND I SAY WE NEED TO BE READY FOR ALL EVENTUALITIES – RTRS


China risks to global stability are overblown – this is not a repeat of the China crisis of 2015/16


[Reuters] Asia shares rise for a third day, pound bewildered by politics

[Reuters] Brent leads crude prices higher as Norway oil workers get ready to strike

[Reuters] China June producer inflation hits six-month high, consumer inflation up slightly

[NPR] Trade War With China Heats Up, But Tariff Effects Are Already Rippling Across U.S.

[CNBC] Market rally the ‘last hurrah’ – investors should sell now, warns

Le boom des rachats d’action, les buy backs aux USA, ce qui correspond à la grève du capital qui refuse de voir sa profitabilité se contracter:

Guggenheim investment chief

[WSJ] What the Stuttering Corporate Bond Market Means for Stocks

[WSJ] Hedge Funds Are Having a Volatile 2018

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s