Les dépêches samedi 28 juillet, forte croissance US, Trump pavoise

[CNBC] Trump suggests economy could grow at 8 or 9 percent if he cuts the trade deficit

La croissance des Etats-Unis a fait un bond au deuxième trimestre, franchissant la barre des 4% pour la première fois en quatre ans, une performance saluée avec triomphe par Donald Trump.

D’avril à juin, l’expansion du Produit intérieur brut (PIB) a atteint 4,1% en rythme annuel, la cadence la plus forte depuis le dernier trimestre de 2014.

« Nous faisons envie au reste du monde (…) L’Amérique est respectée ! », a lancé le Donald Trump évoquant un « miracle économique » après la publication vendredi de cette première estimation du département du Commerce.

« Nous avons réalisé un retournement économique d’ampleur historique », a-t-il ajouté assurant que conformément à ses promesses électorales, le pays était « sur la bonne voie pour arriver au plus fort taux de croissance annuel en treize ans ».

« Nous allons atteindre une croissance annuelle de plus de 3%, probablement bien au-dessus de 3% », a encore assuré le président, ajoutant qu’au cours des deux précédentes présidences cette expansion avait en moyenne plafonné à 1,8%. La Réserve fédérale prévoit pour l’instant 2,8% pour l’ensemble de l’année 2018.

De nombreux économistes estimaient que l’économie ne pourra pas maintenir ce rythme . Mais pour  Trump, « ces chiffres sont très, très soutenables. Ce n’est pas un coup isolé ».

En rythme annuel, la valeur des marchandises et services produits aux Etats-Unis a dépassé pour la première fois de l’histoire les 20.000 milliards de dollars.

« Si la croissance continue comme cela, la taille de l’économie des Etats-Unis va doubler en dix ans, plus rapidement que cela n’aurait été le cas sous les présidents Bush ou Obama », a encore lancé Trump devant la Maison Blanche.

Consommation plus vigoureuse

Au 2e trimestre, l’expansion de la première économie mondiale a été tirée par une vive consommation, en hausse de 4%, son meilleur chiffre depuis fin 2014 également.

Les coupes d’impôts, adoptées par les républicains à la fin de l’année 2017, semblent avoir  dopé les dépenses des ménages, à moins que des anticipations de rencherissement du crédit n’aient incité à des achats avant les hausses. Les Américains ont surtout acheté davantage de biens durables (+9,3%) et particulièrement des voitures.

Un autre point fort des chiffres du trimestre: les exportations ont grimpé de 9,3%, au plus haut depuis cinq ans. Cette forte hausse apparaît comme un effet secondaire des tensions commerciales causées par l’administration Trump au début du printemps avec l’imposition de taxes sur l’acier et l’aluminium importés, notamment de Chine.

Avant que les Chinois ne répliquent et n’imposent des taxes en juillet sur le soja américain, les acheteurs étrangers paraissent avoir anticipé et fait le plein des silos.

Les exportations ont ainsi contribué pour 1,12 point à la croissance, un sommet depuis cinq ans. « Le déficit commercial a baissé de plus de 50 milliards de dollars, une chute formidable », a affirmé Trump qui a lancé un bras de fer commercial avec la plupart des partenaires commerciaux de Washington.

Du côté des entreprises,  les investissements se sont bien comportés, progressant de 7,3%.

La Fed tient une réunion monétaire mercredi dans une atmosphère un peu tendue alors que le locataire de la Maison Blanche, rompant avec la tradition récente de respect d’indépendance de la Fed, n’a pas hésité à s’en prendre à l’institution monétaire, lui reprochant de renchérir le coût de l’argent. Les observateurs feigntde s’en offusquer alors que les pressions sur la Fed sont en pratiques très courantes, sinon la règle.

« Je ne suis pas content » de la politique monétaire consistant à relever progressivement les taux d’intérêt, « mais en même temps je les laisse faire ce qu’ils estiment être le mieux », a affirmé Trump la semaine dernière dénonçant aussi la montée du dollar qui peut commercialement handicaper les Etats-Unis.

Les prochaines hausses de taux de la Fed ne sont toutefois attendues qu’à partir de septembre par les acteurs financiers.


Finance a tax cut through the debt market, start a trade war and boost military spending and get a 4.1% GDP performance out of it just in time for the midterms. Fake data but the politics are real!

No wonder the profit season has been stellar – earnings soaring over 4x the pace of GDP. Corp tax revenues have been sliced by a 1/3rd in the past year to the lowest share of GDP in 75 yrs. This is an Uncle Sam driven market! It’s like tapping the debt market to pay a dividend.


I know I will be accused of cherry-picking the data, but this is called analysis, not reporting. The key here is sustainability. Adjusting for the transitory fiscal juice, soybean export boom and lumpy defense spending, real GDP growth was really closer to 2%, not 4% in Q2 <1/2>


François Asselineau a retweeté François Asselineau

✅La n’a pas de sens dans la mesure où elle est contre le gouvernement Il faut entamer la procédure de destitution du président de la République par l’art. 68 de la Constitution car il est le seul responsable de l’


[BloombergQ] U.S. GDP Report Clears Path for Two More Fed Rate Hikes

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[Reuters] Turkey, U.S. relations can be saved, presidential spokesman says

[Spiegel] How the European Commission President Won Over Trump

[Spiegel] A Surveillance State Unlike Any the World Has Ever Seen

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