La salve de mauvais sondages, les médias tirent sur l’ambulance

Deux sondages sanctionnent encore jeudi la difficile rentrée d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, marquée par la démission de Nicolas Hulot et une valse-hésitation sur le prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source.

Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro réalisé mercredi et jeudi auprès de 1.004 personnes, les trois quarts des Français (74%) jugent la rentrée politique du chef de l’Etat mauvaise.

« Vue par les Français, la rentrée du président est à l’image de son été : funeste », écrit la directrice générale d’Odoxa, Céline Bracq.

De fait, les cotes de popularité d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre, Edouard Philippe, sont en recul respectivement de cinq et huit points, dans le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique.

Sur 1.000 personnes interrogées les 4 et 5 septembre, seulement 31% disent faire confiance au président « pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays », le niveau le plus bas depuis le début de son quinquennat.

Il est au même niveau que son prédécesseur socialiste François Hollande à la même époque dans ce baromètre. La chute est particulièrement sévère chez les jeunes : moins 10 points auprès des 18-24 ans (36%), moins huit chez les 25-34 ans (32%).

Vers un nouveau premier ministre? Ce serait logique.

Edouard Philippe subit sa plus forte baisse (-8) et sa cote (27%) est au plus bas depuis son arrivée à Matignon. C’est cinq points en-dessous de la cote de l’ancien chef de gouvernement socialiste Jean-Marc Ayrault à pareille époque.

L’ex-ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot reste en tête des personnalités politiques préférées des Français malgré sa démission, visiblement approuvée par les Français puisque sa cote grimpe de 11 points en un mois, à 53% de bonnes opinions. Loin devant l’ancien Premier ministre Alain Juppé, deuxième à 40% (+2).

Selon le sondage Odoxa, la nomination de François de Rugy à la place de Nicolas Hulot est considérée comme une mauvaise décision par 59% des Français.

Et 60% des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête disent n’avoir pas été convaincues par l’intervention d’Edouard Philippe mardi soir sur TF1.

Les mêmes estiment pourtant majoritairement (58%) que le gouvernement a eu raison de maintenir le prélèvement de l’impôt à la source.

Pour Céline Bracq, « il fallait que le gouvernement se montre ferme sur ses promesses pour tenter d’arrêter la spirale du discrédit », car « les Français sont devenus très sceptiques sur la volonté réformatrice de l’exécutif ».

Mais « il n’y a plus guère que les sympathisants de LaRem (La République en Marche) qui posent un regard bienveillant sur le chef de l’Etat puisque 68% d’entre eux jugent que sa rentrée est bonne », souligne-t-elle.

« Les liens avec les classes populaires continuent de se distendre », ajoute l’analyste d’Odoxa.

Invité jeudi par son ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, à s’interroger sur cette salve de sondages défavorables, Emmanuel Macron a assuré être à l’écoute des Français.

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