« L’exécutif a lui-même contribué au ralentissement économique »

Le Figaro

Les choix du gouvernement sur l’année en cours ont en effet précipité le ralentissement de l’activité, en pesant sur la consommation, le principal moteur de la croissance.

Après une envolée fin 2017 pour finir à un taux de 2,3 %, la croissance a brutalement ralenti en 2018. Au premier – comme au second – trimestre, le PIB de la France n’a en effet progressé que de 0,2 %, douchant les espoirs de redressement rapide des comptes publics. À Bercy, les raisons de ce décrochage ont été finement analysées et s’expliqueraient, affirme-t-on, par deux séries de facteurs… exogènes.

«D’abord, il y a les raisons internationales: la hausse du prix du pétrole, supérieure de 7 points à nos prévisions, et la baisse de la demande internationale adressée à la France, avancent les entourages des ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin.Ensuite les facteurs domestiques: le calendrier des vacances de Noël, les mouvements sociaux…» Bref, une série d’événements malheureux qui aurait temporairement contrarié le plan de redressement du pays. Et dont l’exécutif ne serait, en filigrane, pas responsable.

Arbitrage difficile

La vérité, comme toujours, est plus complexe. Ne lui en …

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