Macron, non ce n’est pas une crise de régime, c’est une crise de la politique en France.

Donc c’est fait, Gerard  Collomb quitte son poste. Il le fait après une polémique avec Macron dont on ne connaît pas vraiment les tenants et aboutissants. Tout ce que l’on sait c’est que la cause avancée ne tient pas debout et que la démission de Collomb intervient après celle de Hulot et l’affaire Benalla.

Macron a communiqué en démentant tout crise de régime. La fonction de la communication étant de faire penser aux gens autre chose que ce qu’ils pensent on peut en conclure que les conseillers de Macron lui ont dit, « Sire, c’est une crise de régime dit le peuple ».

Le régime étant fondé sur l’arrogance, le culte de la personnalité et la soumission des courtisans, il était inévitable que les démissions soient perçues comme une crise de régime. Elles témoignent de quelque chose qui s’apparente à  un lâchage, une chute du piedestal.

La séquence depuis l’élection est terrible , quasi sans écart en regard des prévisions que nous-et beaucoup d’autres -avions faites: le désenchantement est inéluctable mais il ne sera pas beau, propre et grandiose, il sera petit, mesquin, médiocre.

Il eut fallu, après une élection remportée de façon douteuse, non pas profiter de la légitimité temporaire, artificielle qui suit l’apparence du succès,  pour imposer aux Français ce dont ils ne voulaient pas, non il eut fallu commencer par les conquérir, par  les réconcilier, par les raccommoder. Il eut fallu donner un contenu à une image, donner des gages à leur confiance.

Au lieu de cela on est parti dans la grande dérive du culte de la personnalité, du narcissisme, de la surestimation de soi et des gesticulations internationales dont les citoyens n’ont que faire .

La presse britannique qui avait adoré Macron pour nous l’imposer lors de la campagne est sévère, hier elle a titré : « la bulle Macron se dégonfle ».

Macron reçoit la monnaie de sa pièce , il n’a eu de cesse de rabaisser les Français, de les mettre plus bas que terre, de se positionner au dessus d’eux, méprisant, et ils se vengent, ils ne sont que 19% à considérer son action comme positive. Dans les sondages pour les européennes, le parti du Président ne fait que 20% des intentions de vote, c’est à dire moins de 10% de l’ensemble de la population puisque la moitié des personnes  n’iront pas voter. Cela, oui c’est une crise non pas de régime, mais une crise politique.

Mais Macron a beaucoup de chance écrit son sponsor, The economist:  l’opposition est nulle, lamentable. Entre la guerre des chefaillons , l’absence de reflexion , la carence programmatique et la peur de  se rapprocher du peuple, cette opposition n’arrive même pas à cristaliser ce qui est latent. Il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les voix et ils en sont incapables.

Le départ  de Gérard Collomb du ministère de l’Intérieur pour se consacrer aux élections municipales à Lyon est approuvé par sept Français sur dix, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi.
Sur les 1.000 personnes interrogées les 2 et 3 octobre via internet, 70% estiment que Gérard Collomb devait quitter le gouvernement dès maintenant.

Ils sont 29% à considérer qu’il devait plutôt rester au gouvernement jusqu’au début de la campagne des élections municipales.

Interrogés sur les motivations de l’ex-ministre d’Etat, 57% des sondés pensent que son choix a d’abord été motivé par un désaccord entre lui et Emmanuel Macron, alors que 42% jugent prioritaire son désir de briguer de nouveau la mairie de Lyon, en 2020.
Les personnes interrogées ont également été invitées à juger le style d’Emmanuel Macron, considéré comme un président autoritaire à 79%, mais aussi arrogant (71%) et dynamique (71%).
De l’avis des deux tiers des sondés (64%) la façon d’être et le style d’Emmanuel Macron sont plutôt un défaut. Seuls 35% les considèrent comme une qualité.
Emmanuel Macron a démenti mercredi lors du conseil des ministres « toute crise politique » quelques heures après avoir accepté la démission de Gérard Collomb à l’issue d’un bras de fer inédit de deux jours entre le ministre de l’Intérieur et l’Elysée.

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Une réflexion sur “Macron, non ce n’est pas une crise de régime, c’est une crise de la politique en France.

  1. Macron à été élu sur une imposture.
    Il ne faut pas chercher ailleurs la situation actuelle qui intervient si peu de temps après son élection.
    Ce faisant, cette élection, manipulée comme jamais, a fait exploser l’offre politique.
    Seul un rassemblement, comme le fut le CNR, peut redonner une vision pour la France en replaçant central un projet pour la nation.
    Malheureusement, nous en sommes très très loin.

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