Billet: Un jour tout ceci sera à toi! Dé-lire la dette et la monnaie.

Un jour tout ceci, toutes ces dettes seront à toi!

 

C’est pour le plaisir de publier cette image, mais je n’en crois pas un mot: ce qui ne peut être remboursé ne le sera pas.

Yellen a dit il y a quelques années une profonde vérité parlant de la monnaie elle a lâché , certainement involontairement: « c’est une bien piètre réserve de valeur ».

Elle voulait dire que les monnaies étant des monnaies de dettes, il ne fallait pas compter sur une possibilité que ces dettes soient honorées! Fonctionnellement, systémiquement, la fonction des monnaies est de permettre les destructions soit lentes, soit accélérées, soit chaotiques, soit ordonnées. Vous le constaterez plus tard, quand le futur me donnera raison, la fonction objective des monnaies est de permettre d’effacer les traces du passé.

Si la fonction systémique de la monnaie n’était pas sa biodégradabilité alors, on préférerait l’or! La monnaie par l’inflation et maintenant par le coupon d’impôt et de commissions (fees)  qui y est attaché, la monnaie est la trace de notre passé, la monnaie nous surveille,  et cette trace il faut soit la détruire, l’effacer par l’inflation, soit par l’impôt. Karl Marx disait que la « finance et la monnaie d’état » (d’état= de gouvernement) mettaient en branle des forces qui organiquement conduisaitent au socialisme. Nous le constatons maintenant, les élites utilisent la finance et la gestion de la monnaie comme moyen de socialiser les charges du système en concentrant les profits sur des classes privilégiées.

La monnaie s’est renversée, de liberté individuelle  suprême, elle a grâce au fil à la patte qu’on lui a attaché, devenue  la chaîne de votre servitude. Et biens sur ce sera pire quand le cash aura été interdit et que tout sera collecté directement par l’interconnexion des ordinateurs de vos maîtres.

La dette, c’est le mort, c’est le cadavre de nos promesses , c’est la pierre tombale des bilans, c’est une trace. Une trace, une cicatrice  qui ne pourra jamais se transformer en autre chose. Toute les politiques visent à la même chose, rendre les dettes supportables pour continuer à les accumuler. Ce qui ne veut pas dire que les citoyens, contribuables, salariés ne souffriront pas au nom de cette dette bien entendu , il suffit de regarder ce qui se passe en Grèce et bientôt se passera en Italie. mais cela restera partiel, localisé à certains points du système considérés comme les plus fragiles. La Grèce, l’Italie, c’est pour l’exemple, pour pouvoir aller plus loin hommage du vice à la vertu.

Moi je raisonne au niveau global et à ce niveau , la dette sera détruite .

Volontairement c’est à dire par un Jubilee? Accidentellement par un sinistre financier que l’on ne pourra pas traiter? Insidieusement par l’accélération subreptice de l’inflation? Il y a beaucoup, beaucoup de possibilités dont la plus probable est la destruction par la guerre comme cela s’est toujours fait et comme cela se prépare.

La montagne de dettes que le monde à produite depuis le début des années 80 n’est pas faite pour être remboursée, déjà on ne peut plus l’honorer, la « rouler » avec des taux d’intérêts normaux! Il a fallu les mettre à zéro ou négatifs. Non cette dette est faite pour être détruite. Toutes les  questions sont:  quand? Comment? Au profit de qui?

Nous avons connu une période ou les élites ont cru bien faire, après les années 2010 de prôner l’austérité. C’est ce qui a été imposé en Europe après la crise de la dette des périphériques de 2010/2011. On a aggravé le mal par une politique imbécile qui consistait à produire moins de richesses pour rembourser les dettes! Faut il être stupide comme Gribouille n’est ce pas?

Puis on a abandonné cette idée pour se concentrer sur ce que l’on appelé les réformes, les reformes étant en résumé équivalentes à une baisse des niveaux de vie par la précarité, la flexibilité  et la surexploitation salariales.

Maintenant on est dans une nouvelle phase : on revient aux premières amours et on s’oriente vers les stimulations fiscales; plus question de réduire les déficits, mais il est question de les augmenter. Bien entendu ceci ne concerne que les systèmes forts, les faibles eux doivent continuer à peiner pour stabiliser les dettes, il faut bien entretenir les fictions.

Ceci se fait à la faveur d’une mutation théorique: il y a des intellectuels , au service  des maîtres (et non au service du peuple comme ils veulent le faire croire, bref des keynesiens)  il y a des intellectuels qui ont développé une théorie dite de la MMT, la Modern Monetary Theory. Cette  MMT vient relayer les vieilles lunes de la sociale démocratie dépensière .

Cette MMT prétend démontrer que les gouvernements souverains monétairement peuvent s’endetter sans limite, et donc que les déficits n’ont pas d’importance!

Ils démontrent que monétairement c’est logique et imparable! Les gouvernements ont le pouvoir de piller directement le bien commun confisqué, la monnaie.

Ils oublient une chose, mais c’est la plus importante; si les gouvernements peuvent s’endetter sans limite grâce au jeu de la création monétaire dirigée , alors ces gouvernements n’ont plus de comptes à rendre et ils bénéficient d’une liberté totale et des moyens illimités … pour nous opprimer!

 

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