Les dépêches dimanche 7 octobre matin, la Fed panique. Powell a eu une révélation.

La phrase de la semaine .

Powell: nous pouvons porter les taux  plus haut que le taux neutre. nous sommes encore loin de ce taux neutre à ce stade.

Powell: « We may go past neutral, but we’re a long way from neutral at this point… »

En clair attendez vous à ce que la hausse des taux se prolonge. Non seulement il y a incertitude puisque le débat sur le taux neutre est l’équivalent du débat sur les sexe des anges puisqu’il est indéterminé, mais on ira encore plus loin.

En complément:

Federal Reserve Bank of Chicago president Charles Evans ( Bloomberg Télé): « I think that my own take on a neutral longer run funds rate is 2.75%. So, I think getting policy up to us slightly restrictive setting, 3%, 3.25% would be consistent with the strong economy and good inflation that we’re looking at. »

Traduction, Evans la blanche colombe , imagine un taux neutre porté à 3,25% alors que Powell déclare que nous sommes loin du taux neutre! Ajoutez donc au minimum 1% et considérez que l’on va le dépasser, on arrivera à près de 5%. Qui parmi les débiteurs pourra payer sa facture d’intérês et rembourser. Très peu  d’emprunteurs croyez moi.

Je vous rappellle que l’un des plus grands gourous obligataire a déclaré il y a quelque temps que si les taux longs montaient de 1% se serait un bain de sang financier car la sensibilité des marchés aux taux est extrême en raison de la « duration ».

La phrase complète de Powell

‘The really extremely accommodative low interest rates that we needed when the economy was quite weak, we don’t need those anymore. They’re not appropriate anymore… Interest rates are still accommodative, but we’re gradually moving to a place where they will be neutral… ‘We may go past neutral, but we’re a long way from neutral at this point, probably.' »

C’est la phrase à noter, à graver.

Jusqu’à cette semaine les marchés n’avaient pas cru à la possibilité d’une vraie hausse des taux, d’une vraie qui irait jusqu’au bout de son objectif: casser l’euphorie financialisante.

Moi même je n’y croyais pas, et je n’y crois toujours pas,  considérant que ceci n’est pas un choix, Powell se vante il ne fixe pas la politique monétaire, il est l’otage des marchés et un jour il acceptera leur loi. Les banquiers ont fait le choix en 2009 de bruler leurs vaisseaux, souvenez vous ai-je écrit et il n’y a pas de retour possible.

C’est la Necessité systémique qui commande, pas Powell, il bluffe. Powell ne connait pas grand chose, il n’a pas compris; comme tous ses collègues que le leverage ‘et la poduction de liquidités)  dans le système est beaucoup beaucoup plus élevé qu’ils ne le croient , tout est en levier, archi-levier.

Les zozos sont des apprentis sorciers persuadez vous bien de mon affirmation, ils n’ont pas compris le vrai cheminement de la liquidité sur les marchés mondiaux, ce sont des théoriciens qui travaillent avec des théories fausses. Le leverage est incrusté partout, « embedded », y compris dans les dérivés dont la masse est colossale. Non seulement le leverage réel et pratique est bien plus considérable qu’ils ne le préssentent mais son fonctionnement n’est pas connu, il est discontinu et c’est cela le vrai problême. transitivité, reflexivité et discontunité. Tout est opaque. Comprendre les modèles n’équivaut pas à comprendre la réalité. J’affirme , et ce n’est gout du paradoxe que le leverage est incrusté jusque dans la tête des gesn, c’est une « humeur ».

Le shadow banking, la finance de l’ombre est bel et bien dans l’ombre. E les banquiers centraux et les économistes n’ont jamais compris  ce qui avait changé depuis que la Fed était devenue « activiste » et qu’elle avait remis les  clefs du crédit à Wall Street. Savez vous qu’il a fallu attendre 2007 pour l’on prenne conscience de l’existence du’une finance de l’ombre et que Paul Mc Culley la nomme et lui donne le nom de shadow banking! Incroyable mais vrai!

Mais ce qui est important c’est que l’on commence à  croire aux propos de Powell. . Une partie du marché mondial a bien pris note des propos de Powell.  Et en soi c’est un resserrement monétaire, une réduction des conditions monétaires, un « tightening ». Nous sommes loin de 2013 ou souvenez vous Bernanke disait: nous nous opposerons à tout resserrement monétaire ».! « the Fed will push back against a tightening of financial conditions.

La Fed n’a rien vu venir;

-ni le chomage à 3,8%,

ni la hausse des salaires à près de 3%,

-ni la disparition des capacités de production oisives,

-ni le pétrole à 74 dollars,

-ni l’ISM manufacturier au plus haut de puis 1997 à 62,4.

-ni le risque de renchérissement du aux Tariffs

-ni le risque financier et inflationniste de rabais fiscaux de Trump

La Fed n’a rien vu venir et il faut interpreter la déclaration de Powell comme une déclaration de panique. Il a eu une révélation.



[CNBC] A ‘potentially lethal combination’ between hot jobs market and trade tensions could unleash inflation, Stephen Roach warns

[CNBC] China pencil-tip spy chip’s ultimate market risk: The profits built on big tech’s low-cost global supply chain

[Reuters] Exclusive: U.S. Commerce’s Ross eyes anti-China ‘poison pill’ for new trade deals

[Reuters] Turkey’s Erdogan tells ministers to stop using U.S. firm McKinsey

[Reuters] Brazil’s polarized election enters last day of campaigning

[Reuters] China silent as French police probe disappearance of Interpol chief

[WSJ] Banks Brace for the Downside of Higher Rates

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