Trump a cessé d’être une baudruche.

J’ai démystifié Trump il y a plus de 6 mois, exactement dans les termes que vous retrouverez ci dessous dans le tweet de Bloomberg.

Exactement le même nombre  d’étapes, le même vocabulaire et la même idée directrice et bien sur la conclusion. Cela me plaît de voir l’idée reprise dans une opinion de Bloomberg.

Dans mon analyse ce que je suggérais c’est que Trump ne changeait pas le réel, il jouait à faire semblant et à s’en attribuer le mérite pour des raisons électoralistes d’une part et par besoin narcissique d’autre part. C’était l’époque du Trump assiégé. Il gesticulait. Il était comme ses électeurs, un braillard.

Mais cette opinion est en retard, elle était intéressante dans le passé, elle ne l’est plus car Trump a changé. Il s’est étoffé, épaissi, le Trump nouveau est arrivé.

Je me souviens avoir écrit lors de cette découverte du Trump nouveau : « avant on le raillait,  maintenant on le craint ». Il a pris de la bouteille et cette bouteille a trouvé un contenu qu’il décline de façon plus cohérente.

Aux USA on continue de lutter contre Trump, il rend fou aussi bien les républicains que les démocrates, mais c’est surtout parce qu’il est angoissant , destabilisant, destructeur, on ne se moque plus de lui. Je n’exagère pas, Trump rend fou tout ceux qu’il cotoie ou touche. Ils n’y comprennent rien. Jamais on n’a vu quelqu’un mentir , inventer comme il le fait, se vanter. Il invente de nouvelle categories de discours.

Il se renie sans jamais sourciller; hier encore il l’a fait avec Powell quand il a critiqué ses hausses de taux. Avant d’être élu, en campagne il disait que le marché financier était une grosse bulle bien grasse en raison des taux trop bas de la Fed et maintenant il s’attribue le bénfice de la  hausse de la Bourse et critique  la Fed qui régularise les taux.

A l’étranger les campagnes anti Trump sont terminées, sauf pour quelques journaleux  attardés qui croient encore plaire aux pouvoirs en place. Non, on se fait tout petit comme Merkel pour ne pas se faire remarquer et ne pas déchaîner ses foudres. C’est beau la lâcheté.

Trump a trouvé un vrai filon avec sa volonté de bousculer les règles du commerce mondial , avec ses sanctions tous azimuts, avec son joujou quotidien le culboto du  roi dollar; un seul faux pas  de ses adversaires et hop, c’est la fessée. Le japonais a filé droit quand il est allé visiter Trump, pas une parole de  trop, pas un sourcil levé. Rien que des courbettes.

On ne respecte pas encore Trump car le respect est un mélange de crainte et d’admiration, mais on en a peur.

Trump a cessé d’être une baudruche.

 

2 réflexions sur “Trump a cessé d’être une baudruche.

  1. Je vais être sévère avec vous : sur ce point, vous êtes pitoyable.

    Vous ne compreniez pas Trump et vous le méprisiez. Vous le comprenez mieux et vous le méprisez moins.

    Ce n’est pas Trump qui a changé, c’est votre compréhension de Trump. Preuve en est que ceux qui ont correctement analysé Trump dès le début ne disent absolument pas qu’il a changé.

    Vous valez certes mieux que ceux qui ne le comprennent toujours pas et continuent à le mépriser. Mais tout de même, il y a beaucoup de malhonnêteté de votre part à présenter votre évolution comme étant le résultat de la sienne. Vous valez mieux que cette pirouette de charlatan.

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