Les dépêches mardi 30 octobre matin, la Chine obligée de prendre des mesures desespérées. Le problème de la Chine est fondamental, existentiel.

Les difficultés de la Chine finissent par devenir évidentes pour tout le monde: elle est obligée  de prendre des mesures de soutien.

Les observateurs ont fini par découvrir ce qui était évident depuis longtemps: le ralentissement de la croissance, l’impasse que constituent le recours à l’endettement, la nocivité des bulles immobilières et surtout l’impossibilité de changer de modèle de croissance.

On n’arrive pas , là bas, à remplacer la croissance par les exportations et les investissements publics par la consommation intérieure. Nous le leur aurions bien dit il y a longtemps : pour que le moteur de la consommation intérieure remplace celui de l’investissement public, il faut distribuer des revenus et du pouvoir d’achat … et il faut des structures économiques différentes. Cela le système ne les a pas et  n’en est pas capable dans sa structuration même. Donc il doit se reposer sur la dette et la dette eh bien ne dure qu’un temps. Surtout quand le système est fragilisé par la raréfaction du « dollar » et la hausse des taux. Le système bancaire et financier chinois s’asphyxie, il se grippe, il ne transmet plus, le marché financier vacille…

Le gouvernement peut toujours, face à ces difficultés et face à ces contradictions recourir aux mesures autoritaires car le pays est tout a fait manoeuvrable sous cet aspect; ce n’est d’ailleurs absolument pas le fait du hasard, mais le fait d’une grande clairvoyance si XI Jinping lors du dernier Congrès s’est donné les moyens d’être de plus en plus autoritaire. Il avait compris que cela allait être nécessaire.

Il faut une poigne de fer pour « tenir » le système chinois alors que les contradictions produites par l’évolution menée depuis l’entrée à l’OMC deviennent criantes. XI a besoin de pouvoir compter sur le Parti, de renforcer sa main mise, d’accentuer le dirigisme. Il lui faut  un Parti aux ordres qui transmet les impulsions du pouvoir central. Il a  besoin de dé-libéraliser. Comme soit dit en  passant beaucoup de pays de second ordre, les vassaux qui souffrent de la crise. La France entre autres.

Nous pensons que l’on peut formuler les problèmes de la Chine et ceux des pays dominés de la façon suivante: la mondialisation, la globalisation ont produit des mouvements inégaux à l’intérieur des pays et maintenant se pose le choix: est ce que je m’ouvre totalement  et que je m’engouffre dans le global ou bien est ce que je freine, je ralentis mon insertion, et m’emploie plutôt à bien régresser derrière mes frontières?

La Loi de la valeur est à l’oeuvre et elle place les systèmes devant leurs contradictions. on ne peut dans un système ouvert maintenir des logiques et des systèmes de valeurs de catégories différents .

Le marché « bouffe tout ». Il bouffe tout de proche en proche. Par la concurrence il impose les  valeurs  de tout, y compris des hommes, il impose le taux de profit moyen mondial, il impose sa propre discipline et cette discipline se heurte à celle des politiciens. La Chine n’est protégée de la loi du marché global que partiellement, par le contrôle des mouvements de capitaux et les barrières non tarifaires, les barrières du type « muraille de verre ». Mais Trump a des conseils intelligents , il a juré d’accélérer le mouvement de capitulation du système chinois devant les valeurs mondiales en attaquant les spécificités chinoises, les obstacles à la concurrence, donc il accentue les antagonismes qui travaillent le système chinois..

Le système chinois avait choisi de s’ouvrir , mais ce faisant il est devenu de plus sensible a tout ce qui se passait globalement , surtout en raison de la contagion par la finance  et le profit. Les réserves en dollars de la PBOC ont cessé de progresser, elles sont sur une pente de régression assez forte, il faut remplacer l’accumulation des dollars par l’accumulation de créances sur l’économie domestique.   Avec la crise les craquements et fissures se multiplient et il devient de plus en plus impossible de faire co-exister les valeurs imposées par le marché global et les valeurs domestiques chinoises. La fragilité bancaire augmente les difficultés au dela de ce qu’elles devraient être, il y a amplification par le bancaire.

On se retrouve, la Chine se retrouve  avec le même problème que l’URSS en son temps, la contradiction entre l’ouverture et la nécessité de maintenir les valeurs domestiques, nationales. Le fossé qui sépare les valeurs domestiques et les valeurs globales est considérable et la politique consciente de Trump vise à augmenter,à élargir ce fossé pour faire tomber la Chine comme Reagan l’a fait de l’URSS en son temps.

La Chine est et sera victime de ce que Trotski et Mandel de la IVème  Internationale ont si bien décrit. 



Forecasters reduced estimates for Chinese economic growth over the coming quarters as recent government measures to counter an escalating trade war with the U.S. were seen as inadequate.

Gross domestic product will probably increase by 6.4 percent on a year-over-year basis in the final quarter of 2018 before growth decelerates to 6.3 percent in the first quarter of 2019, according to 65 economists surveyed by Bloomberg.

Those forecasts, collected Oct. 22-29, were marked down from the estimates of 6.5 percent and 6.4 percent, respectively, collected in September’s survey.

« We are looking for a slowdown into 2019, despite attempts by the government to stimulate via fiscal and monetary policy, » Patrick Franke, an economist at Helaba in Frankfurt who participated in the survey, said. « Trade conflict, including the tariff hike to 25 percent, should continue to weigh on growth. »

GDP growth slowed to 6.5 percent in the third quarter from 6.7 percent in the second quarter, missing estimates for a 6.6 percent increase, according to figures published on Oct. 19 by China’s National Bureau of Statistics. The third-quarter growth number marked the slowest pace of economic expansion in China since the aftermath of the global financial crisis in 2009.

On Tuesday, China’s currency slid to its weakest level against the U.S. dollar in more than a decade following areport that U.S. President Donald Trump plans to expand tariffs to cover the full range of imports from China if he is unable to extract concessions from Xi Jinping during a Group of 20 summit of world leaders in Argentina at the end of November.


 

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