Je suis pour la sanctuarisation de l’histoire et la sanctuarisation de l’école

Je suis pour la sanctuarisation de l’histoire et la sanctuarisation de l’école , devenue lieu de propagande .

Le sinistre Jules Ferry colonialiste forcené  a rendu un bien mauvais service à la France en prétendant que l’école se devait d’être  école de la République.

Les manipulations mémorielles me dégoutent. d’ou qu’elles viennent car il y a des choses que l’on n’a pas le droit de récupérer, d’utiliser comme moyen. En particulier, les bourreaux ou la classe des bourreaux n’ont pas le droit de récupérer la souffrance des victimes.

Voici ce qu’écrit Maxime Tandonnet et c’est pour ce paragraphe que je vous livre son texte:

« Mais au moins devons nous un respect infini à ceux qui ont souffert et qui ont donné leur vie pour la cause sacrée de l’honneur en évitant toute instrumentalisation de leur souffrance et de leur courage et en respectant au mieux ou au moins mal ce que fut leur vécu de ces événements »

Nous avons une dette vis à vis de tous ceux qui nous ont précédé. Chacun a contribué à faire ce que nous sommes. Et c’est la raison fondamentale qui fait que je suis un irréductible conservateur: nous devons la gratitude à ceux qui nous ont précédé, nous n’avons pas le droit sous prétexte d’idéologies modernistes trompeuses de les rabaisser, de les juger avec nos principes actuels, imbéciles, à courte vue.

Le moderne me déplaît car il n’est en dernière analyse que la dévalorisation du passé. Surtout quand il est propagandé par des Macrons sans scrupules, surtout quand  on déforme, que dis-je, trahit le sens des mots comme « nation » et « patrie ». Je le dis non pas en raison de ce que représentent pour moi ces mots, mais en raison de ce qu’ils ont représenté en ce temps là pour ceux qui ont été conduits à la boucherie par des élites qui les ont agité comme drapeaux , des élites qui ont failli à leur position.

Maxime Tandonnet: 11 Novembre, sanctuariser l’histoire.

Moins l’histoire événementielle est enseignée et plus elle est exploitée à des fins idéologiques ou politiciennes, donnant lieu à d’invraisemblables polémiques. Le paradoxe n’est qu’apparent. La méconnaissance, ou pire, l’absence d’intérêt et de curiosité, engendrent des esprits malléables à merci.

Or aujourd’hui, le détournement de l’histoire à des fins de politique intérieure ou extérieure est un symptôme majeur du dérèglement des esprits. Les faits sont là: le 11 novembre célèbre la fin de l’un des plus tragiques conflits militaires de l’histoire de l’humanité, à l’origine de 15 millions de tués et d’une vague de souffrance et de malheur inouïe qui a déferlé sur le continent. Evacuer ou minimiser la dimension militaire des cérémonies du 11 novembre – qu’elle plaise ou non – revient à détourner le sens de cet événement.

Interpréter les années 1914-1918 à la lumière des valeurs dominantes d’aujourd’hui n’est pas un exercice évident. Le patriotisme de l’époque – le salut collectif, celui de la France vaut plus que ma propre vie – est quasi incompréhensible au regard de l’individualisme narcissique contemporain.

L’idée n’est pas non plus de sublimer à l’excès la célébration du 11 novembre. Elle fut un instant particulier de l’histoire, mélange d’euphorie et de deuil qui s’est traduit par de gigantesques rassemblements de foules dans tout le pays; mais aussi, un grand moment d’aveuglement collectif: dans l’illusion de la « der des ders », nul (ou presque) ne voyait venir l’apocalypse de 1940. [Toute forme d’enthousiasme collectif devrait appeler la plus grande méfiance, au risque d’être traité d’oiseau de malheur, de pessimiste ou de misanthrope].

Mais au moins devons nous un respect infini à ceux qui ont souffert et qui ont donné leur vie pour la cause sacrée de l’honneur en évitant toute instrumentalisation de leur souffrance et de leur courage et en respectant au mieux ou au moins mal ce que fut leur vécu de ces événements: un conflit militaire. L’histoire devrait être sanctuarisée, mise à l’abri des aléas des passions et le 11 novembre sacralisé.

Il n’est pas acceptable que la forme que prend telle ou telle célébration historique soit décidée par les dirigeants politiques du moment. Une tradition nationale est fixée dans le temps et doit échapper aux manifestations et aux modes du jour. La mission des dirigeants politiques est de créer les meilleures conditions pour réhabiliter l’enseignement de l’histoire, la connaissance des faits sans esprit de partialité, mais surtout pas de jouer avec elle à des fins intéressées. Il y a quelque chose de sacrilège à exploiter l’histoire à des fins partisanes, électives, ou carriéristes.

Maxime TANDONNET

https://maximetandonnet.wordpress.com/

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