Les dépêches mercredi 16 janvier; la Chine essaie de boucher les trous, la BCE essaie de garder le cap. Les élites ne savent pas ce qu’elles disent et font.


Les autorités dela BCE minimisent la portée du ralentissement économique en cours.

Et même Draghi refuse de considérer qu’il y a un risque de recession. Pour le moment la BCE veut maintenir le cap.

La publication depuis plusieurs semaines de nombreux indicateurs économiques décevants fait dire à certains économistes et investisseurs que la BCE ne sera pas en mesure de commencer à relever ses taux d’intérêt au deuxième semestre 2019 comme elle le projette. La BCE essaie de les détromper.

« Ce qui se passe maintenant est ce que nous attendions qu’il se passe », a déclaré Yves Mersch au quotidien Hospodárske Noviny. « Et maintenant que le ralentissement est advenu, nous n’avons pas besoin de le prendre en compte encore dans notre réponse. »

« Les fondamentaux n’ont pas changé mais les incertitudes politiques se sont accrues », a poursuivi le Luxembourgeois, qui fait figure de « faucon » au sein du Conseil des gouverneurs de la BCE.

Même si le cycle de croissance a déjà passé son pic, le ralentissement signifie que la zone euro se dirige vers un rythme de progression plus modéré, non une récession, a ajouté Yves Mersch.

La croissance plus faible que prévu de l’Allemagne est due « en grande partie » à des difficultés ponctuelles dans son industrie automobile et il faudra davantage d’éléments pour envisager une réponse de la BCE, a-t-il dit.

L’Allemagne, première puissance économique de la zone euro, a vu sa croissance ralentir à 1,5% en 2018, au plus bas depuis cinq ans.



La Fed est maintenant clairement inquiète, mais ils veuelent croire que c’est temporaire. Dire que les mauvais passages ne sont que temporaires est devenu un credo depuis Yellen! 

Lors de prises de parole séparées mardi, les responsables de la Fedont été unanimes à souhaiter une pause dans les hausses de taux .

La fermeture partielle des administrations fédérales prive 800.000 employés de salaire depuis près d’un mois et fragilise aussi de nombreux sous-traitants. Des économistes estiment qu’il réduit la croissance américaine de 0,1 point de pourcentage ou plus chaque semaine. IL sont inquiets de la situation chinoise, des incertitudes britanniques, du blocage du financement du Trésor.

Quel que soit l’impact précis, « nous savons qu’il est négatif à un moment où même sans cela se présentaient un certain nombre d’incertitudes », a déclaré Robert Kaplan, le président de la Fed de Dallas, lors d’un discours mardi devant la Chambre de commerce de Plano, dans le Texas.

En conséquence, il estime que la Fed devrait attendre au moins « un trimestre ou deux » avant de relever à nouveau ses taux d’intérêt.

La volatilité des marchés financiers et du crédit rend également prudents les banquiers centraux américains, qui se demandent si les hausses de taux graduelles des dernières années commencent seulement maintenant à freiner les dépenses des ménages et les investissements des entreprises.

« Il faudra un peu de temps pour permettre à cette situation de se décanter (…) Je pense que c’est une question de mois, pas de semaines », a dit Robert Kaplan.

Esther George, figure de proue des « faucons » à la Fed, a conforté l’impression d’un consensus en prônant à son tour la patience. Depuis des années, la présidente de la Fed de Kansas City réclamait imperturbablement des taux plus élevés pour éviter une montée de l’inflation et la formation de bulles.

« Pour l’heure, il me semble qu’on doit procéder avec prudence et nous montrer patients », a-t-elle dit dans un discours au siège de son établissement. « Une pause dans le processus de normalisation nous laisserait le temps de voir si l’économie répond comme attendu au ralentissement de la croissance à un rythme soutenable sur la durée. »

Neel Kashkari, son collègue de Minneapolis qui critique depuis le début le resserrement des taux au motif que l’inflation ne décolle pas, a lui bu du petit lait. « Il est inutile d’éteindre l’économie avant qu’elle ne se mette à chauffer vraiment », a-t-il fait valoir devant la Chambre de Commerce de Rochester (Minnesota).

La Fed a relevé ses taux à quatre reprises en 2018, après trois relèvements l’année précédente, pour les porter à 2,5%.

Le président de la Fed Jerome Powell a donné le signal d’une attitude plus pragmatique le 4 janvier, des propos réitérés six jours plus tard et depuis repris par ses collègues gouverneurs et présidents d’antennes régionales.




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