A propos de la tendance à l’erosion de la profitabilité du capital

Quelque lecteurs me demandent d’élaborer un jour sur ce que je mets souvent en avant par des graphiques; la tendance à la baisse e la profitabilité du capital. Je le ferai un jour.

Il y a un temps pour tout!

En particulier pour écrire . Beaucoup de choses qui sont claires dans ma tête ne sont pas encore assez élaborées pour être présentables et facilement assimilables. Disons qu’elles sont encore trop théoriques, trop abstraites.

C’est une chose que d’élaborer dans sa tête et une autre que trouver les modes d’expositions simples et accessibles.

Normalement il faut un fait, une actualité comme celle qui m’a conduit à reprendre la déclaration de Macron sur le financialisme et le neo liberalisme, puis il faut tirer sur le fil afin de voir ce qu’il y a derrière de caché, puis il faut insérer cela dans l’Histoire. Histoire concrèté et histoire des idées.
.
En effet je ne crois pas pouvoir expliquer de façon convaincante sans être capable de réveler l’origine historique des choses. Le genèse des choses a un énorme pouvoir explicatif et un pouvoir de conviction sans pareil. Quand je reprends l’hsitoire de la crsie, les gens me comprennent par exemple.

Ensuite il faut polir décanter les concepts clefs, les clarifier et enfin les mettre ensemble par une articulation logique, non contradictoire et surtout non artificielle. Les liens entre les propositions doivent être organiques, dialectiques  et non pas rhétoriques.

Finalement, il faut que cela s’impose à moi comme utile à un moment donné.

La piste pour commencer à réfléchir sur la chute de la profitabilité du capital consiste à comprendre que le capital n’est pas une chose en soi, non c’est un rapport social, c’est le rapport social qui permet à une catégorie de gens de recevoir, de s’attribuer , une part de richesses, une part de biens et services sans produire eux même.

On émet  trop de droits et, en, particulier trop de droits à prélever, dans nos systèmes parce que nos systèmes sont lâches, ils n’ont pas les moyens de payer leurs couts de fonctionnement/reproduction donc ils font des promesses et les promesses accumulées finissent par constituer un capital.

Vous avez remarqué que j’énumère diverses formes de capital, le productif, l’improductif, le spéculatif, l’inefficace, le fictif, le capital de poids mort etc cela c’est encore simple. Mais tout est beaucoup, beaucoup plus compliqué car il y a une ambiguité majeure dans le terme de capital: on confond le capital c’est à dire les usines, les machines, le savoir faire etc avec sa contrepartie c’est dire l’action ou l’obligation qui le représentent, qui le figurent ou qui le signifient au sens de le mettre en signes.

Et notre époque crée et entretient la confusion afin de faire croire que ce sont les bouts de papier qui sont le capital alors qu’ils ne sont que la contrepartie juridique, contractuelle du capital réel.

Il s’agit de faire croire qu’ils sont auto productifs. La preuve , il ya des gens qui croient que l’on s’enrichit en dormant! Non on s’enrichit en exploitant.

Donc il faut clarifier et démystifier tout cela. Ce n’est pas simple à faire mais c’est surtout difficile à expliquer simplement.

Nous vivons dans un système qui ne nettoie plus . J’entends par là un système qui refuse la destruction créatrice de ce qui est pourtant périmé donc le capital inadapté, inefficace, zombie n’est plus détruit. Il survit, demande sa part du profit du système et ce faisant il le fait d’une manière perverse: dettes, prebendes, crony, monopoles, subventions, chantage etc

L’absence d’inflation suffisante aussi est un facteur d’érosion de la profitabilité car avant ,avec l’inflation, la valeur réelle des promesses que le système émet se dévalorisait toute seule, le système etait comme je le dis, biodégradable. Il effaçait ses traces en marchant.

Autre point, avec la productivité vous augmentez l’efficacité de la main d ‘oeuvre c’est à dire que vous réduisez la quantite d’heures de travail nécessaire à la production , mais vous augmenetr le poids relatif des machines, de la technqiue, de ce que l’on appelle le capital. L’intensité capitalistique augmente sans cesse. La modernisation est une substitution du capital au travail, la masse de capital a rémunérer progresse plus vite que la masse de main d’oeuvre à exploiter .

A partir de là on peut commencer a entrevoir que notre époque produit plus de droits de prélever sur la production qu’elle ne fait croître cette production.

C’est une course de vitesse entre d’un coté la progression de la production de richesses et de l’autre la masse de droits à prélever sans produire que l’on crée.

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6 réflexions sur “A propos de la tendance à l’erosion de la profitabilité du capital

  1. Je ne veux pas rajouter une couche de difficultés supplémentaires, mais il me semble bien, à vous lire, que votre conception de « la tendance l’ érosion de la profitabilité du capital », n’a pas grand chose à voir avec la théorie de « la baisse tendancielle du taux de profit » dont les économistes « officiels » et « canoniques » nous rabattent les oreilles depuis Marx (au moins). Suis-je dans l’erreur ?

    Merci pour votre blog si libre et qui donne toujours à réfléchir.

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    1. Ma conception inclut, englobe celle de Marx, la dépasse, tout en restant fidèle aux idées de base.

      La tendance à la baisse tendancielle du taux de profit est une bestiole mathématqiue incontestable au plan théorique , c’est une sorte de cristal incontournable mais son mode d’apparaitre dans nos systèmes est beaucoup plus complexe et diversifié que Marx ne l’a imaginé.

      Cela va vous sembler bizarre mais des écrits de Greenspan dans les années 80 rejoignent non seulement les découvertes de Marx, mais mon interpretation. Ce qui est normal car il y a convergence avec les idées de certains économistes dits autrichiens.

      En pratique, le keynesianisme qui n’est rien d’autre qu’un moyen de dépasser les contradictions du capitalisme, le keynesianisme a joué un role considérable dans la suraccumulation actuelle car il empêche les destructions cycliques.

      Greenspan a élaboré en particulier sur le fait que la reconnaissance de droits nouveaux aux salariés dont on repousse le reglement à plus tard, dans le futur et qui a ce titre consituent un capital, vient augmenter la suraccumulation.

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  2. Érosion tout simplement cela ne vient il pas du stock de dettes face à production réelle ? La vélocité du crédit face à la réalité de la production de choses réelles et tout simplement face à l’homme qui ne peut aller aussi vite que le bonhomme virtuel qu’ils appellent dans leurs théories ?

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