Le canard de la Loi de 1973

Les gauches et les extrêmes droites sont anti-pognon.

Ce qui est assez stupide car la monnaie c’est quand même un grand progrès de l’humanité! La monnaie en elle même, c’est à dire dans son abstraction, n’est ni bonne ni mauvaise; c’est la meilleure et la pire des choses comme tout ce qui est humain et dialectisable. Esope s’en était rendu compte il y a longtemps!

Ainsi la répartition aux plus faibles est une bonne chose mais elle entraîne des abus des profiteurs  et elle devient une mauvaise  chose. Le bon contient toujours en germe le mauvais; les hindous disent qu’un arbre a toujours deux branches. Le travail salarié, pour celui qui n’a pas de capital est une bonne chose, mais il permet l’échange inégal et l’exploitation et c’est une mauvaise chose.

Est-ce que la monnaie, dans son abstraction, dans  son concept est un instrument d’exploitation,de transfert, de vol ? Non, c’est un signe, un symbole,  tout dépend de la pureté des intentions de celui qui la conçoit pratiquement, la bat et la distribue.

Ce que je veux dire c’est que l’on confond ce que devrait être la monnaie avec ce qu’elle est : elle est un fétiche, un bien commun confisqué , un outil de domination non en elle même mais parce qu’ une classe sociale se l’est accaparée.

C’est pour cela que nous vivons comme je le désigne souvent sous la domination  des kleptocrates, kleptocrates signifiant que certains ont accaparé à leur profit quelque chose qui n’appartient à personne. Un peu comme un dictateur d’un pays plus ou moins développé accapare à son profit les ressources pétrolières ou minières.

Quand on émet de la monnaie on augmente le stock de signes monétaires. Comme le stock de richesses réelles n’est nullement affecté par cette opération magique, comptable, la contre -valeur, , le pouvoir de prélèvement de chaque unité monétaire se réduit, on dit qu’il est dilué. Si vous divisez une richesse par 1100, le résultat de la division est plus petit  que si vous divisez cette richesses par  1000!

On appelle cela l’effet Cantillon.

C’est ainsi que les gouvernements, les institutions, les dominants général vous baisent; vous avez un signe monétaire nominal, mais il recouvre une richesse réelle sans cesse plus faible, dégradée.

L’émission de monnaie nouvelle, supplémentaire,  correspond à un avilissement inéluctable, mais vous ne vous en apercevez qu’au fil du temps si la monnaie qui est créée est utilisée; si elle n’est pas utilisée mais stockée, la dépréciation peut très bien ne pas se voir. Elle peut rester potentielle.

Et c’est sur ce phénomène de stockage de la monnaie, sur sa non-utilisation que comptent les dominants pour vous baiser.

Ce qui veut dire que l’émission monnaie n’est jamais neutre, elle a toujours un coût et comme le dit Charles Gave ci dessous l’une des lois de l’économie c’est qu’il n’y a pas de free lunchs, on ne rase jamais gratis.

Venons-en à la  fameuse   loi de1973.

Ceux qui défendent les financements gratuits  du gouvernement par les banques centrales sans limite et sans coût apparent ce sont les équivalents des MMTistes ou Chartalistes modernes. Ils prétendent faussement que’ l’origine de la monnaie c’est l’estampille de l’état ce qui est faux  et archi faux et que l’état peut diluer la richesse nationale a son profit comme il veut tant que l’on n’est pas au plein emploi. En gros le gouvernement peut s’endetter et créer autant de monnaie qu’il veut, il ne risque pas  la faillite, il lui suffit de faire fonctionner la planche à billets.

Ce gens n’ont pas compris que l’état pouvait imprimer des billets, leur donner cours forcé,  mais qu’il ne pouvait, malgré le chiffre imprimé  sur le billet en fixer la valeur d’échange  réelle ni à l’intérieur ni à l’extérieur. On peut imprimer toute quantité de monnaie et de crédit, on ne peut en même temps en fixer la valeur. Et la planche à billets c’est comme la pile Wonder, elle s’use si on s’en sert.

J’ai traité cette question dans quelques articles très récents et bien entendu mon analyse est qu’il s ‘agit d’une escroquerie qui permet à la classe qui contrôle l’état et à la classe des fonctionnaires d’attirer à elle les ressources réelles, sans autorisation, sans vote du peuple souverain,  et ce au détriment des autres classes sociales.

Si le gouvernement et ses fonctionnaires ont le pouvoir de battre monnaie et de se l’attribuer, ils volent tous les détenteurs  de monnaie  il y a dilution. Il y a dilution et bien sur socialisation. Socialisation accaparée par une classe et ses alliés Nomenklaturistes. Toujours le même problème de base du socialisme : qui contrôlera les contrôleurs?

C’est l’évolution vers une société socialiste dans laquelle ceux qui prétendent en savoir plus que les  autres se donnent le droit d’attirer à eux les ressources réelles par la monnaie dirigée et ainsi finance ce qui peut assurer leur maintien en place de pouvoir, leur maintien en position de  dominants .

Dans les circonstances présentes, actuelles, ceux qui sont partisans de supprimer la loi de 1973 sont partisans  d’un socialisme nomenklaturiste, dictatorial, inamovible.

Les solutions à nos problèmes  sont ailleurs! Il faut revoir entièrement radicalement , le système qui permet de créer de la monnaie et du crédit. 

Charles casse les  pattes du canard de la loi de 1973:

Je ne peux pas aller dans une réunion publique sans qu’un participant ne se dresse pour me parler de la loi de 1973, dite “Pompidou-Rothschild”, qui aurait permis aux banquiers de s’enrichir grassement sur le dos de l’Etat et de la population.

La thèse semble être qu’avant cette loi funeste, l’Etat français pouvait emprunter gratuitement  à la Banque de France (BDF), ce qui lui aurait été interdit après, et que ce serait un gros scandale.

Cette croyance, qui semble partagée autant par une partie de la droite française que par l’extrême gauche de notre beau pays (Mélenchon), outre qu’elle semble impliquer un fonds assez fort d’antisémitisme, me laisse complètement pantois tant elle est stupide et je vais essayer d’expliquer pourquoi dans les lignes qui suivent.

Depuis 1936 et la réforme de la BDF, le gouvernement français pouvait emprunter dans des limites assez strictes 10 milliards de francs (si mes souvenirs sont exacts) sans payer d’intérêts sur ces emprunts et avait donc une espèce de facilité de trésorerie auprès de la BDF.

En 1973, Giscard et le Gouverneur de l’époque reformèrent la BDF, qui en avait bien besoin, et changèrent un certain nombre de choses mais très curieusement ne touchèrent pas à cette facilité qui ne fut supprimée qu’en 1992 puisqu’elle était en contradiction avec le traité de Maastricht.Ceux qui ont supprimé cette faveur que la BDF accordait à l’état ne furent donc pas Pompidou et Giscard mais Mitterrand et Delors, et les Rostchild, dont la banque à l’époque était nationalisée après avoir été au bord de la faillite, n’avaient pas grand-chose à voir dans le Schmilblick.

Mais cette croyance, largement répandue, indique une méconnaissance assez grave de la façon dont une économie fonctionne, ce qui est infiniment plus embêtant.

La première des incongruités est de croire qu’en économie la gratuité existerait.

Chacun se souvient de la phrase immortelle de monsieur Hollande, notre précèdent Président, annonçant doctement alors même qu’il avait enseigné l’économie à Sciences-Po (pauvres élèves, tout s’explique) que « ça ne coutait rien puisque c’est l’Etat qui paye », ce qui avait fait rigoler tout le monde.

Eh bien, ceux qui croient que si l’état ne paye pas de taux d’intérêts, cela veut dire que les emprunts sont gratuits, ont une compréhension de l’économie à peu près équivalente à celle de Flanby, et je vais essayer d’expliquer pourquoi.

Qu’est que donnait la BDF au gouvernement en échange des bouts de papiers colorés (les titres des emprunts) que le gouvernement livrait à la BDF ?

Réponse : de l’argent frais.

Et d’où sortait cet argent frais ?

Réponse : de la planche à billets.

Et donc la masse monétaire augmentait et avec elle l’inflation.

Et qui souffrait de l’inflation ?

Réponse : les épargnants français, qui payaient donc en fait cette fameuse gratuité et qui voyaient leur épargne détruite, ce dont ne souffrait absolument pas les fonctionnaires dont les salaires étaient indexés sur l’indice des prix de détail et qui, ayant des emplois à vie, n’avaient pas besoin de se constituer une épargne…

Cette miraculeuse gratuité n’était donc en fait qu’un transfert de richesse des épargnants vers les fonctionnaires et ceux qui parlent encore de cette foutaise montrent simplement qu’ils ne comprennent rien de rien à l’économie, ce qui ne surprendra aucun des lecteurs de l’IDL.

La deuxième imbécillité est de dire que du coup la France souffrirait de ce que ces génies appellent « la dictature des marchés financiers »

Pour ne pas subir la dictature des marchés financiers, il existe une solution très simple qui est de ne pas emprunter : en Suisse, en Suède, en Allemagne, personne ne parle de la tyrannie des marchés financiers et c’est bien normal puisque ces pays sont en excédent budgétaire.

Par une amusante ironie, le dernier budget en équilibre voté par nos Solon le fut en …1973 et depuis nos affaires ont toujours été gérées par des gens que NOUS avions élu et dont nous savions TOUS qu’ils nous mentaient. Il suffit de se souvenir de la formule du regrettable Président Chirac : « Les promesses électorales n’engagent que ceux qui les ont cru » pour se rendre compte du mépris que les coquins que nous élisons ont pour nous.

Et donc nous n’avons eu QUE des déficits depuis 45 ans… parce que nous avons cru que la croissance du poids de l’Etat dans l’économie était une bonne chose, mais que nous refusions de payer pour cette très bonne idée.

Et comment ces déficits perpétuels ont-ils été financé ?

En émettant de la dette bien sûr.

Et qu’est que la dette étatique ?

La science financière nous dit que la dette étatique, ce n’est que la somme des impôts que nous aurions dû payer et que nous avons refusé de payer, préférant laisser cette charge à nos enfants ou petits-enfants.

Et la dictature financière se manifeste quand les marchés commencent à se demander si nos petits-enfants accepteront de payer au motif que nous avons refusé de le faire

On voit déjà ce qui va se passer. Les jeunes français productifs ont une valeur marchande très forte à l’international, très supérieure à celle qu’ils auront s’ils restent en France puisqu’il leur faudra rembourser cette dette.

Ils partiront-et partent déjà- à l’étranger, laissant sur place ceux qui n’ont pas de valeur marchande à l’international et qui donc seront bien incapables de rembourser quoi que ce soit.

C’est ce que nos incompétents appellent la dictature des marchés financiers et qui n’est que le vote avec leurs pieds des jeunes qui ne voient pas pourquoi la génération de Mai 1968, la plus bête de l’histoire de France, devrait les mettre en esclavage pour s’assurer une vieillesse tranquille, après avoir dilapidé l’argent que leurs parents leur avait laissé, et on les comprend.

En fait, les autorités politiques et les citoyens en France sont dans la position du drogué qui se plaint d’être dépendant de son dealer…

Et ce qui se passe en ce moment c’est simplement que cette note commence à être présentée et qu’il va falloir un jour vivre selon nos moyens.

Mais c’est la que les esprits faibles qui parlent de la Loi de 1973 font preuve d’une incroyable irresponsabilité.

Ce qu’ils veulent suggérer en disant que « c’est un scandale que la BDF ne puisse pas financer directement le déficit budgétaire » est que nous n’aurions aucun problème si la BDF assurait ce financement, et donc nous n’aurions plus de dictature des marchés.

Et donc ils confondent l’argent avec la richesse, ce qui est erreur quasiment enfantine.

Ce n’est pas parce que la masse monétaire augmenterait tous les ans pour financer des dépenses improductives que la quantité de richesse augmenterait dans le pays bien au contraire.

Et on le voit chaque jour au Venezuela, si cher à monsieur Mélenchon.

Je peux assurer le lecteur que la banque centrale du Venezuela, qui était un pays plus riche que la France en 1945, a financé totalement les imbécillités et de Chavez et de Maduro, et que le seul résultat est aujourd’hui que la monnaie du pays ne vaut plus rien, que les gens meurent de faim et que trois millions de personnes ont traversé les Andes à pied pour aller ailleurs.

Et l’amusant est que dans l’histoire, la première fois que cela s’est produit, ce fut en France, sous la Régence, avec le système de Law, et que cela donna l’occasion à Cantillon, un très grand économiste Irlandais d’être le premier à faire la distinction entre richesse et argent, que cela date de près de trois cent ans et qu’il y a toujours des ignoramus chez nous, trois cent après, pour expliquer que créer plus d’argent amène à plus de richesse.

Mais bien sûr, eux ils ne financeront que des dépenses productives parce qu’eux, ils connaissent le futur, ce qui est une autre ânerie, puisque le futur est inconnaissable.

J’ai donc le mépris le plus total pour tous ces gens qui me parlent de la Loi de 1973, parce que, ou bien ils ne savent pas et devraient se renseigner, ou ils savent, et donc savent qu’ils mentent.

Ce qui nous ramène à ceux qui nous gouvernent depuis cinquante ans.

La réalité est simple :

  • Permettre la dette, c’est permettre aux politiques d’acheter les voix d’aujourd’hui avec l’argent de demain.
  • Donner aux politiques la possibilité de lever des emprunts, c’est donner les clefs de sa cave à vins à un alcoolique.
  • Croire qu’il existe quelque chose qui s’appelle la dictature des marchés, c’est soi être idiot, soit croire que les autres le sont.
  • Financer l’Etat par la planche à billets, c’est la ruine assurée.

Et donc nos problèmes ne viennent pas du fait que nos élites ne connaissent rien à l’économie mais tout simplement du fait que nous sommes gouvernés par des crapules qui manipulent les électeurs en sachant très bien ce qu’ils font.

Et ces crapules ont monté un système qui est quasiment irréformable.

Toute une série de gens croient que « le Calife est bon (le système) mais que le Vizir est mauvais (le personnel politique) » et qu’il suffirait de changer le personnel politique, en mettant à leur place tartempion ou tartemuche et que tout irait mieux.

C’est complétement faux.

La seule solution est de changer le système en inscrivant dans la Constitution le Referendum d’initiative Citoyen et de se débarrasser de ceux qui ont fait de la politique leur métier.

Il se murmure que le Président pourrait annoncer un referendum pour le même jour que l’élection au Parlement Européen. Je crains que nous n’ayons un referendum sur la cueillette des haricots verts ou le ramassage des escargots, sujets brûlants qui partagent les Français

S’il annonçait un referendum sur le RIC, alors je dirai « Embrassons-nous Folleville, tout est pardonné ».

Je vais surement être déçu en bien, comme disent nos amis Suisses.

https://institutdeslibertes.org/la-loi-de-1973/

EN BANQUE SON : 

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14 réflexions sur “Le canard de la Loi de 1973

  1. J’ai trouvé la réponse à Charles Gaves faite par Valérie Bugault très intéressante :
    http://lesakerfrancophone.fr/dette-des-etats-la-loi-de-1973-et-le-transfert-des-fonds-publics

    Mais aucun des 2 ne proposes de revoir le système de création monétaire (la question est simplement de savoir qui a le pouvoir dessus).
    Vous pensez à quoi au juste ? Les cryptos sont une tentative qui va dans ce sens, de se passer du tiers de confiance qui finit toujours par trahir…

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    1. Je ne travaille pas à la demande, je refuse de faire des bouquins .

      Les bouquins du type de ceux que je pourrai écrire se vendent à 1000
      exemplaires!

      Tandis qu’en traitant l’actualité et en surfant dessus j’ai plus de 10 000 et quelquefois 12 000 lecteurs quotidiens dont la moitié fidélisés et un réservoir de 60 000 occasionnels. Les rebloggings et les transferts de liens sont difficiles à apprécier.

      Je ne cherche surtout pas la diffusion car au dela d’un certain public, c’est inutile, les gens ne suivent pas, c’est trop compliqué, mais je proprtionne mon travail à mon objectif.

      En résumé un jour je répondrai mais en fonction d’une actualité forte.

      Cdlt.

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  2. Je ne suis pas économiste.

    Mais quitte à s’endetter, autant le faire auprès de sa propre banque centrale, la Banque de France, sous contrôle étatique.

    Certes, la France a dévalué tant de fois!

    Mais les Français vivaient tellement mieux du temps de l’indépendance, et leur structure industrielle ne s’évaporait pas alors comme c’est le cas actuellement (liberté de circulation des capitaux etc…)

    1973 peut donc être considéré comme l’amorce de l’endettement cataclysmique du pays, dont les citoyens sont les dindons et les banques les bénéficiaires.

    Moralité: nationaliser les banques, réintégrer la Banque de France dans le giron national et interdire les libres mouvements de capitaux serait, à minima, une bonne chose.

    Et donc, prioritairement, quitter l’Euro et l’UE. Le reste importe peu.

    L’essentiel est de casser le pouvoir politique de la finance. Il sera toujours temps après de discuter d’un retour à la normale.

    Faire du fric, oui, mais sans tuer les états. Cette proposition devrait paraître raisonnable.

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    1. j’ai lu la fameuse loi de 1973 ( disponible sur Légifrance ) , à aucun moment cette loi n’interdit à l’état d’emprunter à la BdF , il y a juste une contrainte de convention et de validation par le parlement ( article 19 ).
      Par contre !! à aucun moment cette loi n’oblige à faire des déficits et à emprunter à qui que ce soit !!

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      1. En dehors des cas ou on emprunte pour investir , les emprunts couvrent les dépenses de consommation des uns avec le travail des générations futures. Cela veut dire que l’emprunt est une vilénie, une escroquerie pratiquées par ceux qui n’osent pas lever les impôts pour couvrir leurs largesses.

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  3. Vous confirmez dans cet article que par exemple les GJs s’occupent uniquement du volet social. Or celui-ci dépend du volet politique, c’est à dire qui est au pouvoir et qui décide. Les GJs ont abandonné ou presque le volet politique, donc le pouvoir n’a plus peur et ne lâchera rien sur le volet social. La seule cible valable pour changer quoi que ce soit c’est le politique, QUI DECIDE. Il faut d’abord virer les puissants du pouvoir (politicards et milliardaires) et après s’occuper du social.

    Pour la monnaie créée, cela ne peut se faire qu’après une production utile à la communauté. Et c’est la communauté qui seule peut créer la rémunération, jamais avant la production. Le prêt ne doit être possible qu’à partir de l’épargne et sans effet de levier. L’interet doit être calculé par la communauté en fonction de la production utile.

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    1. Tout est politique. Il n’y a pas lieu de distinguer le social, de l’économique ou je ne sais quoi. A partir du moment où vous faites des propositions qui concernent la gestion de la cité vous faites de la politique. Quand les GJ font des revendications sociales il font de la politique. Séparer le social de la politique ou de l’économique n’a pas de sens. Et la communauté n’a pas à calculer un taux d’intérêt puisque celui-ci ne fait que refléter la préférence de l’être humain pour le temps (présent), soit la dépréciation des biens futurs comparée aux biens présents.

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  4. Le graphique ci-joint reprend la dette historique au sens de Maastricht depuis 1978 et par sous-secteur.
    Il est évident que le problème est sur l’État et lui seul.
    Il est clair que celui-ci n’a plus la capacité de « lever l’impôt » pour couvrir ses dépenses.
    Le pourrait-il seulement compte tenu des montants requis ?
    Les GJ disent NON, pas auprès de nous et ils ont raison.

    Ci-après la SITUATION MENSUELLE BUDGÉTAIRE AU 31 DÉCEMBRE 2018 qui fait apparaître un solde général d’exécution à -78 milliards d’€ fin 2018 !! (Macron is the best)
    https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/files/documents/ressources_documentaires/SMB/2018/situation_mensuelle_budget_Etat_31122018.pdf

    La loi de 1973 n’a rien à voir dans cette situation et ce problème que connaît la France est récurrent dans beaucoup de pays occidentaux.
    Ce qui doit questionner plutôt, est le fait que le dérapage de la dette a été initié au début des années 1980.
    De là à voir une coïncidence avec le début de la financiarisation à outrance, il y a un pas que je franchis allègrement.
    Cette financiarisation a été sciemment décidée au détriment de l’épargne pour l’investissement productif.
    C’est peut-être cela qu’il faut remettre en cause.

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  5. Idiot du village:

    principe , le budget de l’état doit être à l’équilibre , idem pour les caisses sociales.

    Sinon les impôts ne sont pas perçus là où ils devraient l’être.

    Qui dit non perception dit économie ou enrichissement.

    L ‘enrichissement se prête au financement du découvert de l’état = Sur-enrichissement.

    L’idiot du village voit le chien se mordre la queue par un-une sans dent.

    Il fût un temps, ou l’état émettait des bons du Trésor au peuple Français , la plus-value restait en France.

    Que le peuple souverain souscrive au RIC , les assemblées délibératives bien informées prendront les bonnes initiatives.

    EXEMPLE: échelle de temps

    million, milliard sur l’échelle du temps en seconde-jours-ans , francs et euros.
    1 million de secondes c’est 11 jours
    1 milliard de secondes c’est 30 ans
    1 milliard de francs c’est 30 ans, d’€ c’est 199ans.

    Attac 2019 CAC 40: 57.4 milliards x 199 ans = 11.423 années , de dures années de travail non rémunérées .
    En France, les 1% détiennent 2.750 milliards x 199 ans = 547.250 années , de dures années de travail non rémunérées . Travaillez travailleur pour rattraper le temps perdu,courrez courrez en traversant la rue!!!!! un pognon de dingue.

    Merci pour votre blog Mr Bruno BERTEZ

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  6. Il me semble que Charles Gave répond incomplètement à ceux qui parlent de l’abrogation de la loi de 73. Charles Gave dit à juste titre qu’imprimer de la monnaie et emprunter, c’est diluer le capital existant et générer de l’inflation, donc finalement appauvrir les épargnants. Soit, dont acte, il ne faut pas générer d’emprunt public.

    Ce que soulèvent les opposants à la loi de 73, c’est que si malgré tout on emprunte (pour des raisons x ou y, ce qu’on fait nos dirigeants depuis cette époque), alors il est un peu fort de café de le faire en étant EN PLUS obligés d’enrichir des banques privées alors qu’on pourrait le faire à très faible taux. La conséquence en est qu’aujourd’hui, le second poste de dépenses de l’état est le remboursement des INTÉRÊTS de la dette issue des emprunts passés auprès d’intérêts privés, ce qui nécessite de lever des impôts conséquents qu’on aurait pu éviter.
    La demande de ceux qui veulent abroger ces dispositions, c’est donc d’interdire deux choses:

    1) que les contribuables se retrouvent à engraisser des entités privées si des emprunts sont effectués, pour finalement aucune contrepartie.
    2) que soit prévenue la manipulation des taux d’intérêts qui font qu’un pays qui cherche des solutions souveraines à ses problèmes sans l’aval des marchés (voir l’exemple de la Grèce) est soumis à un chantage financier anti-démocratique.

    Je pense que personne ne prétend que l’abrogation de cette loi pourrait résoudre les problèmes économiques actuels, ni qu’elle pourrait se faire sans perturbations…. Son abrogation, qui ne pourrait se faire que dans le cadre d’un big bang institutionnel, serait par contre un coup d’arrêt à une parmi bien d’autres cause du matraquage fiscal/de l’appauvrissement, et serait une avancée morale dans une époque qui en un besoin désespéré.

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    1. Vous connaissez le vieux sketch de Robert Lamoureux , il y a longtemps ; dans ce sketch, Robert Lamoueux ne cesse de repeter pour obtenir un effet comique : « et le canard est toujours vivant ».

      ici c’est la meme chose quoi que l’on dise , quoi que l’on démontre, ce canard continuera de vivre parce qu’il correspond à un besoin, un besoin du public qui a absolument besoin de trouver un bouc émissaire pour expliquer les dettes.

      Le public refuse de voir la réalité qui est qu’il veut des services publics, il veut que l’on redistribue, que l’on protège, que l’on verse des allocations, des indemnités etc mais il ne veut pas les payer.

      Il veut que cela tombe du ciel. C’est pour cela que l’on relance la MMT, pour que l’on puisse croire que tout vient du ciel!

      Les gouvernements ont fait en sorte que cela tombe du ciel en ne comblant pas les déficits par les impôts, ils ont fait croire au free lunch, cela a permis de mentir de tricher et de rêver. Non il n’y pas de free lunch, ce que l’on donne aux uns est toujours pris aux autres, si ce n’est pas aujourd’hui ce sera demain.

      Le fait de mettre les dettes sur un marché n’est rien d’autre que de tenter de leur fixer une limite, la limite de l’acceptation des dettes.

      Alors que les limites de l’endettement apparaissent les citoyens ne veulent pas se réveiller , ils veulent que cela continue.

      Et pour que cela continue, il faut un mythe et ce mythe c’est celui de1973, celui des banques. C’est à peu pres la meme fonction que le mythe des Gilets Jaunes sur le Trésor Fiscal qui serait enterré quelque part, vous savez ce Tresor de la Fraude Fiscale!

      Désolé de vous le dire en passant mais ce Trésor est comme la sardine qui bouche le port de Marseille, il est imaginaire, incroyablement surestimé; et en plus, voudrait on le confisquer qu’il s’évaporerait , il fuirait comme le mercure.

      Mais j’y reviendrai c’est une autre histoire, un autre mythe. Ce Tresor est plus utile étant noir, enfoui que si il était mis à jour, découvert!

      Le financialisation est une réponse lâche, couarde des gouvernements de type Mitterrand, de type Chirac c’est à dire des gouvernements qui maintiennent la « spécificité française » sans la faire payer par l’impôt.

      Ces gens ont infantilisé les citoyens honte à eux.

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