Réponse à un lecteur qui semble faire confiance au peuple

Ceci est une réflexion qui s’inscrit dans le cadre du débat sur l’usage du  référendum, mais ne signifie absolument pas que je suis contre le RIC, au contraire.

Si je m’intéressais au sujet, ce qui n’est pas le cas, je ne me contenterai pas d’une analyse simpliste. La recherche de consensus populaires doit bien être consciente du fait qu’un consensus  cela se  fabrique! Et qui fabrique les consensus  si ce n’est le pognon, le pouvoir, les dominants.

La Suisse donne l’exemple à la fois du bon, du pire et du meilleur sous cet aspect. Je vous déconseille d’idéaliser l’exemple suisse.

Mais je ne me  passionne pas pour ce sujet car si on avançait dans cette direction ce serait après avoir reconquis la souveraineté or ce n’est pas pour demain.

Nous sommes sur la voie de moins de souveraineté et non pas de plus de souveraineté. L’enseignement des révoltes pour les élites c’est qu’il faut aller vite pour priver les citoyens de toute possibilité de choix. Lisez les rapports des think tanks européistes. C’est la course contre la montre de l’intégration.

Le RIC, le referendum est un mythe unifiant de la révolte populaire et c’est bien  qu’il y en ait au moins un. Il y a tellement de causes de divisions!

Donc maintenons le comme on maintient un drapeau, un étendard.

Vous avez tort de faire confiance au peuple,

Il ne mérite notre confiance que potentiellement pas concrètement.

Derrière le peuple qui est une masse veule, intéressée, il y a des hommes et je crois aux hommes, Oui car individuellement il y en d’admirables, mais en tant que masse, j’en ai peur.

Pensez à toutes les erreurs commises par le peuple! Aveugle, sanguinaire, envieux,

Regardez la régression actuelle, la déculturation, la décivilisation!

C’est la raison pour laquelle les pouvoirs flattent les peuples, ils savent qu’ils peuvent compter sur leurs bas instincts…
.
Macron est l’un des rares à avoir choisi la position inverse, au lieu de cajoler le peuple, il est un peu gaullien ou Churchillien,ou Barriste ou Mendesiste.

Ne comptez pas sur moi pour peloter le peuple, ce n’est pas un parti pris , c’est de la lucidité. Hélas.

On ne fonde pas une action politique sur un mensonge, celui du peuple juste, bon, éclairé, à la rechercher du bien.

Mais ne croyez pas pour autant que je prône le cynisme ou le pragmatisme ou le machiavélisme non! La fin ne justifie les moyens que si et seulement si elle respecte les valeurs que l’on s’est données.

Il fait maintenir une certaine transcendance , un impératif moral, l’impératif symbolique du Vrai même si il reste toujours à rechercher .

Le relativisme conduit à la barbarie .

Il faut faire comme si, je dis bien comme si, il y avait quelque chose au dessus de nous et comme si  nous devions rendre des comptes; même si au fond de nous, nous pensons qu’il n’y a rien.

C’est cela qui est juste, beau, bon, humain.

Ce qui est proprement humain c’est de tendre vers quelque sorte de supérieur , c’est ce mouvement qui nous porte …

Il faut suivre sa pente disait Gide mais que ce soit en montant.

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6 réflexions sur “Réponse à un lecteur qui semble faire confiance au peuple

  1. Le RIC ne réglera effectivement rien si les médias restent entre les mains de l’oligarchie, qui dans ce cas pourra continuer à orienter l’opinion et les débats.

    Concernant le peuple que vous jugez veule, intéressé, aveugle, sanguinaire, envieux, je pense que vous avez tort, car les qualificatifs que vous employez sont à mon avis encore plus applicables à la pseudo-élite contemporaine. C’est le peuple « intéressé » qui donne lors des téléthons, pas l’élite généreuse. En fait, et toutes proportions gardées, ce sont les pauvres qui éprouvent le plus le besoin de dignité. Du moins c’était le cas avant, avant que les techniques d’abrutissement et acculturation de masse n’aient fait effet.

    Une chose est sure, les centaines de milliers de personnes constituant le peuple des gilets jaunes qui manifestent sont la nouvelle élite contemporaine. Le peuple jaune est constitué des citoyens:
    – les plus lucides, car comprenant l’urgence qu’il y a se soulever
    – les plus courageux, car allant affronter une répression sévère et aléatoire
    – les plus altruistes, car faisant tout cela pour eux mais aussi pour leurs ainés, pour leurs enfants, pour les autres en général.

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    1. Ajoutons que les pauvres présentent, sur les riches, le considérable avantage d’une intelligence que les vicissitudes de la survie maintiennent en alerte permanente.

      A l’inverse des dominants qui, pour l’immense majorité d’entre eux, ne le sont non en raison de leurs capacités personnelles, mais du seul fait d’être nés de parents qui en sont eux-mêmes.

      Soit parce qu’issus de quelque moyenâgeux soudard, soit d’un accédant à la fortune par l’une de ses trois seules sources : vole de l’État, exploitation de l’ignorance du public ou invention ou création artistique d’importance. La dernière catégorie étant ultraminoritaire, et l’opulence épargnant l’effort, rien d’étonnant à ce que, ni la génétique (d’autant qu’impactée par la multiplication des alliances consanguines elle multiplie les tares), ni la résolution de problèmes, ne permettent aux dominants d’échapper à la dégénérescence intellectuelle dont l’histoire nous fournit les affligeants exemples siècle après siècles, avec pour effet sur ceux qu’ils dominent les pires catastrophes : guerres, massacres, famines…

      Catastrophes dont la fréquence est inversement proportionnelle au niveau de démocratie des peuples  (cf Suisse versus autres pays européens). En toute logique puisque, contrairement aux dominés confrontés en permanence à expérimenter des solutions nouvelles dont la confrontation au réel les fait progresser, le statut des dominants les protégeant d’une telle peine, leur développement intellectuel a stagné au stade de l’enfantine pensée magique, celui des croyances en une justification de leurs droit par une des inombrables divinités créées par les prêtres à leur solde, leurs pères Noël à eux.

      Ou, pour les tous juste plus évolués, par un besoin d’immanense des peuples, la vertu autorégularisatrice du marché, la globalisation, etc, etc. Pourvu que ça les conforte dans leur conviction d’avoir droit à se goberger de la sueur et du sang des autres.

      Et les aveugle au point de ne pas voir que la prospérité, la paix et le bien-être des peuples libres de leurs choix collectifs démontrent l’inanimé de croyances en leur besoin d’autres maîtres qu’eux-mêmes.

      Et que bien loin de moins bien se gouverner ils s’avèrent infiniment plus sages que des princes toujours prompts à les entraîner dans des flots de sang au service de leur gloriole, leur insatiable besoin de toujours plus ou la défense d’aussi prédateurs qu’eux-mêmes. Aristocratie d’épée, de robe ou financière… même psychologie de brutes imbéciles que les premiers accaparateurs des terres du paradis de liberté de nos ancêtres chasseur-cueilleurs.

      Brutes dont l’avidité sans limite est en train de rendre notre vaisseau spatial invivable à force d’en détruire sols, forêts et espèces, vider les oceans et y rejeter sans retenu le carbone qui fait leurs profits et tous nos malheurs.

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  2. « Il fait maintenir une certaine transcendance , un impératif moral, l’impératif symbolique du Vrai » : vous dites là l’essentiel, Mr Bertez !

    Car c’est ce qu’attend inconsciemment un peuple : un figure statutaire, impartiale, morale, au dessus des affects et appétits. Un homme (une femme ? ) capable de hauteur de vue et de grandeur d’âme. Quelqu’un au dessus des partis. Qui défende non des idées partisanes, mais une cause : celle du bien commun.

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  3. Pour vous répondre, le peuple se compare à l’analyse chaotique d’une rivière : quand elle passe de l’échelle « quantique » à l’échelle « mécanique », rapportée à la physique quantique donc de l’individu (et son nombre) avec sa diversité vers son flux global donc en final vers une coherence naturelle, elle passe d’un désordre incommensurable pour en final à l’échelle mécanique (la notre) suivre le même flux vers la même direction, générant une force inépuisable en mesure qu’elle se concentre en progressant .

    Cette comparaison peut paraitre certe simpliste, mais c’est la meilleure image que je puisse mettre sur le papier pour exprimer l’idée d’un peuple avec tous ses paramètres et sa diversité, et si il insiste dans sa revendication, finira par vaincre.

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