Profitabilité du capital, vive la destruction créatrice, vive les cycles!

Vous avez mille fois raison. C’est l’une des causes circonstancielles à l’évidence car le renchérissement capitalistique, les investissements de plus en plus coûteux, avec érosion, du surproduit réel font baisser la profitabilité du capital total; même en dehors du secteur pétrolier proprement dit.

C’est vrai en valeur, conceptuellement , mais c’est impossible de le prouver avec des chiffres.

Helas le passage à l’économie monétaire, la transformation des valeurs en prix monétaires, ne permettent pas de calculer tout cela.

La monnaie masque les choses et les comptabilités nationales ne sont pas faites pour éclairer ces phénomènes.

La masse totale de surproduit se contracte en tout cas vous avez raison..
.
Mais la vraie cause de la tendance à la baisse de la profitabilité du capital est organique, elle tient au fonctionnement du système dans lequel l’intensité capitalistique augmente sans cesse alors que la masse de travail vivant progresse beaucoup moins vite.

Il faut de plus en plus d’investissements en regard de la main d’oeuvre. Le poids du facteur capital ne cesse de s’alourdir.

Le poids relatif du capital en regard du facteur travail, augmente sans cesse , il faut masquer tout cela par le recours à la dette , dette qui n’est plus financée par l’épargne mais par la création de crédit dont le coût est subventionné doublement par:

-les taux bas qui résultent de la monétisation et par

-la déductibilité fiscale des agios

Le système de la dette dans laquelle nous sommes plongés ralentit la baisse de la profitabilité car on subventionne le coût du capital. Mais il augmente le capital fictif et produit la tendance au surendettement, aussi redoutable que la tendance à la baisse de la profitabilité.

Les économistes de l’establishment n’ont pas compris que le capital s’use: si vous utilisez le pouvoir, la capacité d’endettement du capital il se fragilise et s’use.
C’est un passif du système non reconnu qui est maintenant pris en charge, socialisé car les banques centrales transforment toute crise de solvabilité en crise de liquidité.

Un système qui recourt au levier de façon intense use son capital c’est une notion insuffisamment connue.

Le capital est fait pour supporter les pertes et a ce stade, le capital du système ne peut plus le faire, il perd sa fonction essentielle.

Nous décapitalisons doublement:

-par le levier qui use le capital

-par les buy backs

La baisse des prix des équipements et investissements fixes freine la tendance à la baisse de la profitabilité.

Les politiques keynesiennes qui s’opposent aux faillites et disparitions du capital périmé accélèrent la dégradation de la profitabilité totale du système économique .

La disparition et le refus des crises de « nettoyage de la pourriture » renforcent la tendance par la prolifération des zombies.

Vive la destruction créatrice!

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