Réponse à un lecteur, état et adaptation

Lecteur Julien:

Y-a-t-il un complexe d’infériorité chez nos élites pour mener des politiques absurdes et y croire dur comme fer, comme E Philippe qui est fan de Hayek (hallucinant !). Ou sont-ils bassement cupides et serviles ?

Comment les élites peuvent oublier que la France a réussie par la force de l’Etat : Alcatel, EDF, Areva, Airbus, Ariane, Thomson…etc etc etc… sans parler du poids de la commande publique et de l’ingérence dans les boites privées (Elf, Total, Thales, Dassault…). Comment peuvent ils affaiblir le système qui les a fait ?

Philippe n’a pas lu Hayek il a lu des quatrièmes de couverture!

Quand au débat sur l’utilité de l’état et ses limites, , je n’ai pas décidé de l’ouvrir.

Mais en deux mots il y a des temps pour tout selon les situations historiques.

A certains moments il faut plus d’état et à d’autres moments il faut moins d’état.

A certains moment il faut plus de société et à certains moments plus d’individuel.

Ceci tient à notre dualité d’êtres à la fois singuliers mais pris dans le social.

A certains moment il faut plus d’inégalités et à d’autres plus d ‘égalité.

On ne juge pas dans l’absolu mais en fonction des contraintes de l’histoire et de l’environnement.

Le secret, le moteur, de l’action de tout ensemble vivant c’est l’adaptation.

Persister dans l’être et si possible dans son rang.

D’ou d’ailleurs la profonde justesse du syndrome de la reine rouge..

Nos sociétes ont developpé une singulière pulsion de mort, le mort enveloppe le vif.

Mais tout cela c’est pour plus tard, beaucoup plus tard.

4 réflexions sur “Réponse à un lecteur, état et adaptation

  1. Je cite: Le secret, le moteur, de l’action de tout ensemble vivant c’est l’adaptation.

    C’est justement ce genre de propagande (à laquelle il est facile de se faire prendre) qui nous a mené là où nous sommes.

    Un être vivant ne s’adapte pas, il adapte l’environnement à ses besoins. C’est vrai pour les hommes commes pour les bêtes. Un être vivant fabrique SON monde, celui dans lequel il vit. Au risque de le détruire. Et d’ailleurs les espèces vivantes ont toujours et auront toujours disparues très facilement quand l’environnement change brutalement. L’être vivant se modifie lui-même si il le faut, car il est lui-même une partie de SON environnement.

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      1. Note au lecteur qui veut entamer un débat; le service que j’offre au lecteur est unilatéral, les commentaires ne sont publiés et ne m’intéressent que si ils prolongent ma réflexion ou m’incitent à l’approfondir.
        Et cela arrive assez souvent dieu merci.

        Mon travail est un don gratuit, un potlatch!

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      2. … Qui est est le fondement de la « pensée » post-moderniste: tout est relatif, le réel n’existe pas.

        Il est assez amusant (et troublant) de constater la diffusion pernicieuse de ces idées chez des « personne » (sic) qui n’ont pas conscience de l’origine de ce conditionnement.

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