Un éditorial que je considère comme important sur … le pognon.

Cet article doit être lu en même temps que celui qui précède au sommaire: « un texte pour comprendre le mal qui détruit nos sociétés ».  Sur brunobertez.com

Si vous avez compris ce que j’essaie de faire passer vous comprenez également que Macron, l’Europe, les élections, tout cela c’est du pipeau, c’est la surface des choses. Tout se passe ailleurs.

La preuve lorsque vous demandez quelque chose on vous répond; « on » ne peut pas. naivement vous baissez la tête et essayez autre chose… autre chose qui ne marche pas non plus. La contrainte de gestion, la frontière entre le possible et l’impossible  ont été délocalisées d’une part et rendues abstraites, dépersonnalisées, d’autre part.

En matière de gestion nos systèmes ne sont plus soumis au « je veux » ou « j’exige », mais au « il faut », « il est nécessaire de ». Mouvement terrible qui fait que vous ne savez plus ni ou sont vos maitres, ni qui sont vos ennemis. Vous vous déconsidérez à jouer les Don Qichotte contre les moulins.

Ah, le fameux « il » ! Et ces formules impersonnelles qui tombent en apparence du ciel, come le fameux « il pleut ».

Macron qui ne comprend rien à la philosophie, qui est incapable de penser juste,   et qui se contente de psittaciser, essaie de jouer les Maîtres alors qu’il n’est que gestionnaire de tout un ensemble qui le dépasse. Ne tombez pas dans le triste piège de son narcissisme: Macron ne peut rien, il est impuissant. Macron est un tenant lieu,  un pauvre fondé de pouvoir à procuration limitée, qui essaie de se faire passer pour le donneur d’ordre ultime. Non! Il obéit d’autant plus servilement qu’il n’a pas assimilé la structure du commandement et la logique du système qui l’emploie.

L’ex-patron  de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein  qui humblement a déclaré « j’accomplis l’oeuvre de Dieu  est bien plus intelligent car il sait au moins qu’il n’est que cela , le serviteur, et il sait rester à sa place.

Certains sont un peu plus perspicaces et ils vous expliquent que tout cela vient de l’Europe, de la Commission de Bruxelles, de la domination Allemande etc. C’est un peu mieux mais c’est insuffisant car Bruxelles ne fait que mettre en oeuvre une idéologie, une logique qu’elle ne maitrise pas.

Bruxelles met en oeuvre une politique qui est dictée par l’insertion dans le monde global d ‘une part et un système monétaire et financier qu’elle ne contrôle pas d’autre part. Bruxelles n’est pas roi, Bruxelles n’est pas souverain, Bruxelles est un vassal à peine conscient et à peine récalcitrant. Bruxelles s’inscrit dans un ordre supérieur qui le dépasse. Bruxelles joue dans la cour de récréation pendant que le vrai Maitre, le grand « ils », établit les règles du grand jeu, et, pour la diversion, balise le champ de bataille sur lequel les élèves vont se chamailler.

D’autre encore vont diriger leurs critiques vers les Etats Unis et cette incroyable naiveté qui les conduit à croire qu’ils sont les garants de l’ordre du monde, les détenteurs de toutes les vérités  et autres  balivernes messianiques. Que ne voient ils pas que l’Amérique est une caricature, incapable de simplement se survivre à elle même, qu’elle est dans le grand chaos, dans l’auto destruction, qu’elle sombre dans le fake et le dérisoire. La folie de Washington c’est celle des psychiatres devenus aussi fous que leurs patients aliénés mentaux.

Depuis les premiers jours je soutiens auprès des gilets jaunes qu’ils se trompent de cible, que certes Macron doit être critiqué, remis à sa place, combattu mais que le vrai pouvoir, celui qu’il faut abattre est ailleurs.

Les vrais ennemis du peuple sont à l’abri, bien protégés par l’obscurité de l’inconscient social, par l’ignorance, par la sacralisation du pognon, laquelle sacralisation du pognon a débordé sur la sacralisation de ceux qui le gèrent. Ils se prennent pour Dieu, pour les Maitres du monde, pour les Tout-puissants. Et ils y croient eux même les imbéciles! Ce ne sont, eux aussi, que des illusionnistes que seul le délire de la névrose académique PHDique et les palmes de l’auto-reconnaissance cooptative monopolistique organisée aveuglent au point de ne pas voir les oreilles de l’âne qui dépassent   les lauriers.

Le pognon est un fétiche, un terrible fétiche qu’il faut faire redescendre sur terre. Il est grand temps que nos Républiques redeviennent laiques et cessent d’adorer le veau d’or, de se soumettre à ce faux dieu, cessent de se prosterner comme si il existait , comme si il avait des pouvoirs.

Le pognon n’a pas  de pouvoir c’est un voile, un intermédiaire, et c’est de l’ignorer que vous subissez son pouvoir et sa fascination. Un intermédiaire d’une relation sociale, un intermédiaire catalyseur des échanges; il n’y a aucune  raison de l’adorer et encore  moins de se sacrifier pour lui. Bousculez sa statue, brisez-la, chassez les marchands/ banquiers du Temple;   réappropriez vous cet esclave  qui vous a enchainés , chassez les faux prophêtes que sont ces usurpateurs qui entretiennent les mystères de la monnaie aussi piteusement que ceux d’Eleusis.

Le pognon c’est l’autre visage du profit , il le permet, il contribue à sa formation et à sa réalisation, et surtout il le dissimule. Mettez le profit au grand jour, osez le regarder, osez reconnaitre  que c’est lui le vrai Maitre car c’est lui qui fait marcher la Grande Machine. Si vous le regardez dans les yeux et si consciemment vous acceptez de lui rendre vos devoirs, alors vous pourrez trier. Vous ferez la part du profit que vous considerez comme justifé socialement et la part de celui qui est honteux, immoral, inique, injustifié , bref de celui qui n’est rien d ‘autre  qu’une extorsion non civilisatrice,  primaire, barbare.

Ainsi vous saurez que ces banquiers centraux ne sont que les auxilliaires pervers, dévoyés des détenteurs  du capital fictif, parasite, de poids mort , improductif qui empêche nos société d’aller là ou elles doivent aller … là ou elle doivent aller, tout simplement. Wo es war soll ich werden.(1)

La monnaie est bien sur  dialectique, c’est la meilleure et la pire  des choses, comme la langue d’Esope , comme la parole , comme le signe en général lequel peut être adéquat ou dévoyé, s’inscrire dans le symbolique ou dans l’imaginaire.

C’est l’esclave qui a fait de vous son maître, exactement comme cela s’est passé pour le profit; de résidu  il est devenu l’objectif exclusif de toute activité. Le résidu a supplanté le tout.

Grand mouvement de l’humain vers l’abstraction, vers le spéculatif, vers la dérivation; phénomène dans lequel, en fonction du « toujours plus », on finit  par ne vouloir que le résultat résiduel en oubliant le tout  qui fait sens. C’est comme cela que l’humain  finit par boire le café sans caféine, baiser  sans faire d’enfant, fumer sans nicotine, vivre sa vie dans l’imagianire du digital, s’enrichir sans travailler, fumer sans tabac, manger sans calories , courir sans se déplacer, etc Dictature de la partie  sur le tout. Dictature de l’ombre.

Seule une pensée radicale,  c’est à dire une pensée qui va à la racine des choses , seule une pensée radicale peut faire progresser les luttes et leur donner un sens.

Tout le reste se situe dans la bouteille comme je le  dis, dans l’imaginaire, dans la névrose et tout le reste est un produit du système contre lequel on croit lutter. Combien de luttes croient s’attaquer au système alors qu’elles n’en sont que le produit caché qui ne fait que le renforcer?

C’est l’origine du sentiment d’impuissance que ressentent tous les révoltés et tous rebelles.

Ce texte comporte un enseignement hautement politique: 

L’analyse de la situation qui prévaut un peu partout dans le monde indique que les gouvernements ne jouent pas le rôle qu’ils devraient jouer. Le populisme ne devrait pas exister, c’est une absurdité que dans des systèmes qui se donnent comme systèmes de la souveraineté du peuple on puis trouver à redire que le peuple s’exprime.

Le populisme a à voir avec les inégalités, avec la richesse, avec les revenus, avec la pauvreté, avec la misère bref avec la monnaie.

Les partis politiques, les syndicats , les médias, les élites économiques auraient du depuis longtemps faire le travail que je fais et démontrer en quoi l’action des banques centrales est  biaisée, en quoi elle est idéologique, en quoi elle est pour tout dire scélérate.

Tout ce monde aurait du élever le niveau de conscience du peuple sur la chose monétaire , sur la chose financière et montrer en quoi l’activité monétaire est au centre du système, en quoi elle consitue  un enjeu politique de degré supérieur, bien supérieur  à toutes les idoties sur le mariage pour tous, le genre, l’inclusion  et autres masturbations .

L’argent, la monnaie, la finance  représentent l’outil suprême de toute politique, c’est ce qui donne ou refuse les moyens d’une politique, c’est ce qui perpétue ou détruit ou pourrit un ordre social. C’est en outre ce qui autorise l’exercice de la souveraineté nationale aussi bien vis à vis de l’intérieur que vis à vis de l’extérieur. C’est le vrai nerf de la guerre politique, sociale, culturelle, militaire, géopolitique.

Face aux coups d’état, aux putsch, aux abus de pouvoirs que s’octroient,  que commettent les banquiers centraux, les gouvernements élus, soucieux de respecter le mandat conféré par la souveraineté populaire, devraient veiller à ce que les banques centrales mênent des  politiques neutres. La monnaie ce n’est pas affaire de technicité mais de sagesses, d’honnêteté, de désinteressement: il faut pour y toucher avoir l’esprit pur, être un saint. Et c’est parce que l’on doute de la possibilité pour l’homme d’être sage que l’on a proposé longtemps une monnaie objective, un en-soi monétaire comme l’or. Un équivalent général universel des marchandises et du travail cristallisé.

Les relations entre les banques centrales et leur environnement sont fondées sur un mythe lequel mythe repose sur des mensonges et lesquels mensonges sont inscrits dans un corpus de savoirs faux, trompeurs, mystificateurs.

La technicité de la chose monétaire est un rideau de fumée diafoirique;  tout est en réalité très simple et c ‘est volontairement que cette simplicité est obscurcie. Pour devenir maitres du monde, les banquiers centraux se sont protégés par un code secret, un vocabulaire, des techniques , des champs de mines mathématiques qui constituent autant de camps retranchés qui les protgègent du public et de ses représentants .

La chose monétaire  en réalité est simple. La finance aussi . Il faut abattre ces fausses barrières  du savoir, ces murailles de verre et faire en sorte que tout un chacun , soucieux d’être citoyen, soit en mesure de comprendre l’essentiel et d’y avoir son mot à dire.

La monnaie est un domaine réservé, refusez les domaines réservés. Au lieu d’ouvrir, on a fermé,   on a crée un domaines  sacré, avec interdiction d ‘y pénétrer sous peine de ridicule. Regardez la façon dont Trump le baltringue est ridicualisé par les spécialistes  imaginaires de la monnaie parce qu’il veut une monnaie pour faire la guerre aux chinois.

La dérive politique des banques centrales est flagrante et il n’est pas besoin de prendre les cas extrêmes, comme ceux de la BCE qui est un organe supra politique qui se permet de fixer les grandes orientations de l’ensemble européen. Les actions de la BCE vis à vis de la Grèce, de l’Italie et de la France, ses actions vis à vis des classes moyennes,  parlent d ‘elles même. La BCE lève l’impot et distribue les  subventions, elle punit les gouvernements et les hommes qui ne marchent pas droit.

Vos gouvernements sont complices des dérives des banquiers centraux et n’exercent pas le droit de contrôle que la souveraineté nationale devrait leur imposer d’exercer.

Ils sont complices au moins pour trois  raisons :

1- ils sont incompétents et ignorent presque tout de la chsoe monétaire

2-ils sont dépendants des banques centrales pour financer leurs dépenses excessives et leurs déficits; en clair pour financer les cadeaux qui assurent les élections.

3-ils sont pour la plupart les valets des ultra-riches et des dominants lesquels contrôlent les banques centrales comme les Deux Cents Familles avant, en France, contrôlaient les politiciens, les banquiers et l’institut d’émission.

C’est  donc la collusion qui s’est installé au lieu et place de relations objectivement fondées sur des règles et de la vigilance.

Un gouvernement démocratiquement élu ,  soucieux de l’intérêt général à long terme devrait se préoccupper de contrôler l’activité des banques centrales dans la mesure ou elles mènent des politiques de classe, des politiques d’intérêt catégoriel, des politiques au service des riches et ultra riches. Controler les banques centrales ne signifie pas se substituer à elles pour créer et manipuler la monnaie. Je dis bien controler. Commençons par passer sur le gril chaque mois les Draghi et autres guignols.

Un gouvernement démocratique ne devrait pas accepter que les banquiers centraux s’affranchissent des règles de l’orthodoxie monétaire sans mandat explicite et sans engager leur responsabilité.

(1)

Wo Es war, soll Ich werden
 Il faut reconnaître que la traduction de Freud en français se heurte parfois à de réelles difficultés.
C’est le cas du célèbre Wo Es war, soll Ich werden, qui clôt la 31è des Nouvelles Conférences de 1932 : une sorte d’aphorisme brillant mais dont la concision laisse la place à plusieurs interprétations quand on veut analyser la phrase en détail.

Les traductions ont été nombreuses ; citons : a) Le moi doit déloger le ça ; b) Où était le Ça, le Moi doit advenir ; c) Là où était le Ça, Je doit / dois advenir ; d) Où C’était, Je dois advenir ; e) Là où était du ça, doit advenir du moi ; f) Le ça doit devenir le moi.

La difficulté de la traduction tient à cette concision de la formule de Freud, malgré — ou à cause de — la grande simplicité du vocabulaire utilisé : Wo = où ; Es = cela / ça / Ça ; war = était ; soll = doit (au sens d’exhortation, de recommandation morale) ; Ich = je / Je / moi ; werden est plus complexe, car il peut signifier : devenir / naître / se développer / survenir.

On saisit mieux cette formule insérée dans ce qui suit et ce qui précède. Freud parle des efforts thérapeutiques de la psychanalyse et précise : Ihre Absicht ist ja, das Ich zu stärken, es vom Über-Ich unabhängiger zu machen, sein Wahrnehmungsfeld zu erweitern und seine Organisation auszubauen, so dass es sich neue Stücke des Es aneignen kann.

Traduction : Leur but est en effet de renforcer le Moi, de le rendre plus indépendant du Surmoi, d’élargir son champ de perception et de développer son organisation, de telle sorte qu’il puisse s’approprier / assimiler de nouveaux éléments du Ça.

.

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9 réflexions sur “Un éditorial que je considère comme important sur … le pognon.

  1. Bonjour et merci encore pour vos articles percutants.

    Ce que vous exprimez s’approche de plus en plus au fil du temps de ce que je perçois comme le cœur nucléaire des dérèglements organisés de nos sociétés.
    Vous dites très bien comment les financiers scélérats arrivent à éviter les projecteurs, en utilisant d’une part la pseudo « technicité de la chose monétaire » et d’autre part la traitrise et la lâcheté de ceux qui devraient dans un système démocratique fonctionnel « élever le niveau de conscience du peuple ». Ce faisant, ils protègent leurs « intérêts ».

    Leurs intérêts ne sont pas uniquement de nature économique, leurs intérêts sont le Pouvoir.

    Vous écrivez dans votre essai du 22/5 que la situation économique actuelle est inévitablement transitoire: « même ceux qui s’enrichissent en ce moment, maintenant, les ultra riches, subiront la contrepartie, le coût de leurs gains actuels: le système qui les fait exister part en lambeaux, les consensus s’effondrent. Un jour, ils seront nus. »

    L’histoire du 20eme siècle nous laisse plutôt penser qu’en cas de profonde crise financière, les financiers scélérats sont susceptibles de renforcer leur pouvoir:
    – en éliminant de la sphère financière des concurrents susceptibles d’un jour remettre en cause leur emprise
    – en profitant d’une guerre mondiale pour asservir encore plus les contre-pouvoirs des états par la dette et par la soumission à des organisations internationales.

    Néanmoins, on peut aussi imaginer en cas de nouvelle crise financière et économique profonde un scénario innovant ou les financiers scélérats renforceraient cette fois-ci leur pouvoir en profitant de l’état de sidération des populations pour mettre sur pied une organisation financière mondiale, une monnaie mondiale, un pouvoir mondial sans partage.

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  2. Chaque individu possède encore la possibilité de se comporter comme un Roi et non comme un vassal des dettes étatiques via l’assurance-vie ou autres placements à rendements négatifs.

    Pour les plus modestes, « l’Or des pauvres » est aussi un moyen de résistance.

    Extrait de l’article précédent:

    « Sautez une autre génération. En 1971, le dollar est devenu le bout de papier non collatéralisé que Carter Glass a nié être. C’est Nixon qui a coupé le lien qui rattachait le dollar à l’or, il a fermé ce que l’on appelle la vitrine de l’or, il a protégé le stock d’or américain car il a bien compris à quel point l’or était précieux puisque c’est la monnaie des rois, celle qui permet de payer vraiment, c’est à dire d’éteindre les dettes. Nixon a choisi en fait de ne plus payer les dettes americaines, de les transformer en bouts de papier, en dette à perpétuité, ce que bien sûr il ne faut pas dire non plus.

    Vous remarquerez que Nixon choisi de protéger le stocks d’or américain contre les demandes du Général de Gaulle par exemple et que si il l’a fait c’est parce que l’or est ce qu’il y a de plus précieux; mais pour vous, pauvres idiots, l’opération été présentée non pas comme une sacralisation ultime de l’or mais comme sa dévalorisation, sa démonétisation! Ah les braves gens.

    On vous dit qu’il ne vaut plus rien, qu’il est bon pour la poubelle, au titre de relique barbare mais on conserve bien précieusement celui que l’on a et on n’y touche plus. »

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  3. Excellent article,excellents commentaires ( mention spéciale à drake) . Vous avez presque tout compris………
    C’est donc une structure pyramidale. Mais qui est tout en haut de la pyramide ?
    Moi je sais, mais je ne le vous le dirais pas………

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  4. Bonjour
    Pour comprendre la complicité de la majorité, se référer l’expérience de Milgram.
    La raison? Il n’est que de voir comment elle se contorsionne et se déforme lorsqu ‘elle doit se déployer dans un cadre rigide formé de tabous et d’irrationnels.
    Cordialement.

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  5. Je suis assez d’accord avec ces toutes ces analyses tendant à démontrer la corruption généralisée et cette soumission aux plus grandes puissances économiques de tous poils. L’argent est-il, en lui-même le problème? à l’évidence non: c’est un simple moyen d’échange. Ce qu’en fait l’humanité est un autre sujet.

    Le fait qu’il existe une entité distincte tout en haut de cette pyramide de pouvoir et d’influence est effectivement une question que l’on peut se poser, mais, à mon sens, cela a peu d’importance.

    Toutes les réflexions des auteurs présents sur ce forum d’échange manifestent une grande expérience, une grande culture et une grande intelligence de leurs auteurs, c’est indéniable. Cependant, malgré la grande finesse de ces raisonnements et l’élégance de leurs argumentaires, on sent bien que ces analyses s’attachent plus à la description de l’état des lieux qu’à la recherche d’une vraie solution à tous ces problèmes. Or, décrire les rouages d’un problème ne suffit pas à le résoudre, sinon l’humanité vivrait en harmonie depuis bien longtemps.

    Le problème dans sa globalité semble très complexe vu le nombre des acteurs et la variétés des relations humaines, économiques, culturelles et politiques mises en jeu. C’est en effet la première impression que l’on ressent devant cette montagne à déplacer.

    Les questions que l’on pourrait se poser sont les suivantes: est-ce qu’un problème si vaste et si profond existe et perdure de part sa complexité? Existe t-il une racine unique et commune à tous ces structures enchevêtrées? Si cette racine existe, peut-elle être traitée?

    Prenons une à une ces questions.

    La complexité d’un problème, au premier abord, rebute l’observateur car il voit bien qu’une action sociale, politique ou économique sur tel ou tel point ne résout pas globalement le problème. On voit aussi que toute solution ou mesure appliquée au système possède, elle-même, des effets secondaires qu’il faudra traiter. Les solutions ponctuelles font donc se multiplier les problèmes et même les augmentent au final, puisqu’on a affaire à une structure arborescente. Je ne pense pas que des exemples soient nécessaires tant ce schéma a eu d’ occurrences.
    C’est une des raisons pour lesquelles notre monde se complexifie un peu plus tous les jours et devient progressivement invivable.
    Donc, oui la complexité est un problème quand on cherche a résoudre le problème global de l’humanité au coup par coup (un problème, une mesure).

    Y at il une racine commune à tous ces problèmes?

    Pour répondre à cette question, il faut observer objectivement le monde, ce qui nécessite d’être soi-même le plus neutre possible, car notre conditionnement acquis et inné influe sur notre manière de « voir » les choses.
    Le conditionnement acquis peut peut-être plus facilement être traité, mais le conditionnement inné date de 18 millions d’années et plus. Ca n’est pas une petite affaire: nos esprits fonctionnent comme des aiguilles de gramophone calées dans leur sillon, dont elles ont bien du mal à sortir, tant le sillon est profond et ancien. On voit donc là, que toute perception de la réalité est déformée par le prisme de la pensée et qu’il faudra aussi résoudre ce problème si l’on veut aller plus loin et plus profond. Ces conditionnement sont évidemment la source des divisions entre cultures, races, religions, appartenance sociale, castes, etc…
    Donc, dans la mesure de mon propre conditionnement, j’essaye de voir si tous les problèmes de notre monde ont une racine commune.
    Que vois-je ?
    Je vois des nations vivant repliées sur elles-mêmes, isolées par leur culture, leur langue, leur conditionnement. Je vois aussi le même phénomène au niveau des régions, des villes, des familles, de la relation interpersonnelle, des caste sociales, des religions et des partis politiques. Cette division à tous les niveaux est le reflet de la division de notre esprit, de notre pensée, qui est, à l’évidence, fragmentaire.
    Cette division de la pensée génère tous les problèmes et entre-autres le problème de la corruption, qui est une véritable calamité.
    Je vois donc que la pensée, ma pensée, est fragmentaire et que le monde, par transitivité, est lui aussi fragmenté. Cette relation de cause à effet est si intime que je pourrait avancer l’idée que le monde est exactement à notre image et qu’en retour, nous sommes exactement à l’image du monde.
    Cette découverte est importante: je suis à l’image du Monde et le Monde est à mon image. Dit autrement: « Le Monde est nous et Nous sommes le Monde ».

    La racine de tous les problèmes est donc la division de l’esprit humain qui n’est pas totalement intégré, qui ne fonctionne pas de manière fluide et sans frottements parce qu’il porte, comme un fardeau un énorme conditionnement, le poids de la connaissance et du passé.

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  6. Attention à Milgram, ses expériences ne sont pas si concluantes que cela…
    https://miscellanees01.wordpress.com/2018/06/29/milgram-obeissance-psychologie/

    Pour ma part je pense que ce travail, très biaisé méthodologiquement, a été popularisé pour insinuer dans l’esprit des peuples l’idée que l’homme est bien un loup pour l’homme. Le fameux « dog eat dog » qui est à la base des idéologies ultra-libérales contemporaines. Sous-entendu « poignardez votre collègue de travail avant que lui ne le fasse contre vous ».

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