Muray Philippe et le dessert des barbares….Par Nicolas Bonnal

Je re-publie ce texte de Nicolas Bonnal .
il nous offre des lignes de Philippe Muray très lisibles.
Quel plaisir de se moquer de l’homo festivus et de festivus festivus!
De pouvoir le hair par le rire et l’intelligence.

Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Philippe Muray face au désert des barbares

Chaque défaite de cette société est une victoire de la vie.

On va citer Philippe sans trop l’interrompre. On ne s’est pas rencontrés mais correspondus vers l’an 2000…

Nous avions le même éditeur, les Belles Lettres, depuis lors chu dans un désastre obscur. Fidèle à ma méthode, je lui avais envoyé une lettre pour lui rappeler que Flaubert (Bouvard et Pécuchet) comme Musil, qu’il citait, et Broch (l’apocalypse joyeuse) tançaient déjà cette société festive, humanitaire et querelleuse qu’il pourfendait avec une verve perpétuelle, aussi remarquable dans ses livres que dans ses interviews : je me demande ce qu’il aurait dit de l’affaire Trump, Weinstein, Oprah ou Jolie-Otan ! Et il rappelait qu’il aimait faire rire, pas jouer au grincheux pour médias PC.

Mais citons Philippe :

« Le rire…

Voir l’article original 1 754 mots de plus

Une réflexion sur “Muray Philippe et le dessert des barbares….Par Nicolas Bonnal

  1. Il faut absolument mettre en relation le passage suivant : « faire monter en puissance le pouvoir féminin et à révéler ce que personne au fond n’ignorait (notamment grâce aux romans du passé), à savoir que les femmes ne voulaient pas du sexuel, n’en avaient jamais voulu, mais qu’elles en voulaient dès lors que le sexuel devenait objet d’exhibition, donc de social, donc d’anti-sexuel »

    avec un commentaire de BB qui disait :

    « l »homme perd sa vie à chercher la Femme ; lorsqu’il l’a trouvée, il s’épuise à la conquérir ; lorsqu’il l’a conquise, il s’épuise à la satisfaire… ce faisant, l’homme passe à côté de sa vie ! »

    C’est la conjugaison de ces deux mécaniques, l’une chez les hommes, l’autre chez les femmes, qui aboutit à faire de la femme, selon les termes de Raoul Vaneigem : « depuis que la nature, réduite à un objet marchand, est devenue (à l’instar de la femme) un élément hostile, effrayant, méprisable ».

    Ainsi, aussi bien l’homme que la femme sont neutralisés, et le système peut poursuivre sa mécanique mortifère.

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