SCANDALE À BERLIN

SCANDALE À BERLIN

John Drake.
Quoi qu’il en soit, le choix de Mme von der Leyen fait grincer bien des dents outre-Rhin car elle témoigne d’un mépris total de la démocratie et des promesses les plus solennelles qui avaient été formulées. La nouvelle présidente de la Commission européenne est en effet sortie d’un chapeau – et au forceps ! – comme candidate de compromis entre Macron et Merkel.

Or, si Mme von der Leyen est très proche de la Chancelière, sa nomination fait scandale à Berlin.

Car cette souriante sexagénaire mère de sept enfants, à laquelle on donnerait le bon Dieu sans confession, s’empare impunément de la place promise à Manfred Weber, son compatriote membre de la CSU qui avait été choisi par le PPE (groupe majoritaire au parlement européen) conformément au système dit des « spitzenkandidaten ».

Rappelons que ce système avait été instauré par la Recommandation de la Commission européenne du 12 mars 2013 « sur le renforcement de la conduite démocratique et efficace des élections au Parlement européen » [sic…!]
(source : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do… )

Le caprice de Macron, qui ne voulait à aucun prix de Manfred Weber sans que l’on ait vraiment bien compris pourquoi, et le fait qu’Angela Merkel lui ait cédé, montrent que les dirigeants européistes n’ont strictement rien à faire du « renforcement de la conduite démocratique et efficace des élections au Parlement européen ». Ce ne sont que des paroles pour berner le bon peuple.

Du coup, le ministre président de la Bavière, le CSU Markus Söder, furieux de voir que le membre de son parti n’obtenait pas la place tant convoitée, a déploré une « défaite de la démocratie ».

Les sociaux-démocrates du SPD ont été encore plus virulents, en dénonçant la nomination de Mme von der Leyen comme « un exemple sans précédent de tricherie politique » et une raison suffisante pour… mettre fin à la grande coalition CDU-CSU-SPD au pouvoir à Berlin !

Ils soulignent que le fait qu’une femme politique, qui n’a jamais été élue au parlement européen, soit néanmoins choisie pour diriger la Commission contre la volonté même des parlementaires européens « rend absurde le processus de démocratisation de l’Union européenne ».

Quant à Katarina Barley, tête de liste SPD aux européennes, elle a annoncé qu’elle ne voterait pas pour Ursula von der Leyen et que de nombreux parlementaires européens de son groupe agiraient de même….
Quelle ambiance…
(source : https://www.lepoint.fr/…/la-nomination-d-ursula-von-der-ley… )

En bref, la nomination surprise de Mme von der Leyen met ainsi en péril rien moins que la coalition au pouvoir à Berlin et la présence même d’Angela Merkel à la Chancellerie…

Attendons la suite.

Christine Lagarde, un profil qui détonne à la BCE
Avocate de formation, membre de la droite française, Christine Lagarde a été nommée pour prendre la succession de Mario Draghi. La directrice du FMI présente un profil atypique, du fait de son absence d’expérience bancaire et de quelques casseroles.
https://www.euractiv.fr/section/economie/news/christine-lagarde-un-profil-qui-detonne-a-la-bce/?fbclid=IwAR1l5s4ujm4hW_O4EcRRg_oatwki44f6zSqDjbc9TPMjWzZePhXloCYDX1U

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