Confisquer une partie du capital des ultra riches. Oui. Imposer, taxer, non.

Ceux qui me suivent régulièrement savent que je suis pour une amputation considérable de la fortune des ultra riches. J’ai souvent exposé cette idée.

Elle est originale en ce sens qu’elle n’a rien à voir avec la lutte contre les inégalités , elle n’est pas inspirée par la passion de l’inégalité, l’égalitarisme.

C’est une idée qui au départ, est économique. Cependant si elle est inspirée par l’économie, elle rejoint des préoccupations politiques et des objectifs sociaux .

Une telle mesure serait symbolique, elle romprait le lien de complicité entre les ultra riches et les gouvernements. Elle restaurerait la symétrie: elle montrerait que la destruction des avantages acquis périmés touche tout le monde. Pas seulement les plus faibles.

Accessorement elle dresserait la classe politique contre les ultra riches et ferait en sorte  que ces derniers cessent de les sponsoriser, cessent d’acheter els élection. Elle consacrerait un divorce salutaire.

Préoccupations politiques car il s’agit de montrer au peuple que le crony capitalisme qui protège et est complice  des ploutocrates, c’est fini; que l’intérêt public cesse d’être prisen otage.

Social  car cela permet de confisquer une masse considerable  d e capital , entre 150 et 200 milliards laquelle masse va être utilisée pour reduire la dette de l’étar et donc va réduire la pression pour extraire les ressources  reclamées  par les banquiers pour honorer les dettes.

Au plan logique ma proposition est parfaitement articulée: l’inflation de la fortune des ploutocrates n’est pas liée à une utilité sociale, elle est un cadeau tombé du ciel , un profit de guerre contre la déflation; elle est le  resultat de l’inflationnisme généralisé, de la création de signes monétaires sans contrepartie, bref elle est un sous-produit de la politique désatreuse des banques centrales.

En un mot c’est parce qu’elle est, à notre époque, le résultat de politiques monétaires scandaleuses et scélérates qui constituent un impôt sur les peuples , impot invisible qui appauvrit les uns tout en rendant   les riches encore plus riches.

Si vous en doutez regardez les cours de la Bourse et comparez les à la croissance des richesses réelles produites, celle des GDP.

Confisquer , c’est une mesure de salut public, pour préserver nos sociétés.

Je défends cette idée à partir de mon cadre analytique qui repose sur une pierre angulaire: la crise est une crise de suraccumulation de capital;  il y a trop de capital qui cherche son profit, que ce soit du capital non productif, du capital fictif, du capital spéculatif, du capital de poids mort.

N’oubliez jamais que notre époque se caractérise par une explosion des dettes, or les dettes des uns sont le capital des autres.

Notre époque fait plus qu’enrichir en dormant, on s’enrichit par le jeu du multiplicateur de marché, les profits ne s’accumulent pas, ils ne s’ajoutent pas, non ils sont multipliés par le fameux multiple price- earning ratio, le PER, qui a institutionnalisé l’enrichissement magique. On multiplie les profits d’une année par 20 ou 30 et on décrète que c’est ce que vaut dès maintenant, le capital! Ainsi se crée un capital magique que l’on solvabilise par le printing scélérat des banques centrales.

Il faut trouver un moyen intelligent de détruire ce capital.

De toutes façons il est fictif, on ne pourra l’honorer sauf à détruire nos sociétés, soit par la catastrophe financière soit par la guerre. Ce qui ne peut être honoré ne le sera pas.

Il y a trop de capital qui chasse trop peu de profit et donc oblige  à baisser, en relatif, la part des  revenus salariaux, ce qui pèse  sur la demande globale, fait ressortir son insuffisance, fait ressortir un excès d’offre qui est  déflationniste.

Donc je suis pour que l’on ait le courage de confisquer le capital qui a été inflaté, gonflé par les politique monétaires de printing et de taux bas , lesquelles ont propulsé les valeurs boursières et les fortunes des ultra riches dans la stratosphère.

Je suis aussi pour la restructuration des dettes, pour les moratoires, pour les rééchelonnements, pour les conversions qui diminueront le poids du boulet dans nos systèmes. je suis pour le Jubilé.

Tout cela à voir avec la logique et le diagnostic qui est le mien. Il y a eu un enrichissement indu, sans cause, tombé du ciel , cet enrichissement asphyxie nos systèmes et les délégitimise, il faut oser agir. L’enrichissement sans cause des uns oblige a serrer la ceinture des autres, à casser les services publics, à des-investir dans les structures de nos sociétés.

Je ne soutiens pas l’initiative hypocrite des ultra riches qui voudraient s’acheter une vertu façon protestante en réclament de payer plus d’impôts. Non. La réduction bidon des inégalités que l’on laisse en place, se produire et se reproduire ne m’intéresse pas.

Ce que je propsoe ce n’est pas un impot, c’est une confiscation, une nationalisation du capital excédentaire comme on en a deja fait dans le passé après les guerres pour sanctionner les profiteurs de guerre.

Un texte de Mises sur cette question. traduction libre. 

Comme ce fut le cas lors de chaque campagne présidentielle dans le passé récent,   certains parmi les 1% (ou  0,1 ou 0,01%) se sont prononcés en faveur de   « taxer moi plus ».

Ils l’ont fait  disent ils pour  payer ce qu’ils pensent être leur juste part et ainsi générer des fonds gouvernementaux pour lutter contre la pauvreté, l’inégalité de la richesse ou couvrir les dernières propositions progressistes.

Alors que la liste des partisans change chaque année, les auteurs du dernier projet «augmenter nos impôts» sont largement félicités pour leur altruisme. Cependant, leur  «sainteté» a toujours posé de graves problèmes.

Premièrement, nous devons nous demander comment les riches sont parvenus à cela. Et s’ils l’ont fait par la force, la fraude ou la tromperie? Si c’est le cas, ils se sont enrichis en blessant les autres. Dans ce cas, ceci  révèle que le gouvernement ne parvient pas à protéger efficacement ses citoyens contre les prédateurs; la réaction appropriée consiste à indemniser les personnes lésées et à prévenir des dommages analogues à l’avenir. Payer plus d’argent au gouvernement, cela ne permet pas de réparer les dommages causés. En fait, cela peut ne rien faire du tout pour ceux qui ont été lésés

Et, quelles que soient les croyances utopiques quant à la manière dont le gouvernement dépenserait l’argent, le gouvernement dépensera les ressources comme bon lui semble. Il gaspillera .

De plus, nous devons prendre en compte le long passé d’échec des gouvernements à faire quoi que ce soit avec efficience et efficacité, sans parler du préjudice souvent imposé par leurs politiques à ceux qui ne sont pas au sommet.

Deuxiemement qu’en est-il des gens qui se sont enrichis par le biais d’arrangements volontaires sans force, fraude ou tromperie? Ils en ont profité en améliorant le sort des autres, pas à leurs dépens. En outre, étant donné que le marché offre une  récompense pour la diffusion large du progrès  devenir vraiment riche signifie souvent que l’on en  fait bénéficier des millions de personnes.

Et les avantages produits pour les autres peuvent facilement contrebalancer  les avantages capturés par leurs créateurs.

Alors que les données sur le revenu et la richesse prennent en compte  l’augmentation de la richesse  des producteurs, elles omettent l’augmentation de la richesse (ou du bien-être) des consommateurs qui en sont bénéficiaires.

Ceci  qui fait que  les  gains mutuels apparaîssent  comme des gains reservés aux riches aux dépens des autres, alors qu’en réalité ils sont partagés.

Ce qu’il faut retenir, c’est que quand on a gagné plus parce que ce que l’on a fait  a profité à d’autres, il n’y a pas aucun tort, aucun  mal porté à la société;  aucun fardeau injuste imposé à autrui qui doit être expié avec des impôts plus élevés pour pouvoir payer sa «juste part».

Dans l’un ou l’autre des cas ci-dessus, payer plus d’impôts au gouvernement n’est pas une solution, c’est encore moins une solution efficace ou justifiée.

Par conséquent, la rhétorique de la « juste part » se réduit souvent à des désirs d’avoir  « plus pour soi » de la part de ceux qui espèrent des retombées.

En outre, cela représente un désir  de la part de ceux qui souhaitent punir ceux qui réussissent. Le fait de s’appuyer sur l’un des sept péchés capitaux -l’envie-  est une piètre base pour gouverner.

La logique inadéquate de la revendication de «juste part» est renforcée par le fait que le groupe de riches accusé de ne pas assez payer supporte en réalité une charge fiscale beaucoup plus importante, au total et en part de leurs revenus, que ceux qui les accusent.

Les saints du type «taxez-moi davantage» proposent également principalement de taxer les autres pour satisfaire leurs propres fins.

La petite fraction des personnes les mieux rémunérées ou les plus fortunées qui prétendent être  généreux volontaires au titre de l’impôt supérieur ne le fait que dans l’espoir que des personnes placées dans la même situation qu’elles, seront obligées de faire la même chose, avec leur accord ou non.

S’il y a, disons, une vingtaine de volontaires du «taxez-moi davantage» sur  70 000 ménages qui sont dans la même siuation,  il est clair que les volontaires promettent en pratique de payer très peu du coût total de ce qu’ils défendent.

L’effet principal est en réalité de forcer les autres,  à payer pour leurs causes préférées, en exploitant l’envie des électeurs et leur désir d’obtenir quelque chose pour rien.

En fait, si on  examine la question en fonction du temps , les riches qui demandent à être taxés  paieront  beaucoup moins qu’ils ne le proposent par rapport  aux  générations futures.

Par exemple, si vous êtes riche aujourd’hui à 80 ans, proposer des impôts sur le revenu et sur la fortune plus élevés ne vous concernera que pendant quelques années, après des décennies au cours desquelles vous aurez  conservé une  grande partie de vos revenus et augmenté vos investissements. Mais pour les jeunes qui aspirent à etre riches à l’avenir, ils seront obligés de passer toute leur  vie à être surtaxés, ils seront lourdement punis pour toute leur  vie de travail et d’investissement. Il y en aura beaucoup moins qui finiront riches.

Maintenant, les envieux pourraient considérer cela comme un avantage.

Mais les désincitations accrues conduiront à une production beaucoup moins importante pour les autres, leur causant ainsi un préjudice. Il y aura moins de richesse à distribuer par ceux  qui poursuivraient des buts charitables.

En résumé, les affirmations de «juste part» pour des impôts plus élevés sur les hauts revenus sont loin d’être convaincantes, et ceux qui se présentent comme des saints laïcs altruistes avec une rhétorique du type «taxez-moi davantage» proposent en fait que les autres financent la plupart de ce qu’ils souhaitent.

Ils veulent imposer aux générations futures un traitement bien plus défavorable que ce que celui dont ils ont bénéficié  .

Et contrairement à ceux les applaudissents, il serait préférable de se tourner vers F.A. Harper, dans « Liberty: a path to its recovery ».

Il  nous  rappelle que:

L’assistance fournie volontairement… est vraiment de la charité; celle qui est  prise à un autre par la force… n’est pas du tout une charité, malgré son utilisation à des «fins charitables». La vertu de compassion et de charité ne peut être remplacée  par le vice du vol. … Tout compte fait, la pratique  de la «charité politique» est  une violation complète des exigences de la vraie charité, comme on peut le concevoir.

Gary M. Galles est professeur d’économie à l’université Pepperdine. Il est l’auteur de:

The Apostle of Peace: The Radical Mind of Leonard Read.

2 réflexions sur “Confisquer une partie du capital des ultra riches. Oui. Imposer, taxer, non.

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