La liquidité en dollars hors USA: une question centrale inconnue, méconnue…

Une crise ne peut venir de ce que l’on connait; une crise c’est le surgissement  de l’inconnu, inconnu non connu comme inconnu.

La crise a pour origine la prétention que l’on connait, que l’on maitrise, donc la crise a toujours pour origine à la fois une certitude et une ignorance. Plus on est prétentieux , comme Bernanke, plus on produit les circonstannces de la crise.

Nous disons souvent que c’est la rupture d’un invariant, ce qui est une autre façon de le formuler.

Le grand mythe, mais il y en a d’autres c’est le mythe selon lequel ont peut tratier tous les problèmes « par l’injection de liquidités ». En noyant.

L’ennui c’est que la liquidité la plus importante , ce n’est pas la liquidité domestique, la liquidité que les banquiers centraux croient croient maitriser, non la liquidité la plus importante c’est celle qu’ils ignorent, ne mesurent pas, c’est celle qui est produite par l’utilisation de la capacité bilantielle des grandes banques, par l’inconscient du  système mondial; elle  leur échappe. C’est la liquidité en « dollars » hors des Etats-Unis. Cette liquidité c’est le grand mystère, c’est le trou noir de nos ignorances.

La liquidité globale en « dollars », une question centrale que le consensus et l’establishment occultent !

Snider est    un des rares observateurs à se focaliser sur la liquidité internationale en »Dollars », c’est à dire en dollars extérieurs aux USA. Pour lui l’aspect le plus important d’une monnaie de réserve, c’est cette fonction d’intermédiaire des échanges. D’assurer la fluidité. Il considère, à juste titre selon nous, que le « dollar » est l’oxygène, le catalyseur des échanges internationaux et que c’est la raréfaction du « dollar » qui est l’une des causes du ralentissement économique observé depuis la mi année 2018.

Nous intégrons les idées de Snider dans nos analyses même si elles ne sont pas fondées sur les mêmes bases. Nous sommes beaucoup plus radicaux. Nous pensons comme Snider que la politique monétaire non conventionnelle ne crée pas de la vraie monnaie, que c’est une monnaie Canada Dry, morte qui n’a pas les fonctions monétaires vitales.

Nous rejoignons Snider sur sa critique des autorités monétaires, sur le pessimisme sur la Chine, sur l’importance centrale de la capacité bilantielle des grandes banques, sur l’importance des dérivés et du maintien du risk-on pour la fluidité monétaire globale etc ..

Snider attache une très grande importance à ce qui se passe sur les collatéraux, car ce sont les collatéraux qui permettent, par leur mise en garantie, d’obtenir des liquidités en dollars.

Snider analyse la crise de 2007 non pas comme une crise des subprimes laquelle n’a été qu’un prétexte, ou une cause proche, mais comme une crise du système de refinancement en eurodollar, les tuyaux se sont colmatés.

Le déclin Chinois vient du manque, chronique maintenant, de « dollars » pour le système chinois.

Ce qui reste difficile à comprendre et donc à expliquer c’est la chaine de transmission organique des effets de la raréfaction du « dollars » dans le monde global. Mais cela progresse.

Snider désigne les évènements monétaires négatifs comme des évènements euros: euro1, euro2 …etc reportés sur le graphique  ci dessous.

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