Plus de la moitiés des rachats d ‘actions est financé par de la dette!
Le capital est en grève; c’est la seule explication rationnelle à la forte proportion de cash retournée aux actionnaires.
Les entreprises retournent plus de cash aux actionnaires qu’elles ne génèrent de « cash flow libre », c’est dire de cash flow après investissements et remplois .
Le free cash flow (FCF), littéralement « cash flow libre » désigne le flux de trésorerie disponible. Il est calculé en soustrayant les dépenses en capital du cash flow d’exploitation.
Le free cash flow représente l’argent comptant qu’une entreprise peut générer après avoir dépensé l’argent nécessaire à l’entretien ou au développement de son actif.
Autrement dit, il s’agit de l’argent disponible une fois que la société a payé les investissements nécessaires.
Rendre aux actionnaires plus que le free cash flow, cela signifie que les entreprises s’affaiblissent, se fragilisent, augmentent leur risque d’insolvabilité et qu’elles usent leur capacité d’endettement afin de retourner de l’argent aux actionnaires.
Elles décapitalisent en quelque sorte.
C’est une sorte de capitalisme minier: on épuise un filon.
Cette pratique ne peut se comprednre que si on admet que la profitabilité des investissements nouveaux est soit insuffisante soit trop problématique.
En réalité contrairement à ce que pensent les économistes qui ne pensent pas, et les bureaux d’études des banques centrales, le coût du capital ne baisse pas avec les taux bas , non il augmente.
Le cout du capital c’est tout ce qu’il faut offir comme performance au capital pour qu’il accepte de laisser son argent chez vous.
Et avec la splendide performance boursière, les capitaliste sont exigeants, très exigeants il faut leur donner beaucoup pour les séduire.
Le coût du capital augmente car les détenteurs de capitaux ont le choix entre acheter des titres anciens, en bourse et réaliser rune performance exceptionnellement élévée et acheter des biens d’équipement productifs.
Comme la bourse est très rentable, elle fait concurrence aux dépenses d’équipement, elle place la barre de la rentabilité exigée plus haut; beaucoup plus haut; toujours plus haut!
En realite tout ceci est évident mais chut il ne faut pas que ce soit dit.
Un prix Nobel a abordé cette question il y a quelques années, on n’en a plus jamais entendu parler.
Le taux de rentabilité exigé par les détenteurs de capitaux pour investir dans des biens d ‘équipement neuf est non pas abaissé par les taux bas, mais élevé par les taux bas en raison de la concurreecne de la performance du capital ancien.
Voila ce que les zozos ne comprennent pas.
Une politique de taux bas ne stimulerait la formation de capital productif que si et seulement si l’argent était prisonnier, si il n’y avait pas la possibilité que les capitaux fuient en Bourse. Il faudrait que le circuit de l’économie réelle soit fermé, bouclé pour que les taux bas stimulent les dépenses d’équipement. Avec un trou gigantesque, une fuite des capitaux annule les effets stimulants des taux bas.
Le capital suit toujours la ligne de plus grande pente du profit facile, voila ce que les maitres du monde n’arrivent pas à comprendre.
bonjour Mr BB,
Quand vous parlez du prix Nobel, il s’agit de Monsieur Allais ?
Cdlt,
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Non il s’agit d’un americain qui a reçu le prix il y a qq années , je n’ai plus le nom en tete ,mais je l’ai dans mes fiches.
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