Editorial. Le monde imaginaire actuel dissimule la misère, mais vous n’avez encore rien vu.

Voici un graphique intéressant: il rapproche la performance de l’indice boursier S&P500 de celle de l’indice des matières premières, le Bloomberg Commodity Index.

Le S&P 500 est une abstraction, un billet de loterie branché sur la bulle boursière laquelle est soufflée par la politique d’avilissement monétaire pratiquée par les banques centrales.

La performance est du Ponzi pur, ce qui a été démontre dès 2017, puis encore en début 2018 lorsque la politique monétaire a cessé de souffler la bulle, elle a failli crever, il a fallu pomper à nouveau en catastrophe.

Ce n’est pas la prospérité économique qui produit l’enrichissement des détenteurs d’actions, c’est le fait qu’il y toujours un plus stupide qu’eux pour venir les acheter plus cher. Les joueurs ne sont pas payés par la loterie, ils se paient les uns sur les autres, c’est une chaine du bonheur. La performance n’est pas endogène à la Sphère économique , elle est exogène elle ressort de la Sphère financière.

C’est un pur Ponzi, les évaluatations lévitent hors des normes historiques et surtout loin des valeurs fondamentales telles qu’elles ressortent des évolution de la profitabilité. Les actions sont à 19, 7 fois les profits, ce qui est d’autant plus hors normes que la croissance future sera très faible. Ceci  garantit que leurs  détenteurs ne réaliseront aucun bénéfice de leurs  investissements dans une perspective de long terme de 10 a 12 ans, ce qui est l’horizon d’une retraite par exemple.

Présenté autrement les cours actuels, les valorisations présentes inculent tout ce qu’il y à a attendre pendant 10 à 12 ans. C’est comme si vous faisisez un investissement pour faire de la location immobilière mais que vous payiez au moment de votre achat non seulement le prix du bien mais en plus la somme des loyers que le bien est censé vous permettre d’encaisser!

La politique monétaire non conventionnelle a créé un monde en soi, un monde constitué de l’ensemble des actifs qui s’échangent contre la monnaie, ce monde c’est la monnaie, la quasi monnaie, la money-like, les dérivés, l’immobilier de rendement, les actifs spéculatifs en  levier etc

Ce monde à sa logique propre, il s’est autonomisé et cela durera tant que l’on soufflera dans la sphère monétaire. Quand cela cessera, ce monde s’écroulera  et en même temps la bulle se dégonflera .

La sphère financieres aura tendance à se réconcilier,  à se rapprocher de la sphère réelle, mais la sphère réelle elle même se contractera, elle déflatera ,  car elle aura  été dilatée artificiellement par les dopages monétaires pendant plus de 10 ans. On a non seulement soufflé dans la bulle financiere mais on a injecté de la pourriture dans la sphére économique.

En Bref, la bulle de l’indice S&P 500 exprime à la fois la crise et en même temps comme dirait Macron, les remèdes artificiels mis en place pour la retarder. C’est une bulle qui exprime non la prospérité mais la misère que l’on cherche à dissimuler en la reportant dans le futur.

La sphère financière échappe à la pesanteur du réel, elle est disjointe, déconnectée. Parier sur elle c’est parier sur le maintien de l’illusion, sur la toute puissance des illusionnistes que sont les banquiers centraux et sur l’absenc de limites dans le monde. C’est parier sur la vie éternelle. Parier sur le free Lunch. C’est le pari faustien, celui qui a dissocié les ombres des corps.

L’indice du cours des matières premières nous parle lui, du réel, de la pesanteur.

C’est à dire de la production de vraies richesses, de celles qui sont « solides, sonnantes et trébuchantes » comme dirait Kant qui demandait mais : les as tu?  .

L’indice des matières premières, Il nous parle , dans son comportement, de :

-la crise de 2008, de la grande récession

-des espoirs de 2010 /2011, ce que Bernanke a appelé les jeunes pousses, les « green shoots »

-de la rechute de 2012 et du fameux « no exit », qui a obligé les banquiers centraux à procéder aux QE et aux taux zéros et aux guidances, fausses promesses  pour limiter les dégats.

-de la chute , de la descente aux enfers jusqu’en décembre 2016,  car les QE et les taux zéro ont échoué à restaurer la croissance de l’économie réelle. Descente aux enfers sous la conduite du système chinois, plombé à mort.

-de la fausse reprise, minuscule de 2016/2017 qui a fait croire aux apprentis sorciers, menteurs endurcis,  que la croissance était à nouveau là et que la croissance synchronsiée allait produire cette inflation tant désirée, laquelle allait enfin alléger les dettes.

L’indice du cours des matières premières, c’est le réel,  le poids du réel, le poids de l’économie productive.

Et il nous dit :

-que la crise est  encore là, bien là

-que les remèdes n’ont pas marché au dela d’un coup de chapeau

-que l’on n’anticipe guère de succès aux actions actuellement entreprises.

 

Ne tenez pas compte du commentaire inséré dans l’image, il ne veut rien dire, c’est de la propagande qui repose sur le paradigme .. après la pluie, le beau temps.

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