Retraites: l’éléphant dans la pièce. Lisez avec attention.

Retraites : arme atomique n°2
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Mon cher lecteur,
Je vous expliquais dans ma lettre d’hier, que je reproduis au bas de celle-ci, comment traiter le problème des retraites 10 fois plus efficacement et avec la bénédiction de tous (ou presque…).
Il suffit d’augmenter notre taux d’emploi.
Pour cela, il suffirait, même pas fermer les frontières, mais de reprendre la main sur notre marché intérieur, bien sûr, Bruxelles nous l’interdit et nous emmène tout droit à la guerre par dogmatisme imbécile.
Il n’y a pas que Bruxelles qui nous emmène droit dans le mur, il y a aussi Francfort.
Je vous avais promis 2 armes atomiques contre le problème des retraites. Aujourd’hui, voyons la seconde, plus importante encore, mais cachée, dissimulée comme le monstre du Loch Ness dans les tréfonds de nos systèmes.
Nous sortons du cadre strict des retraites. C’est bien plus fondamental. Accrochez-vous, c’est important et faites suivre, partagez sur les réseaux, il n’y a pas tant de monde qui fait cette lumière à mon avis plus que nécessaire :
Et si la Banque Centrale Européenne montait ses taux de 3% ?
Ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas prêts de le faire.
Bien sûr, tout commencerait par se casser la gueule : les États feraient faillite ainsi qu’un bon nombre de banques et d’entreprises.
Il faudrait nationaliser les banques ainsi qu’un certain nombre de secteurs critiques, reconstruire des budgets à l’équilibre, mettre tout le monde au travail, fermer les frontières Européennes momentanément, mais les usines seraient toujours-là, les infrastructures aussi et cela serait la seule façon de retrouver des marges de manœuvre.
Surtout, en augmentant les taux, les banques centrales détruiraient automatiquement des dizaines de milliers de milliards (un nombre à 13 zéros) de capital fictif qui ne produit rien mais exige une rentabilité.
C’est d’ailleurs pour cela qu’il est difficile d’échapper aux nationalisations, c’est le seul moyen de séparer le capital utile du capital fictif, excédentaire.
Il faut à un moment se mettre autour de la table, compter les points et répartir les pertes… Et si nous ne le faisons pas, quelqu’un d’autre le fera pour nous, et alors, nous ne serons plus guère que des esclaves.
Le problème du capital, c’est sa masse, il y en a BEAUCOUP trop et cela nous tue à petit feu, de manière cachée.
Prenons un exemple : vous êtes une entreprise qui fabrique des chaises.
Vous êtes côté en bourse à un million d’euros et générez 100 000€ de bénéfice chaque année. Vous en distribuez la moitié en dividende, soit un rendement de 5% pour vos actionnaires.
Mais voici que les banques centrales baissent leurs taux d’intérêts à 1% !
Il devient alors intéressant d’emprunter pour investir dans cette société de chaises et rapidement, par le simple jeu du crédit, sa valorisation en bourse double sans que son activité n’augmente.
C’est exactement ce qui se passe au niveau mondial depuis 10 ans.
L’entreprise est alors cotée à 2 millions d’euros et génère toujours 100 000€ de bénéfices. Les investisseurs entendent conserver leurs 5% de dividende, sur 2 millions de valorisation, cela fait 100 000€ à distribuer, soit la totalité du bénéfice… SANS QUE LE CAPITAL NE SOIT PLUS RENTABLE.
L’entreprise est alors en difficulté car elle doit distribuer 100% de ses bénéfices à ses actionnaires (c’est le cas aux États-Unis, un peu moins en Europe mais nous suivons). Que fait-elle ? Elle fait pression sur ses autres coûts, essentiellement l’emploi. Elle va distribuer moins de salaires pour s’adapter.
Moins de salaires = moins de cotisations = moins de retraites.
Le voilà l’éléphant dans la pièce : nous pensions utiliser le crédit pour solder le passé et construire l’avenir mais en fait nous nous endettons pour maintenir le présent, avec une inégalité extrême car cachée.
Le voici le mécanisme qui fait que le jeu comptable des banques centrales, a priori hors-sol, asphixie l’économie réelle et produit l’inverse de l’effet recherché, car en plus ils vous disent qu’ils essaient de relancer l’inflation ! Mais l’inflation des marchés financiers, c’est la déflation des salaires, c’est un poids mort sur la croissance, c’est à la fois du travail en moins, de la consommation en moins ET des dettes en plus !
Bien sûr, nous avions un problème de retraites bien avant 2008, mais depuis 10 ans, nous aggravons ce problème de manière structurelle tout en préservant le système à court terme grâce à la dette. L’argent des banques centrales est comme une morphine qui endort sans guérir, empêche de prendre les mesures nécessaires et accélère la décomposition tout en la cachant.
Paradoxalement, une tel choc exigerait de nous remettre tous au travail pour traverser l’épreuve.
À vrai dire, je suis un partisan du travail. Mon grand père et mon père ont travaillé longtemps après l’âge de la retraite et plus jeune j’en étais déjà fier, sans trop savoir pourquoi.
Mais il est intolérable de faire porter tout le poids sur les salariés existants. Intolérable, non seulement moralement, mais pratiquement : le système ne peut pas tenir. Il est impératif de faire reposer ce poids sur la plus grande surface possible, en faisant revenir le travail chez nous et en tuant le capital fictif créé par les banques centrales depuis 10 ans.
Nous mourons du plus grand transfert de valeur de l’histoire de l’humanité.
Aujourd’hui la réforme des retraites se fait à Bruxelles pour l’emploi et à Francfort pour la politique monétaire. Et de là-bas, ils doivent bien rigoler à nous voir nous battre comme des chiffonniers pour quelques miettes.
Le problème, c’est qu’à la fin, la bataille de chiffonniers, cela devient la guerre. La vraie, la sanglante.
À votre bonne fortune.
Guy de La Fortelle

Retraites : leur pistolet à bouchon contre 2 armes atomiques

Mon cher lecteur,
« Edouard Philippe durcit le ton sur les retraites »
Avec un pistolet à bouchon.
Il était à la radio ce matin pour nous expliquer que nous allions devoir cotiser plus longtemps.
Son raisonnement est simple et FAUX.
Faites suivre cette lettre à votre carnet d’adresses, partagez-là sur les réseaux, elle est importante, urgente.
Nous avons un système de retraite par répartition qui est une bombe à retardement. Le nombre de cotisants par retraité ne fait que chuter passant en un demi siècle de près de 4 pour 1 à bientôt 1 pour 1.
Il faut bien rééquilibrer d’une manière ou d’une autre. Selon Monsieur Philippe qui reprend les éléments de langage du Conseil d’Orientation des Retraites, il n’y a pas 15 solutions mais 3 leviers, et seulement 3 :
  • Baisser les pensions ;
  • Augmenter les cotisations ;
  • Allonger la durée de cotisation.
Les retraités et futurs retraités sont vent-debout contre la baisse des pensions, les chefs d’entreprises, à l’inverse, ne veulent surtout pas que l’on augmente leurs cotisations.
Alors il ne reste plus que l’allongement de la durée de cotisation. Là, ce sont les syndicats qui sont contre, mais pourris comme ils sont, ce n’est pas très grave, on noiera le poisson dans un vocabulaire amusant.
Sans toucher à l’âge légal, on introduit un âge pivot… Poufpouf, ce n’est plus Edouard mais Houdini Philippe qui nous fait cotiser comme monsieur Jourdain fait de la prose : sans le savoir. Mais le Bourgeois, lui, est une comédie. La politique-spectacle c’est amusant mais pas très efficace.
Bon.
Entendu ? On peut passer à la prochaine réforme (la liste est longue et la marche encore plus, on dirait Mao en 1935) ?
Aaaattendez...
Baisser les pensions ou augmenter les cotisations (en durée ou en montant), n’y a-t-il vraiment aucun autre choix ?

Arme atomique n°1

Et si par exemple, nous augmentions le nombre de cotisants ?
En France, 40% de la population totale (du berceau au cercueil) est occupée. En Suisse ? 60%.
Monsieur Philippe se prépare à une grosse bagarre pour monter l’âge de la retraite de 2 ou 3 ans.
Si la France se montait au taux d’emploi de la Suisse sans allonger l’âge de la cotisation, cela correspondrait à 20 ans de cotisation en plus ! 10 fois plus efficace et tout le monde d’accord.
C’est l’arme atomique à côté du pistolet à bouchon.
Bien sûr vous pourrez me dire qu’un salarié de plus aujourd’hui est un retraité de plus pour demain. Cela ne fait-il pas que déplacer le problème ? NON, car c’est autant de personnes à charge en moins durant la vie active : vous allez libérez beaucoup de liquidités ailleurs (prestations sociales, épargne).
Bien sûr, vous pourrez également me dire que du travail, il n’y en a pas… Et pourquoi y en a-t-il en Suisse ?
Généralement les partisans du toujours plus gros, de l’UE et de la gouvernance mondiale à fleur bleue répondent : « oui, mais la Suisse, c’est différent, c’est un petit pays », sans se rendre compte que cette affirmation est en contradiction complète avec leur croyance en une bonne grosse gouvernance universelle.
Mais de toute manière c’est faux, la vérité est bien plus simple que cela : en Suisse, il y a du travail parce que les Suisses le protègent !
Je ne connais personne qui voit la Suisse comme un pays méchamment protectionniste, nos voisins sont au contraire perçus comme libéraux et pourtant cela ne les empêchent pas de protéger leur travail, de manière pragmatique et intelligente certes, mais protégé tout de même.
En France, nous importons pour plus de 700 milliards d’euros de biens et services chaque année, un tiers de notre PIB qui part en importations, c’est monstrueux, pourquoi personne ne s’attaque-t-il à ce déséquilibre-là ? Il y a beaucoup à aller chercher par là, de manière mesurée et intelligente.
Mais eux n’ont pas Bruxelles… L’UE , elle, nous interdit formellement de protéger nos emplois et nous en crevons. Mais chhhht, Monsieur Philippe ne peut pas vous dire ça, il s’en tiendra à son pistolet à bouchon.
Ce n’est que la première de mes solutions, nous pourrions aussi augmenter la durée légale de travail et repasser aux 40h… C’est déjà une vaste fumisterie pour les cadres qui ne travaillent pas moins qu’avant.
Pour tous les autres, il serait intéressant de poser la question : Préférez-vous travailler 4 heure de plus par semaine ou 4 ans de plus à la fin (cela revient à peu près au même) ?
Et puis, il y a le problème que personne ne voit.
Il y a le problème caché.
La Loch Ness.
L’éléphant dans la pièce escamoté par des David Copperfield en costume 3-pièces.
Image
Un truc énorme dont personne ne parle.
Avez-vous une idée ?
Ce sera l’objet de ma lettre de demain.
Je vous donne déjà un indice, cela a à voir avec un sujet qui m’est cher :

Le Grand Transfert.

À votre bonne fortune.
Guy de La Fortelle
Cet email a été envoyé à guyfawks@gmail.com.
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©2019 L’Investisseur sans costume

2 réflexions sur “Retraites: l’éléphant dans la pièce. Lisez avec attention.

  1. Les humains ont du mal à décoincer : nous avons des solutions pour tous les problèmes mais elles ne seront utiles que si nous le souhaitons, tous unis :
    « John Hagelin, Ph.D. :  » La science de la conscience (comprendre et utiliser ce que la conscience est) reste l’éléphant dans la pièce pour de nombreux professionnels.  »
    « The science of consciousness (understanding what consciousness is) remains the elephant in the room for many professionals » »

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  2. Guy de la Fortelle omet le second effet kiss cool : l’état compense cette captation de la profitabilité au profit du Capital, en prenant en charge les prestations sociales. Tout bénéfice pour les politiciens. Ils sont réélus en achetant les voix avec l’argent public, pardon, celui ponctionné aux classes moyennes ( sodom… Pardon je suis vulgaire, trop « riches » pour être épargnées et trop pauvres pour être apatrides) , et en servant les multinationales complices du viol.
    Cherry on the Cake : le jour où il y aura une guerre civile, ces classes moyennes serviront de bouc émissaire à la populace, lire Taine, au sujet de la révolution française…

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