C’est samedi, jour de jaune. Pour qui votent les ouvriers? C’est une question importante pas seulement un samedi.

Pour qui votent les ouvriers? C’est une question importante .

Les sondages et les ventilations donnent bien sûr des indications, mais elles sont insuffisantes. On sait que le score du RN chez ce que les sondeurs appellent « ouvriers »  sont bons. On sait que 40 % des électeurs qui ont voté RN aux européennes  sont ouvriers, cela n’épuise ni le sujet ni la problématique.

Il faut en effet tenir compte du fait que l’abstention est forte et que si 40% de ceux qui votent RN sont ouvriers , la question est : que font les autres? Que veulent -ils? Dans quelles formations se reconnaissent -ils?

Le travail d’analyse reste à faire pour envisager la venue/création d’ un parti politique qui reflète non seulement la classe de ceux ceux qui se reconnaissent comme « ouvriers », mais aussi de ceux qui tout en étant salariés exploités n’ont pas conscience de l’être et ne se reconnaissent pas dans les préoccupations de cette classe sociale.

Un nouveau parti, une nouvelle formation politique est nécessaire pour sortir de la violence , violence d’état et violence de rue, de terrain. Ce nouveau parti aurait ou aura vocation maieutique tous azimuts; accoucher de lui même et faire accoucher le monde du travail actuel de ce qu’il est à notre époque. Lui donner son identité.

Beaucoup de salariés, techniciens, petits cadres, beaucoup de travailleurs indépendants, patrons de TPE sont en fait en situation d’exploitation, voire de surexploitation. Sans compter maintenant ceux qui s’auto-exploitent, ceux qui sont uberisés. L’uberisation étant un moyen de tourner les réglementations sur le salaire minimum.

Il y a fort longtemps le Parti Comuniste avait tenté de rallier ces gens- prolos au sens large-  et de leur faire prendre conscience de leur position. Il a échoué et il a abandonné .  Le problème reste cependant entier et c’est une des clefs de la recomposition politique nécessaire pour rendre le pays à nouveau gouvernable.

C’est une des clefs de la recomposition politique dis-je mais c’est l’une des clefs de l’adaptation de la France dans le monde. Imagine-t-on une place de la France dans le monde qui serait déterminée uniquement par les Arnault, les Bolloré, les Drahi, les deux cents familles, les banquiers? Tous ces gens sont hors sols, en couveuse, inadaptés coupés du réel, ils ont vocation monopolistique,  et  ce titre ils ne sont porteurs ni de l’avenir ni même d’un quelconque universel.  La partie la plus pervertie d’un ensemble n’a pas vocation ou compétence à conduire le tout.

C’est le monde du travail qui se coltine le réel, qui le connait et qui le façonne, pas celui de la finance, de la glose ou du lèche-bottat.

Les théories économiques et l’économie politique que pratiquent les Macron, les élites, les médiass, les économistes   ont une chose en commun: Ils ignorent ou nient la loi de la valeur. Ce qui signifient qu’ils ignorent la réalité du monde,  ils vivent dans une névrose qui est alimenéte par la catégorie du monétaire, c’est à dire par les signes.

Et quand on vit dans une névrose on n’est pas le mieux désigné pour guider l’adaptation au monde réel!

Je rappelle la loi de la Valeur, elle est incontournable:  « Tout ce dont nous avons besoin ou que nous utilisons dans la société est le produit de la force de travail humaine » et dans une économie capitaliste où la production est à but lucratif (c.-à-d. pour le profit monétaire), ce n’est pas l’argent qui compte mais , in fine  c’est toujours la production. L’argent n’est qu’une apparence, un fétiche. Surtout avec l’évolution du capitalisme vers le capitalisme financier: avec le fétiche de l’argent, l’argent remplace la valeur plutôt que de la représenter.

Tout ceci pour dire que ceux qui travaillent, ceux qui se coltinent le réel sont mieux placés pour guider que ceux qui jouent au monopoly avec des fétichees qui ne représentent plus rien d’autre que … l’illusion scintillante de leur pouvoir;

Il est vital que le monde du travail reprenne conscience de lui même et de son exploitation.

Les mutations du salariat font que la conscience  d’appartenance au monde du travail s’érode et que les préoccupations  statutaires, identitaires, sociétales, sexuelles, consommatrices ou autres viennent se superposer aux préoccupations traditionnelles. Il y a à la fois affaiblissement des consciences  d’appartenance et en même temps une vigoureuse  action de mystification: les gens ne savent plus qui ils sont. Les élites font, bien sur, exprès de les fourvoyer dans les impasses.

Vous remarquerez que plus personne ne parle aux ouvriers, plus personne ne s’adresse à eux, les partis, les corps intermédiaires sont bien trop occupés à parler du voile, du genre, du féminisme, du climat et autres attrappe nigauds!

La question qui semble la plus directement reliée aux questions ouvrières c’est celle de l’immigration. Elle joue à de multiples niveaux, elle influence les  salaires, les statuts, les charges sociales, toute la redistribution, l’éducation, les services publics, etc.  Mais cette question est pervertie par les élites qui y voient un moyen de nazifier et de salir le monde du travail.

Les politiciens s’efforcent de l’éviter ou bien ils la dénaturent; l’Administration s’acharne à masquer les éléments qui seraient nécessaires pour débattre sérieusement, quant aux médias et aux intellectuels, ils sont soit aux ordres du pognon soit aux ordres de la culture bien-pensante.

Le RN dans son choix de suivre l’impasse de la conquête du pouvoir lache la proie pour l’ombre et se garde bien de mettre de la rationalité et du savoir sur cette question. Le RN préfère jouer le rôle de parti attrape tout.

Si personne ne parle aux ouvriers et même au sens large aux travailleurs, comment voulez  vous que leur conscience de classe, leur sentiment d’appartenance se forment?

Comment peuvent ils verbaliser, formaliser, élaborer leur ressenti, leur vision du monde et de ses dysfonctionnemnst?

La question des porte-paroles est dialectqiue; les classes sociales ont besoin à la fois d’être représentées et donc d’avoir des porte-paroles  mais symétriquement, dialectiquement ce sont les prises  de paroles des représentants qui structurent cette classe et en fait des interlocuteurs politiques.

C’est important car il vaut mieux avoir de vrais interlocuteurs politiques que des Gilets Jaunes: en tant que force primaire les Gilets sont admirables, en tant que bestiole politique, les Gilets sont un symptôme d’échec.


 

Document:

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/05/28/il-y-a-un-basculement-du-vote-ouvrier-vers-la-droite-et-surtout-vers-l-extreme-droite_5468601_823448.html

La  journaliste du Monde, spécialiste du Rassemblement national, Lucie Soullier, a répondu aux  questions sur les résultats enregistrés par le parti d’extrême droite lors des élections européennes de dimanche. Compte-rendu.

 

Par   Publié le 28 mai 2019 à 12h46 – Mis à jour le 28 mai 2019 à 14h30

Avec 23,3 % des voix, la liste du Rassemblement national (RN) devance celle de la majorité présidentielle (22,4 %) au terme des élections européennes, dimanche 26 mai.

 

V.N. : Bonjour ! Pourquoi parler de victoire alors même que le score du RN est inférieur à celui de 2014 ?

Lucie Soullier : Dimanche soir, avec 23,3 % des voix, le Rassemblement national a ravi la première place du scrutin européen en France devant la liste de La République en marche, et vous admettrez qu’une première place dans une élection reste une victoire électorale.

Le parti a certes réuni moins, en proportion, que les 24,8 % d’il y a cinq ans, mais il a tout de même obtenu 500 000 voix de plus. Pour certains analystes, ce demi-million résulte du simple effet mécanique de la hausse de participation, passée de 42,4 % en 2014 à 51,4 % en 2019. Mais pour Sylvain Crépon, sociologue spécialiste de l’extrême droite : « Certes, on peut dire que le RN stagne en proportion, que le nombre de voix est une conséquence de la participation… Mais le premier enseignement de ce scrutin est tout de même que le RN conforte son score en nombre de voix. »

MaxenceL : Question assez triviale, mais je me demandais ces derniers temps quelle était la raison pour laquelle les partis anti-Europe pouvaient figurer de manière constructive dans un parlement Européen ?

Bonjour MaxenceL, le RN a fait une volte-face sur la question de la sortie de l’UE et de l’euro après la présidentielle de 2017. Marine Le Pen, qui expliquait durant la campagne présidentielle qu’« à peu près 70 % » de son programme n’était pas applicable sans sortir de l’euro, a aujourd’hui abandonné autant l’idée de Frexit que celle de changer de monnaie. « Les Français ont montré qu’ils restent attachés à la monnaie unique », justifie le « manifeste » du RN rédigé pour cette campagne européenne, en défendant une « Europe des nations ». Désormais, il ne s’agit donc plus de sortir de l’UE mais de la changer « de l’intérieur ». De même pour l’euro, que le parti affirme vouloir conserver, tout en prônant une réforme de la BCE.

 

Notre équipe a posé la question « Peut-on siéger au Parlement européen si on est contre l’Union européenne ? » à Jordan Bardella, tête de liste du RN. Voici sa réponse :
« Peut-on siéger à l’Assemblée nationale et être contre la politique d’Emmanuel Macron comme le sont les députés de l’opposition ? Oui. Peut-on siéger dans la même Assemblée nationale et être favorable à une VIe République comme le sont les députés de La France insoumise ? Oui. De la même manière, nous pouvons être opposés à l’Union européenne actuelle et siéger au Parlement européen afin de défendre le modèle alternatif qu’est l’Europe des nations. »

Flo : Le RN obtient des scores particulièrement bons chez les ouvriers, une CSP historiquement plutôt à gauche. Comment expliquez vous ces passerelles poreuses entre RN et la france insoumise ? Le seul sujet économique semble aujourd’hui dominer les idéologies tout de même radicalement opposées !!!

Bonjour Flo, On ne peut pas vraiment parler de frontières poreuses entre l’électorat de La France insoumise et du Rassemblement national sur cette élection.

Si l’enquête Ipsos-Sopra Steria sur la sociologie des électorats de ce scrutin européen note que 40 % des électeurs qui ont voté RN dimanche sont ouvriers, seulement 4 % avaient voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle de 2017.

Je laisse une nouvelle fois la parole au sociologue Sylvain Crépon : « On vit sur l’idée que l’ouvrier est forcément de gauche, mais, en réalité, il y a un basculement du vote ouvrier vers la droite et surtout vers l’extrême droite. » Les ouvriers de gauche se tournant davantage vers l’abstention que vers une conversion lepéniste. Pour ce chercheur spécialiste de l’électorat de l’ex-FN, « quand on dit que Marine Le Pen récupère la moitié du vote ouvrier, il ne faut pas oublier que c’est la moitié des voix exprimées ».

 

Adi : Concrètement ça veut dire quoi pour nous cette “victoire” ? Est-ce qu’ils auront réellement plus de poids dans les décisions politiques de l’Europe ? Si oui que risque t’il d’arriver ?

Bonjour Adi, la grande question, qui se pose après ce scrutin est celle des alliances qui vont se forger au Parlement européen, et donc du poids politique que prendront les souverainistes au sein de la nouvelle Assemblée européenne. Marine Le Pen va ainsi devoir concrétiser l’alliance qu’elle a mise en scène tout au long de la campagne européenne, en multipliant les déplacements auprès de ses alliés potentiels. Jordan Bardella affirmait ainsi dimanche soir que les résultats « ouvraient la voie à un groupe puissant » des nationalistes au Parlement européen. Mais si la Ligue de Matteo Salvini — alliée du RN de Marine Le Pen a, en effet, elle aussi ravi la première place en Italie, ces deux pole positions masquent une relative stagnation des nationalistes en Europe.

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Val : En quoi le choix de tête de liste Jordan Bardella a pu contribuer au résultat du RN ?

Bonjour Val, le choix de Jordan Bardella ne semble en tout cas pas avoir joué en défaveur du RN. Le poulain de Marine Le Pen a même fait une bonne campagne, sans impair majeur et avançant avec une assurance presque déconcertante pour ses 23 ans, sans trébucher sur le terrain médiatique ni auprès des militants.

Pour le sociologue Sylvain Crépon : « Bardella était un choix très judicieux, symbolique. Un jeune peu diplômé, issu des catégories populaires et né en Seine-Saint-Denis qui devient tête de liste et mène vraiment campagne, l’effet miroir est parlant pour les électeurs des banlieues, qui peuvent se projeter. Encore un message édifiant envoyé aux autres partis politiques, qui ne peuvent pas en dire autant. Cela donne le sentiment que le RN est le seul qui donne la chance aux classes populaires. »

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Dans le train : Bonjour, les partis d’extrême droite européens parlent-ils d’écologie ? Ont-ils des projets dans ce domaine ?

L’ex-FN a en effet beaucoup parlé d’écologie, à sa manière, brandissant tout au long de la campagne son concept totem pour afficher sa nouvelle conscience écologique : le « localisme ». Un concept toutefois bien plus identitaire qu’écolo, comme nous l’expliquions avec mon confrère Nabil Wakim dans cette analyse : Derrière le virage écologique de Le Pen, l’obsession de l’immigration.

Guillaume : Bonjour, le vote RN est souvent qualifié par sa sociologie (vote populaire) ainsi que par sa géographie (non urbain). Quelle est l’ évolution de ces caractéristiques aux élections européennes ? Accentuation ou nivellement ? Le vote RN peut-il également être qualifié/caractérisé par tranche d âge ? Merci pour vos réponses

On observe toujours une faiblesse du vote RN dans les grandes villes. Mais le vote lepéniste s’est renforcé dans des zones où l’extrême droite était traditionnellement faible, notamment l’Ouest et la Seine-Saint-Denis. Auparavant, on traçait une ligne Le Havre-Perpignan et on pouvait dire, pour résumer, qu’à l’est le vote frontiste était plus fort qu’à l’ouest. La désindustrialisation expliquant cette frontière. Ce n’est plus le cas avec ce scrutin. On peut observer une percée en Nouvelle Aquitaine, ou dans l’ouest catholique qui résistait jusqu’ici à la percée frontiste.

ShameOnFr : Peut-on parler d’un réel nouveau clivage ?

Devant la débâcle électorale des deux partis qui ont longtemps représenté la droite et la gauche au pouvoir – LR (8,5) et PS (6,2) – voire même face à la chute vertigineuse de La France insoumise (6,3), certains concluent à la fin du clivage droite-gauche. Marine Le Pen ne s’en est évidemment pas privée, dimanche soir, en voyant dans « l’effacement des vieux partis » la « bipolarisation » du paysage politique entre son parti et celui du président ; la confirmation du face-à-face qu’elle tente d’installer depuis des mois entre « mondialistes » et « nationaux », aidée par Emmanuel Macron qui développe le même duel, dans un vocabulaire parallèle opposant les « progressistes » aux « nationalistes ». N’oublions pas que Marine Le Pen qui défend ardemment le « ni droite ni gauche » en interne depuis qu’elle a succédé à son père à la présidence du FN, au point de provoquer l’ire – et, parfois, le départ – de cadres et militants plus friands de discours prônant l’union des droites. Pas sûr que les autres partis, qui se positionnent toujours selon un axe droite/gauche, en concluent la même chose…

Amy : Bonjour, la victoire du RN aux élections européennes garantirait-elle Marine Le Pen à une éventuelle accession aux Champs Elysées aux prochaines échéances ?

Une victoire de l’extrême droite à la prochaine présidentielle n’est pas du tout garantie, tant les scrutins sont différents. Lors d’une présidentielle, la participation est bien plus élevée et l’électorat vote différemment. Sans compter, évidemment, le scrutin à deux tours, qui renforce le vote « utile » de « barrage » en cas de présence de l’extrême droite au second tour.

Marine Le Pen semble en tout cas déjà se positionner dans la course à l’Elysée. Dimanche, elle évoquait « la bataille des municipales » qui se prépare déjà en coulisses, appelant les électeurs « patriotes » à la rejoindre pour « construire la grande alternance qui est née ce soir ». Du parti Les Républicains à La France insoumise en passant par les partisans de Nicolas Dupont-Aignan, qui n’a pas passé la barre des 5 % et n’aura donc pas d’élu au Parlement européen : « Nous avons besoin de vous ! », haranguait-elle, triomphante sur son estrade, à l’assaut des scrutins municipaux de mars 2020. Avec, surtout, une vue plongeante sur 2022.

4 réflexions sur “C’est samedi, jour de jaune. Pour qui votent les ouvriers? C’est une question importante pas seulement un samedi.

  1. Et si l’abstention était un parti …
    Plus de 10,5 millions de Français se sont abstenus de voter dimanche 23 avril au premier tour de l’élection présidentielle (22% du corps électoral). À ceux-là s’ajoutent un peu plus de 650 000 citoyens qui se sont déplacés pour voter blanc, et encore quelque 300 000 autres dont le vote a été comptabilisé comme nul. Ensemble, ces trois groupes constituent près d’un quart du corps électoral, et pourtant, ils ne sont guère représentés dans le rapport de force politique car seuls comptent les suffrages exprimés.
    Et si l’abstention était un parti, quel serait le visage de la France métropolitaine au lendemain de l’élection ? Et si, dans ce parti fictif qu’était « les abstentionnistes », on y ajoutait les votes blancs et nuls ? C’est ce que nous proposons de faire ici avec ces cartes, desquelles nous pouvons tirer deux enseignements :
    D’une part, l’abstention arrive en tête dans un très grand nombre de départements, et cela est encore plus flagrant lorsqu’on comptabilise les votes blancs et nuls.
    D’autre part, ces cartes permettent de cartographier les fiefs électoraux des candidats où ils ont réussi à mobiliser le plus d’électeurs parmi les inscrits.
    https://www.cassini-conseil.com/et-si-labstention-etait-un-parti/

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    1. La carte de l’abstention recoupe bien celle de l’ancienne France jacobine -de gauche ou de droite peu importe- face à la France girondine, à quelques exceptions locales près comme la Savoie de tradition catholique.
      La carte du vote blanc est moins significative mais, comme la première, elle traduit surtout le désarroi de l’électorat fasse aux formations qui les représentaient jusqu’à présent.
      « Agenouillez-vous prenez de l’eau bénite » disait Pascal.
      Faute de croire en ceux qu’on leur propose, les gens continuent de prendre de l’eau bénite en votant. Mais en aucun cas ce désarroi ne peut fonder un parti -le parti de l’eau bénite ?

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  2. « C’est important car il vaut mieux avoir de vrais interlocuteurs politiques que des Gilets Jaunes »

    les leaders se feront automatiquement achetes ou broyes par la pression que le « pouvoir » exercerait sur eux.

    ps: l’abstention est un piege pour neutraliser les voix des mecontents. Les dominants brouillent deliberement les cartes pour que les domines ne puissent exprimer un choix ou un refus.

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    1. Je me permets de rebondir sur votre PS

      oui l’abstention est un piège mais comme le système est verrouillé il n’ y a pas de place pour une vraie alternative. Une victoire FN/RN est alors une alternative car elle entraînerait le blocage instantané du système (indépendamment de l’impossibilité pour celui-ci de gouverner correctement du manque de cadre à même de gérer le pouvoir et à un programme politique – économique en particulier- totalement hors sol )
      Une victoire LFI serait une déroute économique, des classes moyennes supérieures éliminées, si ce n’est une belle dictature à la bolivarienne

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