Les dépêches jeudi matin 30 Janvier, la DB rechute, un regain sur le virus; transmission humaine.

Je vois de plus en plus souvent , en ce moment, affirmer que la politique monétaire justifie les valorisations élevées des Bourses. En particlier ceci a été dit à la tribune du Davos.

La politique monétaire explique les valorisations élevées des Bourses, mais elle ne les justifie pas.

C’est trés différent.

Aussi différent que d’affirmer que l’esprit de jeu justifie que les mises du loto sont valorisées à 10 millions avant le tirage mais 4  millions après le tirage c’est à dire après que l’état a exercé son prélèvement. Le prix de tous les billets est de 10 millions, mais leur valeur fondamentale est de 4 millions.

Le prix total, la capitalisation boursière est par exemple de 20 trillions, mais c’est la valeur de l’ensemble des mises , lorsque le tirage aura eu lieu c’est dire lorsque la politique monétaire soit ne sera plus possible, soit aura été renversée, la valeur sera de   9 trillions au maximum.

Il ne faut pas confondre la valeur de la chaine du Ponzi avec ce qu’il en restera après la decouverte du pot aux roses, et il suffit de penser à Madoff pour le comprendre.

La valeur d’une action n’est pas determinée par le jeu auquel se livrent les joueurs entre eux, sauf pour ceux qui vendent en cours de route, mais c’est une minorité.  

La valeur d’une action est la somme actualisée de tous les flux d’argent que la société aura versée à l’actionnaire, et ceci est indépendant des conditions monétaires et de la volonté de Powell.

Si le taux d’actualisation est bas c’est parce que l’on s’attend à ce que la croissance économique et celle de la série des cash flows soient faibles, plus faibles que la croissance historique et on démontre que ceci ne justifie aucune prime de valorisation par rapport au passé.

N’oubliez pas, nous sommes en croissance séculaire durablement ralentie c(est pour cela que les taux réels sont nuls. Dire que les actions sont à leur prix ce n’est rien d’autre que dire que les actions sont à leur prix… pour rapporter en réel zéro, comme les  fonds d’état!

Les marchés ne disent rien d’autre que ceci : quand la croissance est faible ou nulle, il ne faut pas espérer avoir un bon rendement; si il y a une performance c’est grâce à la loterie boursière qui a été branchée entre temps.

Les joueurs paient les billets de plus en plus cher car les autorités arrosent le marché financier de liquidites qui brulent les doigts… justement pour les faire jouer et ainsi surévaluer les actifs financiers .. pour solvabiliser et éviter les faillites. C’est une opération de trucage des comptabilités, on ajoute des zéros dans les livres de comptes.

Helas quand on l’ a fait, on ne peut plus en sortir.

Le fait que les taux soient bas n’intervient  pas  dans le calcul de la rentabilité réelle d’un investissement car le taux de rentabilité du placement est un calcul interne  ou si on veut, endogène. Il  dépend de la société et de sa performance économique, entrepreneuriale.

C’est elle qui vous verse vos produits/dividendes  avec ses cash flows.

La performance  boursière est  liée au jeu, elle, est exogène elle dépend du Ponzi.

Les raisonnements que l’on entend supposent que le porteur d’un titre a vendu ou vendra avant la fin du Ponzi, avant que les choses ne se normalisent, ceux qui viendront après lui, après celui  qui a vendu au bon moment, se retrouveront à porter le mistigri.

La rentabilité d’un placement c’est le taux qui égalise d’un coté le prix payé aujourdui et de l’autre  la somme des flux à venir jusqu’à maturité. On estime que la maturité , pour une action est 40 ans.

Dans le futur , les marges bénéficiaire des entreprises vont se contracter .

Pourquoi ?

Parce que si elles sont élévées en ce moment, c’est parce que les salaires n’ont pas progressé depuis 25 ans: mais ceci n’a été possible que parce que pour assurer leur train de vie les ménages se sont surendettés. Ils ne pourront à l’avenir s’endetter autant .

La progression des salaires va reprendre  et les marges des entreprises  vont baisser. Et si les entreprises  montent leurs prix pour compenser alors  cela fera de l’inflation et la monnaie va se dévaluer en accéleré, ce qui fait que les  flux financiers que vont toucher  les actionnaires seront de la monnaie de   singe.



La première banque allemande, Deutsche Bank, considérée comme l’un des piliers du système financier mondial au même titre que JPMorgan Chase, Bank of America ou Citigroup, subit des pertes pour le troisième trimestre consécutif et la cinquième année de suite.

Les analystes tablaient sur des pertes d’1 milliard d’euros au cours du dernier trimestre 2019 et de 5 milliards d’euros sur l’année.

Le titre perdait jeudi 4,4% dans les premiers échanges à Francfort.

Le chiffre d’affaires du groupe a plongé de 4% au quatrième trimestre, à 5,3 milliards d’euros, et de 8% sur l’année, à 23,2 milliards d’euros. La banque espère faire remonter ce chiffre à 24,5 milliards d’euros d’ici à 2022.

Cette véritable institution allemande, fondée en 1870, peine à tourner la page de la décennie noire qu’elle vient de vivre : elle a perdu 15 milliards d’euros au cours des cinq dernières années, effaçant les plus de 9 milliards d’euros de bénéfices accumulés les cinq années précédentes, et son titre a chuté de 82% en dix ans.

Elle a annoncé en juillet une restructuration en profondeur, d’un montant estimé à 7,4 milliards d’euros, se traduisant par la suppression de 18.000 emplois, la fin de son activité sur les marchés actions et la réduction de ses opérations dans la banque d’investissement et sur le marché obligataire.

Toujours soucieuse de tailler dans ses coûts, la banque a annoncé cette semaine qu’elle allait réduire de moitié les bonus versés aux membres de son conseil d’administration au titre de l’année 2019 et que les salaires des employés ne seraient pas revalorisés avant plusieurs mois.

Dans une note publiée avant la publication des résultats, Barclays se montre peu optimiste quant aux futurs résultats de Deutsche Bank.

« Nous pensons que le groupe éprouvera des difficultés à atteindre ses objectifs de chiffres d’affaires tels qu’ils ont été définis dans le récent plan stratégique », est-il écrit.


Livre contre dollar; je pense que la Livre est un bon placement de moyen terme mais la question du timing de l’achat n’est pas facile a résoudre.

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[CNBC] Coronavirus live updates: CDC confirms first person-to-person transmission of coronavirus in US

[Reuters] Policymakers fret over risk to global growth from China virus outbreak

[Bloomberg] Coronavirus May Drag China GDP Down to 4.5% in First Quarter

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