L’or, est-ce la bonne fois? Les fonds d’état, est ce opportun?

Ce qui me frappe, c’est le fait que personne ne s’aventure à analyser la situation dans laquelle nous nous trouvons; c’est bien la preuve que les apprentis sorciers … ont encore beaucoup à apprendre.

Nous sommes devant une situation qui n’a pas de précédent car l’état du monde n’a jamais été comparable à celui ci, et puis les données bilantielles marquées par l’excès de dettes n’ont jamais atteint pareils déséquilbres.

Le passé n’est d’aucun recours, il va falloir improviser.

Est ce que l’on s’achemine vers un choc de l’offre dans lequel la rupture des chaines d’approvisionnement fera apparaitre des raretés et donc des poches de hausses de prix?

Est ce que l’on se dirige vers un choc de la demande dans lequel la rétention de travail et l’insuffisance de revenus vont faire s’effondrer les prix?

Dans tous les cas il va falloir payer les dettes échues; et le tout dans un contexte ou l’effet de richesse procuré par la hausse des marchés financiers risque de devenir un mirage.

Il y a ceux qui présagent un choc d’offre parce  que la production s’arrête, mais les marchés obligataires eux  pointent vers la crainte d’un choc de demande, avec  retombées déflationnistes.

Comme discuté précédemment, l’or reflète les craintes concernant la solidité du système, il ne dit rien quand au sens des chocs. Tout au plus nous dit-il qu’il faut s’attendre à l’entrée en action monétairement inflationniste  des banques centrales.

Mais notez que chaque fois que les banques centrales sont entrées en action, elles ont calmé les appréhensions et rassuré au point que l’or par la suite a reflué.

Difficile de prévoir si cette fois la magie fonctionnera, si  les banques centrales réussiront à calmer les craintes sur la solidité du système. Si elles réussissent ce sera la nième fois.

Le gouverneur de la Réserve fédérale Lael Brainard a attisé  certaines de ces craintes en soulevant la question de l’utilisation par la Fed  d’une «moyenne d’inflation flexible».

Si on comprend ce que Brainard veut dire, cela permettrait à la banque centrale de maintenir l’inflation au-dessus de l’objectif  des 2% de manière à atteindre une moyenne sur une période prolongée. Ce serait un moyen de doper les anticipations inflationnistes en faisant croire que l’on n’interviendra pas pour calmer un dépassement des objectifs d’inflation anciennement fixés à 2%  Hmm, Hmm!

Disons donc que l’on accepterait que l’on sorte du « goldielock » c’est a dire du « ni trop chaud ni trop froid » pour entrer dans « le trop chaud plus longtemps ».

Selon Brainard, «Cette approche aidera à ramener les anticipations d’inflation à notre objectif de 2%, ce qui est essentiel pour préserver l’espace de la politique conventionnel.»

Tout cela me semble flou et même creux. Que vient faire la dedans la notion d’espace de la politique conventionnelle? Est ce que cela veut dire que l’on élargit cet espace , c’est une évidence bien sur mais cela n’apporte rien comme formulation. Et puis a quoi servent des objectifs d’inflation plus élevés si on ne parvient même pas à atteindre les objectifs inférieurs. Et quid du risque qu’il y a a laisser le génie sortir de la bouteille?

Si Brainard a raison et que les anticipations d’inflation se modifient au point que l’on aille vers un taux, mettons de 3%,  les obligations américaines sont un bien mauvais refuge! On ne va pas  acheter de la dette américaine avec  un  rendement réel négatif pour longtemps!  Ce n’est pas une stratégie d’investissement surtout avec  des déficits budgétaires de près de  5% qui font risquer la révulsion.

Des déclarations diaforiques comme celles ci me montrent que les apprentis sorciers sont perdus et qu’ils pataugent. Le réel leur échappe, ils n’ont pas d’outil qui leur donne prise sur lui .. sauf par la magie de la stimulation des perceptions, des espoirs et des fameuses, fumeuses anticipations.

Comme l’a dit le président Jerome Powell à propos de la solvabilité  ultime de la BCE, «ils ont une presse à imprimer». C’est une évidence mais également un terrible aveu; ils n’ont rien d ‘autre que la presse à imprimer; que la printing press qui imprime du vent et de l’esprit de jeu lesquels conjugués  gonflent des bulles et rien d ‘autre.

Le monde n’a pas besoin de monnaie supplémentaire pour ses besoins réels il n’a besoin de monaie supplémentaire que .. pour financer et stabiliser les menées spéculatives d’une communauté accroc au jeu et à l’enrichissemnt fictif. C’est ce que vient de démontrer l’épisode des repos. Les politiques monétaires ne peuvent plus sortir d’un cercle qu’elles ont caressé au point qu’il est devenu vicieux.

Si la presse à imprimer est la réponse, la hausse des  prix de l’or est correcte.

Mais elle ne sera que temporaire. Elle ne durera que le temps que la communauté spéculative se fasse un jugement sur l’efficacité des actions des banques centrales; sitot que les risques d’incendie s’atténueront, l’or redescendra.

En prime la tournée d’Albert!

 

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