Powell: peu importe les bulles du moment que l’on produit du crédit, du moment que le crédit coule…

Question interessante posée à Powell sur les marchés et le risque pour la stabilité financière.

La réponse, elle n’est pas très intéressante car c’est une esquive transversale; Powell répond que le niveau des marchés n’est pas son problème ou même de son ressort tout ce qu’il veut c’est qu’ils fonctionnent.

Vous noterez également l’embarras de Powell.

Et « fonctionner » si vous lisez cela veut dire produire du crédit.

Ainsi apparait clairement ce que j’essaie d’expliquer en  ce moment dans les editoriaux, le problème fondamental c’est la production de crédit. Le cycle long du crédit est épuisé et il à tendance à se retourner.

La Fed s’est donné pour mission prioritaire de prolonger coûte que coûte le cycle du crédit , fut-ce au prix d’une surévaluation des actifs, fut-ce au prix d’une suppression totale du prix du risque et même de toute mesure du risque.

Pour maintenir la production de crédit la Fed absorbe tous les risques dont le système ne veut pas et elle les accumule dans son propre bilan. Le risque bien entendu ne disparait par autant , il est transféré hors du système des marchés et logé au Centre.

En fait présenté autrement tout se passe comme si pour maintenir la production de crédit, la Fed subventionnait le crédit en prenant la partie « rémunération du risque » à sa charge.

Les marchés Bullaires  contemporains  ne « fonctionnent » que lorsqu’ils se gonflent. C’est ce que nous expliquons depuis 12 ans et Powell vient confirmer notre analyse; il faut à tout prix maintenir la production de crédit , mais  comme cette production n’est possible que lorsque les bulles sont en phase de gonflement, on ne peut plus accepter  de laisser passer d’air. Fini les phases de contraction.

Il n’y a plus qu’un sens qui est permis: l’expansion de  la bulle. C’est sens unique, marche ou crève et plus jamais de vrai marché.

Nous avons de nouveau constaté en mars à quelle vitesse les ventes sur les marchés deviennent désordonnées: dès que les ventes se présentent   les marchés deviennent illiquides et se disloquent. Après tout, il n’y a eu que neuf séances de bourse  entre les sommets historiques du 19 février et la baisse des taux de la Fed en toute urgence  le 3 mars.Hmm, hmm!

La réponse de Powell est bien sur une pirouette mais elle nous renseigne bien sur le mode de fonctionnement que les autorités veulent laisser cacher: un fonctionnement par les bulles . On ne peut plus s’en passer.

Michael McKee de Bloomberg: «Je sais que vous avez dit que ce n’était pas le moment de s’inquiéter de l’aléa moral, mais vous inquiétez-vous, de l’ampleur de la relance que vous et le Congrès injectez  dans l’économie; il pourrait y avoir des problèmes de stabilité financière ?  »

Powell: «Pour ce qui est des marchés…, notre préoccupation est qu’ils fonctionnent. Nous ne nous concentrons pas sur le niveau des prix des actifs en particulier, ce sont  les marchés qui essaient de fixer le prix de quelque chose d’incertain au point d’être inconnu. Et c’est très, très difficile à faire.

C’est pourquoi vous voyez une volatilité élevée , les marchés réagissent aux choses avec beaucoup de volatilité. Mais… ce que nous essayons vraiment d’assurer, c’est que le marché fonctionne.

Le marché évalue les risques, les prêteurs prêtent, les emprunteurs empruntent, les prix des actifs évoluent en réponse aux événements. C’est vraiment important pour tout le monde, y compris … pour les plus vulnérables d’entre nous, car si les marchés cessent de fonctionner et que le crédit cesse de couler, alors vous voyez, c’est là que vous voyez … des résultats économiques très négatifs, encore plus négatifs.

Je pense donc que nos mesures ont plutôt bien soutenu le fonctionnement du marché. Nous allons rester très prudents, en surveillant attentivement cela.

Mais je pense qu’il a été bon de voir les marchés fonctionner à nouveau, en particulier le flux de crédit dans l’économie a été une chose positive, car les entreprises ont été en mesure de constituer leurs réserves de liquidité. »

 

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