Raoult fait un peu d’epistémologie. La pseudo science économique est un gigantesque placebo.

Vous savez que j’utlise des outils intellectuels alternatifs différents de ceux des économistes mainstream  au services des pouvoirs dominants.

Je prétends que leur démarche n’est pas une démarche « de savoir » mais une démarche « d’influence »; ils professent et assènent des idéologies afin de masquer la réalité du système dans lequel nous vivons.

Je vous rappelle que tout système ne survit que si ses structures déterminantes sont cachées, inconscientes, enfouies. Un système vit et se reproduit de son inconscient. Là ou je dis « je » , je ne suis pas. Ou encore « je » est ailleurs.

Au lieu de faire ressortir les articulations des faits et leurs conséquences , ils jettent un voile de brume et d’inintelligibilité dont le seul objectif est d’empêcher que les peuples prennent une conscience claire de la façon dont ils sont baisés/exploités.

Il ne faut pas qu’il soit dit que le système est un système de prodution pour le profit, un système pour le surproduit et que son moteur c’est l’accumulation.

Voila le Grand Secret, celui qui doit rester non non-su car il permettrait de décoder toute les actions des responsables de la conduite des affaires. Il ne faut pas, en particulier, qu’il soit compris qu’il y a un lien très étroit, organique entre la question du profit et la question des dettes/du crédit.

Il faut qu’il soit cru que la chose monétaire, la chose financière  sont neutres et qu’elles ne sont pas ce qu’elles sont à savoir: de gigantesques mécaniques de transfert des richesses des moins riches vers les plus riches et déja ultra riches.

Il faut faire croire que le moteur du système c’est la demande et les besoins ! Il faut faire croire que la monnaie est neutre, qu’elle n’est qu’un intermédiaire  et donc qu’elle doit être confiée à des gens neutres, les banquiers centraux qui sont censés agir pour le bien commun!

Le moteur du système c’est le profit; la crise du système est une crise du profit, une crise d’excès de capital accumulé,  les banques  centrales ne sont pas neutres, elles sont au service de la classe des détenteurs du Capital. Elles gèrent pour favoriser la reproduction et le maintien du système malgré la tendance lourde à l’érosion du taux de profit du capital, malgré l’accumulation de capital fictif sous forme de dettes qui ne peuvent être honorées et de capital boursier bullaire.

Les économistes sont payés par les élites et les gouvernemnts non pour dire la vérité mais pour la dissimuler. Ils ont abandonné l’économie des causes et des effets et se sont tous ralliés à l’economie des mathématiques et des modèles .

C’est un subterfuge, un escamotage  bien sur , ce n’est absolument pas une démarche scientifique.

Je prétends que les banques centrales utilisent des théories fausses  et qu’elles n’ont pas compris comment fonctionnait le système à notre époque; et même je vais plus loin je dis qu’elles ne savent ce qu’elles manipulent, elles ne savent plus ce qu’est la monnaie, elles ont été dépassées par leurs créations démiurgiques .

Le problème est que nous sommes gérés par des apprentis sorciers et des illusionnistes. Ils accomplissent des rituels ils racontent des narratives obscurs, et finalement leur efficacité ne repose que sur une chose, une sorte d’effet placebo : la croyance, la naiveté de ceux qui les écoutent.

La crise actuelle est une crise  économique, une crise  financières, une crise monétaire, une crise sanitaire lesquelles crises  s ‘unifient en une seule crise : la crise de la pensée. A force d’être conçue pour tromper, la pensée cesse d’être un outil, elle trompe même ceux qui l’élaborent et la propagent.

En cette periode se révèlent les contradictions entre un savoir de vérité qui serait efficace pour agir sur le monde et un savoir d’influence dont la seule justification est le maintien d’une ordre social pervers et inique..

C’est ce que m’a inspiré la lecture de cette réponse de Raoult à une question fondamentale sur son savoir, sur sa pratique. Cette réponse met elle aussi le doigt sur la contradiction que j’évoque plus haut:

-Raoult critique les modèles. il les relativise

-il remet les règles à leur place

-il réintroduit le facteur humain

-il met l’accent sur le nouveau regard celui qui voit les choses autrement

– il parle d’un délai d’instabilité entre le moment où les faits sont constatés et celui où les théories changent.

Bref ce dont Raoult parle c’est d’épistémologie c’est à dire de la validité de la pensée qui prétend interpreter et transformer  le monde. Il a une démarche qui va a la racine des choses, on appelle cela une démarche radicale.


https://philosciences.com/vocabulaire/150-epistemologie-philosophie-des-sciences-histoire-des-sciences


Extrait d’une interview à l’OBS du 30 avril.

 

Dans vos cours d’épistémologie, vous avez coutume de citer cette phrase d’Edmund Husserl : « Les modèles sont les habits des idées ». Si je résume, vous dites qu’il ne faut suivre aucune règle dans la recherche et que la conviction doit l’emporter sur la méthode. En somme, vous faites l’éloge de la mauvaise foi !

C’est plus complexe que cela. Parmi les grands épistémologues du XXe siècle, le premier d’entre eux, Karl Popper, dit que ce sont les nouveaux outils qui donnent un nouveau regard.

Une partie de ma science est basée sur ce que j’appelle la course aux armements. Depuis 1992, nous avons toujours été le laboratoire de microbiologie le mieux équipé au monde.

Le deuxième grand épistémologue, Thomas Kuhn, dit qu’il y a un délai d’instabilité entre le moment où les faits sont constatés et celui où les théories changent. Toutes les théories scientifiques sont culturelles. Il n’y a finalement que le temps qui valide les découvertes.

Enfin Edmund Husserl, qui est un très grand philosophe, dit cette phrase dans « La crise des sciences européennes », livre qui date des années 30 : « Les modèles sont les habits des idées, il y a toujours un modèle qui peut faire croire que votre idée est juste. »

Si on applique votre réflexion à la période actuelle, si seul le temps dit à la fin qui avait raison, que validez-vous comme étude, parmi celles qui ont été lancées, qui pourrait démontrer l’efficacité de l’hydroxochloroquine ?

Vous verrez bien. Ça, c’est mon boulot, ce n’est pas le vôtre.

3 réflexions sur “Raoult fait un peu d’epistémologie. La pseudo science économique est un gigantesque placebo.

  1. Il est clair pour moi que ceux qui profitent la plus des taux bas ce sont ceux qui auront les prêts donc les plus fortunés, que les banquiers considérerons soit objectivement ou subjectivement les plus crédibles et quelques autres qui seront dans les règles établies ou les banquiers ne pourrons s’y refuser

    Est-ce que ces investisseurs serons ceux qui produirons des richesses ou juste une augmentation de leur capital basés sur des valeurs inutiles donc gaspillées .Cela devrait être noire question principale dans ces temps de raréfaction d’énergie potentielle qui nous aident à vivre
    A mon avis ces questions ne sont pas suffisamment posées et leur solutions pas non plus alors nous dériverons toujours d’avantage
    L’injection de plus de sous par les banques centrales ne serons utiles pour les peuples que si de nouveaux progrès scientifiques répondront à ces questions et ça ça ne s’obtient que par de gros efforts
    Est-ce le cas? rien ne me le prouve pour le moment car beaucoup de ces fortunés gaspillent leur sous et les politiques seraient bien avisés de s’en préocuper

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  2. Raoul est à notre époque ce que de Gaulle fut à la sienne : un avant-gardiste ignoré puis condamné jusqu’à ce que les événements donnent raison à sa vision et valident ses propositions. De même les détracteurs au protocole de l’IHU Marseille lui opposent une ligne Maginot dressée dans l’urgence à partir de laquelle des trolls embusqués font feu de tout bois, défendant rageusement un ordre vieillissant ébranlé et fissuré.

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  3. Bonjour,

    Tous les modèles sont faux, par construction.

    Ce sont des approximations du réel construites par les choix et biais des concepteurs.

    Le problème n’est pas tant les modèles mais la foi que l’on place en eux.

    Quant aux banquiers centraux, je pense qu’ils sont sélectionnés selon les critères suivants:
    – lâcheté
    – crétinerie

    Il ne faut surtout pas sélectionner des gens qui comprennent quoi que ce soit, il faut conserver ce qui a été acquis et s’assurer qu’ils n’auront jamais le courage de renverser la table.

    Yellen et Largarde sont parfaites de ce point de vue là.

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