Se préparer à la déglobalisation plutôt qu’à la relance. Cela va coûter cher.

Finalement on va s’apercevoir que la globalisation à outrance a été comme ce fut le cas avant 1914, une erreur, une faute colossale du capital en général.
Il a investi lourdement croyant  bonifier le taux de profit et développer les débouchés et après cette vague d’investissements – a crédit- il doit se rendre à l’evidence:  il faut déglobaliser.
Donc les amortissements des investissements  réalisés vont devoir être accélérés, il va falloir déprécier, les durées de vie vont être réduites.
Il va falloir réinvestir domestiquement ou ailleurs et le tout avec une situation financière très lourdement obérée.
Les tensions sur les revenus nationaux vont être fortes.
Je ne  donne pas cher de la valeur des monnaies.
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Il est très peu probable que les appels en faveur de  la mondialisation gagnent du terrain à la suite de la pandémie de COVID-19. Ceux qui souhaitent préserver la mondialisation seraient plutôt mieux avisés de se concentrer pour  réduire les perturbations qui seront causées par la prochaine période de déglobalisation. Ils feraient mieux de jeter les bases d’un processus durable pour la suite.

 

Ayant déjà été secouée par deux chocs importants au cours des dix dernières années, l’ interconnection de l’économie mondiale  souffre maintenant d’un troisème choc en raison de la pandémie de COVID-19.

La mondialisation est donc confrontée à une situation de trois coups sévères  qui pourrait bien entraîner une dissociation progressive mais  prolongée du commerce et de l’investissement dans le monde . Ceci  aggraverait les vents contraires séculaires auxquels fait déjà face l’économie mondiale.

Il est presque certain que les appels à se réengager dans le processus de mondialisation actuel tomberont dans l’oreille de sourds.

En particulier parce que ce dernier choc aura touché  simultanément  les gouvernements, les entreprises et les ménages des pays développés.

Pour commencer, il est déjà clair que de nombreuses entreprises chercheront à trouver un équilibre nouveau  entre efficacité et résilience à la sortie du choc pandémique . La litanie qui dure depuis plusieurs décennies dans le  monde de l’entreprise en  faveur de chaînes d’approvisionnement mondiales plus rentables et une gestion des stocks en « juste à temps » cèdera la place à une approche plus locale impliquant la relocalisation de certaines activités.

Cette tendance sera renforcée par la volonté  des gouvernement de  garantir des « intrants » plus sûrs pour les secteurs jugés d’intérêt national. Nous constatons déjà de telles exigences aux États-Unis pour la production d’énergie, les télécommunications, les  soins de santé et les produits pharmaceutiques. Ce n’est qu’une question de temps avant que cette tendance ne se propage à d’autres secteurs et pays.

Les séquelles de la phase actuelle de gestion de crise devraient également se traduire par un jeu de blâme et de bouc émissaire  intensifié, ajoutant un élan géopolitique à la déglobalisation.

Déjà, les États-Unis se plaignent que la Chine n’a pas fait assez pour contenir la propagation du virus et informer les autres pays de sa gravité. Certains politiciens américains ont même demandé à la Chine de payer des réparations en conséquence. Et beaucoup en Amérique et ailleurs perçoivent la réponse initiale de la Chine au COVID-19 comme un exemple du pays qui n’a pas assumé ses responsabilités internationales.

De plus, l’aggravation de la situation géopolitique va probablement intensifier la militarisation des outils de politique économique laquelle  s’est accéléré pendant la récente guerre commerciale sino-américaine .

Le coup récent porté au processus de mondialisation confirmera les craintes de nombreuses multinationales de ne plus pouvoir compter sur deux hypothèses opérationnelles clés:

-l’intégration et l’interconnexion toujours plus étroites des flux mondiaux de production, de consommation et d’investissement et

-le règlement ordonné et relativement prévisible des conflits liés au commerce et à l’investissement par le biais d’institutions multilatérales appliquant l’état de droit.

Une réflexion sur “Se préparer à la déglobalisation plutôt qu’à la relance. Cela va coûter cher.

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