Essai. Le capitalisme a fait le tour du cercle vicieux, il enrichit, la richesse lui donne le Pouvoir, le Pouvoir l’enrichit.

Ce ne sont plus tellement les profits qui enrichissent les ultra riches, c’est l’ingéniérie financière couplée à l’alchimie des marchés boursiers, le tout financé et solvabilisé par la planche à  billets digitale des banques centrales.

On peut faire monter les cours de bourse, inflater les grosses fortunes sans même avoir de bonnes performances bénéficiaires réelles, des sociétés comme IBM ou Mc Donald en administrent la preuve années après années.

C’est un glissement qui se développe historiquement , on oublie le produit, on oublie le profit, on va directement à l’objectif final qui est le cours de bourse et le cours de Bourse c’est la Fortune.

Maximiser les cours de la Bourse c’est maximiser le droit de prélevement des ultra capitalistes  sur le patrimoine réel et les richesses réelles du monde entier: ils peuvent ainsi tout se paŷer, les richesses, les politiciens, les médias, les oeuvres d’art, les manoirs, les plus belles femmes et pour ceux qui aiment cela  les hommes.

La bourse déconnectée de la production et même du profit est une structure d’accaparement non comprise et non étudiée.

Avant on produisait un produit/un service  pour satisfaire des besoins et le résidu, le reste   constituait le bénéfice et finalement le bénéfice accumulé rendait riche.

C’était de la belle accumulation classique. C’était dans le vieux temps. 

Ensuite on a découvert la Bourse. On produisait un produit, on le faisait efficacement, on innovait, on faisait des beaux bénéfices et on mettait en Bourse, le cours montait, le propriétaire s’enrichissait. Déja l’enchissement glissait il s’éloignait de l’accumulation primitive du profit. Mais c’était encore une résultante du profit réel, gagné grâce à la production efficace et à la satisfaction de besoins sociaux.

Mais cela c’était avant la financiarisation avant Reagan par exemple qui a assouplit les règles du jeu capitaliste dans un sens plus parasitaire .

Après on a oublié le produit et c’est la recherche  du résidu , c’est dire du profit à tout prix qui a succédé ; le profit, de résidu est devenu l’objectif.  Il est devenu  le seul objectif à n’importe quel prix, afin de faire monter les cours de la Bourse. On a remplacé l’objectif initial (produire) par l’objecctif final (profiter) et en quelque sorte valorisé la dérivée de la production: le profit. Cela faisait monter  le cours de bourse et enrichissait les propriétaires.

C’était le début de la financiarisation.

Maintenant on a pour ainsi dire oublié le produit, et si on ne parvient plus à maximiser le bénéfice par la production, on le fait par l’ingéniérie financière. 

On fait monter la profitabilité apparente par des fusions et acquisitions et on augmente artificiellement les bénéfices par action c’est à dire que l’on rachète le capital par les buy backs. 

On décapitalise ; on fait du malthusianisme capitalistique. On fait la grève du capital pour faire monter les profits, inflater le multiple cours bénéfices et donc faire monter le cours de Bourse et enrichir les propriétaires; leur enrichissement passe avant toute autre mission. on a deja fait un grand pas dans l’ignominie et la prédation sociale.

On marche sur la tête par rapport au stade inital du capitalisme; le capitalisme se nie lui même! Dans un superbe mouvement dialectique le capital s’enrichit en se niant,  en cessant de s’exposer en tant que capital. Le capital s’enrichit en passant par la socialisation, par le socialisme de la dette et du levier! 

Avec les crises  on a encore trouvé mieux! Nous y sommes! 

On encore trouvé mieux: on peut se passer de produire, de faire des bénéfices  et même de l’ingénierie, on peut faire monter les cours de bourse directement!  On peut grace à l’alchimie financière d’abord et l’alchimie  boursière ensuite  injecter de la monnaie tombée du ciel , de la monnaie digitale comme le font les banques centrales en ce moment et ainsi enrichir  directement les propriétaires. L’enrichissement est totalement détaché de la production de biens et services il est branché sur la pompe monétaire.

Le monde est un monde d’inversion ou peu à peu les dérivées, les détours sont supprimés, on va à l’essentiel: l’enrichissement des deja riches!

Le capitalisme a à mon sens terminé sa grande mutation, il se donne pour ce qu’il est un colossal enrichissement  sans autre cause  que celle, cynique, que la détention du pouvoir monétaire. 

Le capitalisme a fait le tour du cercle vicieux, il enrichit, il donne le pouvoir, le pouvoir l’enrichit.

5 réflexions sur “Essai. Le capitalisme a fait le tour du cercle vicieux, il enrichit, la richesse lui donne le Pouvoir, le Pouvoir l’enrichit.

  1. Les cours de bourse sont artificiels, déconnectés de la vraie économie, pratiquement avec une économie arrêtée pendant 2 mois le CAC a fort peu baissé 4700 pts à 17:39 le 29/05.
    Ils sont comme l’image qu’on se fait d’une entreprise, croyant que parce qu’elle a gagné au cours des années d’innombrables clients…elle les a toujours. Rien n’est plus faux bien évidemment. Ce sont les jeux d’achat/revente des investisseurs qui produisent artificiellement la montée ou la chute d’un cours et ceux du trading haute fréquenee qui falsifient les données véritables comme le sont les plupart des bilans pour montrer qu’on est plus beau que ce que l’on est en réalité…mais les arbres ne grimpent pas au ciel !

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