Editorial. Vers une crise des dettes publiques à moyen terme. C’est de l’ordre de la Nécessité.

La lutte contre la pandémie de coronavirus nécessitera des efforts budgétaires extraordinaires, compte tenu de la baisse des recettes fiscales, des dépenses de santé et de répartitions sociales beaucoup plus élevées.

Par ailleurs pour compenser la disparition d’une partie de la demande des ménages et des entreprises, une forte demande publique va devoir être mise en  place.

Les gouvernements de la plupart des pays développés ont également conclu qu’une augmentation des dépenses publiques et, partant, du niveau de la dette publique, est préférable à la destruction généralisée des capacités de production pendant l’épidémie. On va donc en même temps soutenir les citoyens, la demande et l’offre!

En conséquence, pour toutes ces raisons le niveau de la dette publique augmentera fortement cette année et certainement les suivantes.

Il y a des gens comme le ministre Français Le Maire qui disent que les impots n’augmenteront pas et que tout cela se payera par la croissance, c’est une ineptie criminelle.

La croissance ne va pas augmenter mais ralentir.

Deja en 2008 lors de la crise financière, qui était beaucoup moins destructrice, on est entré en croissance séculaire ralentie. On n’a jamais rèussi à payer les dettes et pire encore à reduire les politiques monétaires non conventionnelles. Ici ce sera encore bien pire car tout est beaucoup plus détruit, les sommes ont déja quasi doublées par rapport à celles de 2008, la situation de départ est beaucoup plus mauvaise. Et puis il y a l’épée de Damoclès de la pyramide financière de quelques centaines de trillions, pyramide instable, au dessus de nos têtes.

Va-t-on vers des crises de la dette souveraine? Je le pense.

Je ne vois pas d’autre issue, les déficits sont colossaux, les trous sont abyssaux et les facultés contributives des peuples surtout dans des pays comme la France sont largement sur-utilisées.

On ne peut tondre beaucoup plus, sauf peut-être certaines catégories sociales très nanties, mais leurs patrimoines sont largement à l’abri dé-territorialisés et ces gens n’ont pas de revenus, ils vivent de capital et de plus values.  Ce que l’on peut leur prendre,  hors action violente de confiscation, est faible, modeste.

La solution raisonnable serait  la restructuration concertée mondiale des dettes afin de les rendre compatibles avec les facultés de service des interêts et surtout des remboursements de capital. C’est  exclu : dans tous les pays c’est le capital qui détient le pouvoir politique et il n’accepera jamais de se faire hara-kiri. Il voudra jusqu’au bout faire son plein.

L’impact de la hausse du niveau de la dette publique sur les pays développés et émergents, va être colossal. En europe  les maillons les plus faibles de la zone euro, sont  l’Italie,  l’Espagne et la France .

J’explique souvent que l’inflation contrairement aux idées des monétaristes n’est pas seulement une affaire de quantité de monnaie. En revanche l’inflation commence avec les déficits des budgets des gouvernements et elle se développe lorsque  les citoyens et l’étranger commencent  à comprendre que ces budgets sont hors de contrôle.

Déficits hors de contrôle, politiques monétaires laxistes pour financer ces déficits, faible consensus social et tensions sur le revenu national,  voila le vrai cocktail qui fait sortir le génie de la bouteille et fait exploser l’inflation.

Bien entendu pour exploser cette  inflation doit être un peu encouragée au début par les autorités publiques et ce sera le cas car elles y trouveront avantage  pour réduire le poids réel des dettes . Mais peu à peu l’inflation vivra de sa vie propre;   une fois le génie sorti de la bouteille, il vole, à son propre rythme, selon sa fantaisie et surtout selon les caprices de la vie sociale.

Les autorités chercheront ensuite à réprimer, à la fois l’inflation et la hausse des taux d’intérêt. Elles évolueront peut être vers l’erreur historique de la généralisation des contrôles de prix. Elles s’enfonceront dans  le mensonge  à la soviétique. Ce sera freiner pour mieux accélérer, ces expériences  n’ont jamais réussi.

un jour ou l’autre le couvercle mis sur les marchés sautera et ce sera  la rupture. La rupture du grand invariant, le mythe de la déflation séculaire.

je fais le paris que ce scénario se produira dans 3 ans à  5 ans (1), seuls les Dieux  sont les maitres du temps et des calendriers, mais ce qui doit arriver arrivera.

Quand ce scenario s’imposera, ce sera la révulsion, les dettes publiques, les fonds d’état,  tout ce qui est considéré  comme refuge sera rejeté, sera fuit.

les couples Trésor Publics-Banques Centrales ont été les assureurs suprêmes.

Les assureurs suprêmes ceux qui ont absorbés tous  les risques sans jamais essayer de les contrôler ou de les reduire, tous ceux là , non seulement ne pourront plus rien assurer mais ils seront sinistrés.

(1) 3 à 5 ans c’est le temps logique, celui de l’enchainement des étapes,  le temps réels n’est pas évaluable.

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