Editorial à ne pas manquer : Quand la folie est rationalisée

Les autorités monétaires ne sont pas transparentes. Certes elles parlent, mais elles parlent surtout pour ne pas dire, ne pas dire ce qui est important et pourrait être utile. 

Les autorités monétaires interviennent  c’est à dire qu’elle manipulent les marchés afin de leur faire faire ce qu’ils ne feraient pas spontanement.

Elles ont un agenda. Si leur agenda les conduit à s’opposer au libre jeu des marchés il est évident qu’elles ne peuvent dire la vérité, par definition.

Les guidances ne sont pas des signaux qui sont émis dans votre interet , elles ont émises pour infleucner et faire crorie…

Vous remarquerez l’esssentiel, elles parlent du présent, du futur proche mais jamais du futur lointain , celui ou on sortira de la situation.

Ce futur là n’est jamais évoqué ! A croire que dans ce futur nous serons comme disait le sinistre Keynes « tous morts »! 

Moi je vous le dias : dans ce futur ; vous serez non pas morts, mais runés.

Car ce dont les autorites ne parlent jamais c’est de: Comment sort-on de la situation monétaire actuelle? 

Il n’y a aucun scénario qui permette d’imaginer une sortie sans destruction, voila la vérité.

 

Les actions terminent leur meilleur trimestre de plus de 20 ans.

Une période extraordinaire qui mérite d’être commentée en détail.

Le S & P500 a enregistré une performance totale  de 20,5%, mené par les sociétés énergétiques Halliburton (+ 89,5%) et Marathon Oil (86,2%).

Le Dow Jones Transports a enregistré une performance  de 19,2%, avec Avis Budget en hausse de 64,7% et Ryder en hausse de 41,9%.

À la traîne, l’indice financier NYSE a affiché un rendement de 13,1%. Goldman Sachs a augmenté de 27,1% au cours du trimestre.

Le marché au sens large a surperformé.

Les indices S & P400 Midcap et Small Cap Russell 2000 ont enregistré des performances  de 24,1% et 25,4%. 155 entreprises du Russell 2000  ont gagné 100% ou plus au cours du trimestre.

L’indice arithmétique Value Line à pondération égale de 1 700 actions a progressé de 30,1% au T2, le meilleur rendement depuis le 32,2% du T2 2009.

Le Nasdaq Composite a enregistré un rendement de 31,0%. Le Nasdaq100 (NDX) a affiché un rendement de 30,3%.

Tesla a gagné 106%, Mercadolibre 102%, Paypal 86,4%, EBay 74,5%, Zoom 73,5% et Lululemon 64,6%. Apple a rapporté 43,8%, Amazon.com 41,5% et Microsoft 29,4%.

Certains sont  tentés de qualifier les marchés de «fous». Je considère que cela est tout à fait inadéquat, les marchés ne sont pas fous, ils sont profondément rationnels.

Certes c’est une rationalité qui n’apparait pas au commun des mortels, parce qu’il ne dispose pas des éléments qui constitue la chaine de causalités,  mais cette rationalité est profonde.

Pour simplifier disons avant toute analyse que les marchés battent tous les records non pour traduire la prospérité mais pour minimiser les risques de pandémie et de myriades de défaillances financières..

Le public et les médias restent dans les temps anciens, les temps ou les marchés étaient des reflets et exprimaient quelque chose qui existait. C’est fini, ce n’est plus du tout le cas, les marchés n’ont plus le droit, la permission, la possibilité d’exprimer ce qui se passe .

Les marchés  jouent à un jeu différent de celui que le public croit.

Aux États-Unis, un COVID renaissant assure une période prolongée de relance budgétaire et monétaire massive. Donc on attend une pluie de nouveaux cadeaux tombés du ciel de la printing press.

Une Chine faible garantit que Pékin appuie à fond sur  l’accélérateur du crédit.

La faiblesse mondiale garantit que la BOJ, continue d’inonder les marchés mondiaux de liquidités qui vont partout chercher la moindre rentabilité dont elles sont privées chez elles.

En Europe, la BCE de Lagarde a prevenu qu’elle utiliserait le « tout pour le tout » pour sauver l’Italie et l’Euro même si l’Allemagne s’y oppose ou fait semblant de s’y opposer.

C’est une répétition de ce qui s’est passé en  début de l’année lorsque les marchés « maniaques » ignoraient les risques de pandémie.

C’est une reprise de la dynamique de mars: lorsque la bulle spéculative a menacé de  se rompre et que  les banques centrales ont réagi  en inondant le monde de trillions  de liquidités.

J’essaie de vous faire comprendre une chose complexe: les marchés sont maintenant victimes ou plongés dans ce que j’ai deja appelé une construction parallèle. Ils montent pour des raisons qui sont autres que toutes celles que l’on met en avant.

Qu’est ce qu’une construction parallèle?

C’est un mensonge qui a trouvé ses letres de noblesse lorsqu’il a été popularisé par le FBI. Le FBI a appris par des moyens non recevables des choses qui lui indiquent avec certitude que quelqu’un est coupable. Mais le FBi ne peut utiliser ces éléments car il les a obtenu de façon non légale, non recevable. Donc a partir de là il monte artificiellement ue construction intellectuelle parallèle qui est artificielle certes mais qui lui permet d’inculper le coupable.

La construction est artificielle, mais le résulat est obtenu, le coupable est coincé.

En matière de marchés financiers nous en sommes là: ils montent parce qu’on les inonde de liquidités mais il faut inventer d’autres raisons.

Les marchés montent parce qu’on les inonde de liquidités qui ne rapportent rien et que ces liquidités  sont des mistigris, des patates chaudes dont ceux qui les recoivent , le monde financier, veut se débarrasser. Ils chassent donc, avec ces liquidités tout ce qui rapporte un peu, ils spéculent.

On nous fait croire que cela s’apppelle un appétit pour le risque  alors que ce n’est qu’un appétit scandaleux pour le jeu et le profit facile .

Mais cette cause de la hausse est non-recevable socialement puisqu’elle signifierait que déliberément la Fed  enrichit les riches et est responsable des inégalités.

Donc puisque l’on ne peut accepter la vraie cause de la hausse on en invente d’autres de toutes sortes qui servent de prétexte et de justification , par exemple des espoirs sur le vaccin, des chiffres de l’emploi moins catastrophiques, les sondages , l’emploi à maintenir etc.

Et bien sur le clergé financier c’est à dire les banques, les économistes, les gourous vont dans ce sens et crédibilisent ces constructions parallèles.

Je reviens  en arrière sur  la dernière question et la réponse de la conférence de presse du président Powell du 10 juin après la réunion du FOMC:

Michael McKee de Bloomberg: «Je suis tombé sur une statistique l’autre jour qui m’a étonné. Depuis votre annonce d’urgence du 23 mars, toutes les  actions du S&P 500 ont  généré des rendements positifs. 

Je me demande, étant donné les niveaux du marché en ce moment, si vous ou vos collègues pensez qu’il y a une possible formation  de bulle. 

Cette bulle  pourrait éclater et ralentir considérablement la reprise. Elle pourrait aussi  provoquer une mauvaise affectation du capital .

Deuxièmement, l’inégalité ne concerne pas seulement les salaires, c’est aussi la richesse, et un certain nombre d’études ont suggéré qu’en maintenant les taux bas pendant si longtemps et en ciblant les marchés après la grande crise financière, la Fed a bel et bien contribué à l’inégalité de la richesse dans ce pays. . Et je me demande si vous pensez qu’il y a une modification ou un message que vous pourriez donner au sujet de cette situation?  »

Ecoutez la réponse Powell, l’homme le plus puissant du monde, celui qui a le plus de responsabilité!

 

PowellCe que nous visons, ce sont des conditions financières plus faciles. .. les investisseurs du monde entier, pendant une période de plusieurs semaines, ont voulu vendre tout ce qui n’était ni de l’argent ni un instrument du Trésor à court terme. Ils ne voulaient aucun risque du tout. Et donc, ce qui s’est passé, c’est que les marchés ont cessé de fonctionner. Ils ont cessé de travailler et les entreprises ne pouvaient pas emprunter; ils ne pouvaient pas renouveler leur dette. Les gens ne pouvaient pas emprunter. Voilà donc le genre de situation: turbulences financières et dysfonctionnements. Un système financier qui ne fonctionne pas peut amplifier considérablement les effets négatifs de ce qui allait clairement être un choc économique majeur.

Donc, nos outils ont été mis à contribution, pour rétablir le fonctionnement des marchés. …et c’est une bonne chose.

Donc, nous ne cherchons pas à atteindre un niveau particulier de prix des actifs. Ce que nous voulons, c’est que les investisseurs évaluent le risque, comme les marchés sont censés le faire. …Nous voulons que les marchés fonctionnent. Et encore une fois, nous ne cherchons pas à un niveau particulier. . 

 Et encore une fois, nous ne nous concentrons pas du tout sur le déplacement des prix des actifs dans une direction particulière. C’est juste que nous voulons que les marchés fonctionnent. Et je pense qu’en partie grâce à ce que nous avons fait, ils fonctionnent et nous espérons que cela continuera.  »

Vous avez noté le charabia de la personne la plus puissante du monde! Sa réponse est sans queue ni tête,  décousue.

Si vous savez lire vous voyez quelle repose simplement sur ceci; les marchés allaient cesser de fonctionner parce que tout le monde voulait vendre, ils chutaient; donc nous avons fait en sorte qu’ils fonctionnent en achetant tout ce qu’il y avait à vendre!

L’argument signifie ceci : «La Fed est piégée».

Les marchés l’ont obligé à intervenir, la Fed est otage des marchés, si elle n’intervient pas, ils ne fonctionnent plus! Et si ils ne fonctionnent plus ils ont le pouvoir de mettre l’économie en situation de chaos.

Ce que la Fed qualifie de «fonctionnement des marchés» équivaut  à ce stade à maintenir une bulle spéculative. Le faire « fonctionner » c’est  l’empêcher de se corriger. Le prétendu  «fonctionnement» c’est le maintien de la bulle. Et nourrir cette dynamique de bulle , l’empêcher de se corriger  exacerbe les inégalités, l’instabilité sociale et finalement la fragilité financière et économique.

Voila ce qui ne peut pas être dit; il faut dire que l’on ne fait que faire en sorte  que cela marche en omettant de dire pourquoi c’est fragile, pourquoi c’est vulnérable c’est à dire qu’il y a une bulle.

La Fed «recherche la stabilité financière»?

Powell se moque de nous, puisque c’est elle qui crée l’instabilité en mettant le crédit gratuit, les taux à zero, en inondant de liquidités, en encourageant la spéculation  et en se portant assureur de tous les risques: la Fed pousse au crime, à l’imprudence, aux excès et elle dit qu’elle recherche la stabilité financière.

La bonne formulation serait de dire:

« nous cherchons à maintenir la stabilité financière bien que tout ce que nous faisons contribue à la détruire ».I

Il est difficile d’imaginer une situation fondamentale   plus instable que la situation actuelle; un marche financier qui est valorisé 2,5 fois ce qu’il devrait valoir , des cours de bourse dans les records historiques,  des bénéfices en chute libre, une économie en perdition,  un endettement colossal avec desajustement en durée et en risque, et des incertitudes majeures sur l’avenir.

À ce stade   de bulle chancelante, balancer  des trillions  de dollars dans les mains de la communauté spéculative   c’est  essentiellement détruire toute  perspective de stabilité financière.

Une réflexion sur “Editorial à ne pas manquer : Quand la folie est rationalisée

  1. La monnaie sortie de nul part brule les doigts de ses détenteurs mais elle est encore utile au peuple comme valeur d’échange : donc pas d’hyperinflation, rajouté à cela qu’une monnaie n’est pas meilleur qu’une autre car les banques centrales sont synchrones, pas de fuite devant la monnaie. La question serait donc à l’avenir : où ira cette argent quand les entreprises sur lesquels ils spéculent cesseront de produire un rendement quand l’économie réel sera à terre ? L’or sera t’il indifiniment manipulable pour maintenir l’illusion?

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s