Editorial: le grand risque, le risque suprème a montré le bout de son nez cette semaine. Ne ratez pas…

Je vous dis souvent que mes écrits se lisent comme un feuilleton et que pour en tirer parti il faut toujours avoir présent à l’esprit les chapitres qui ont précédé.

Mes analyses, mes réflexions et mes commentairess n’ont d’intéret que par leur cohérence originale, alternative. Ce sont des écrits qui se suivent. Ce sont des biens d’investissement, des biens d’équipement intellectuels, pas des consommables. Pas des savonnettes. Ils ne s’usent pas quand on s’en sert , ils prospèrent et enrichissent.

L’une de mes idées de base, idée qui fait le soubassement mon cadre analytique est que le symptôme de la crise, son mode d’apparaitre, c’est le surendettement. Il a montré le bout de son nez en 2008 mais il s’est amplifié, diversifié et approfondi depuis.

L’origine c’est le manque de profit capitaliste, l’endettement ayant pour fonction de masquer ce problème de profitabilité. Je le rappelle mais je ne vais pas re-demontrer que la terre est ronde n’est ce pas?

Je résume pour ceux qui ont envie de travailler :

crise du profit= besoin de produire de la dette= accumulation des dettes = excès de dettes =surendettement = tendance à la chute de la valeur des dettes =besoin que la banque Centrale et l’état soutiennent la valeur des dettes sur les marchés= besoin que le bilan de la banque centrale grossisse sans cesse = besoin que l’état s’endette sans cesse pour permettre le gonflement du bilan de la banque centrale et créer assez de collatéraux pour alimenter le refinancement du système sur les marchés de gros de refinancement du système bancaire et shadow.

Ouf!

Rien que ce paragraphe justifierait non pas un livre, mais tout une collection qui essaierait de comprendre commence fonctionne la finance moderne.

Pour faire court, le système repose, il a besoin que le gouvernement s’endette toujours plus. Il a besoin d’un actif de base sûr. Il a besoin si vous voulez d’une Bulle-Mère de toutes les bulles.

La première et la dernière, l ‘ultime Bulle du système c’est la bulle des fonds d’état.

Et la chute du système interviendra quand la bulle des fonds d’état ne pourra plus être gonflée, quand la pompe à produire du crédit de base, du crédit souverain calera.

Ce sera alors ce que j’appelle la Grande Révulsion, la vraie pas celle de 2008 ou celle de septembre 2019 ou celle de Mars 2020, ce sera la vraie , le coeur sera touché.

Venons en au fait, aux faits.

Attention je ne suis pas catastrophiste, je veux simplement attirer votre attention et vous montrer que les marchés du sans risque, les marchés dits de refuge peuvent eux aussi subir des chocs. Ceci montre qu’ils sont vulnérables. C’est si vous voulez, un avertissement.

,

Une enchère ratée a vu les rendements des bons du Trésor à 30 ans bondir de 21 pbs cette semaine à 1,45%.

C’est un sommet de clôture de près de sept semaines.

Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont bondi de 14 pbs à 0,71%, tandis que les rendements des MBS de référence ont augmenté de 17 pb à 1,38%.

Mais qu’en est-il en principal, en capital, en dollars? L’ETF iShares 20+ Year Treasury Bond (TLT) a perdu 3,9% pour la semaine.

Une soi-disant «valeur refuge» qui perd près de 4% en une seule semaine est-ce vraiment une valeur refuge?

Bien sûr, les rendements des bons du Trésor pourraient rebaisser même par rapport aux niveaux historiquement bas actuels. Mais cette semaine a confirmé que le rapport risque/récompense sur les obligations du Trésor n’est pas forcément attrayant.

Continuons.

Les obligations de sociétés, les obligations Corporate ont quelque peu surperformé mais elles ont néanmoins enregistré des pertes pour la semaine. L’ETF FNB iShares Investment Grade Corporate Bond (LQD) a chuté de 2,4% et l’ETF iShares High Yield Corporate Bond (HYG) a reculé de 1,3%.

Nous verrons si le mouvement continue cette semaine et produit un ralentissement des flux «d’argent» qui se déversent dans les fonds obligataires.

Peut-être plus important encore, la spectaculaire euphorie sur les obligations des Emergents s’est arrêtée brutalement cette semaine.

Les rendements à 10 ans du Brésil ont bondi de 51 pbs à 7,27%, ils se négocient cette semaine aux rendements les plus élevés depuis avril.

Les obligations en monnaie locale d’Europe de l’Est ont subi une pression notable, avec des rendements en hausse de 30 pbs en Roumanie, 16 pbs en Hongrie et 11 pbs en République tchèque.

Les rendements à 10 ans de l’Inde ont augmenté de 11 points de base à 5,95%, le plus haut depuis mai.

Les rendements des marchés émergents libellés en dollars se sont également brusquement redressés.

Les taux à 10 ans du Brésil ont bondi de 25 points de base à 3,61%, les rendements du Mexique en hausse de 23 points de base à 2,93%, les rendements russes de 10 points de base à 2,16% et les rendements indonésiens de 10 points de base à 2,12%.

La hausse des rendements est donc un phénomène mondial.

Les taux européens – «core» et «périphérie» – ont bondi, entraînés par des hausses de 9 points de base des rendements allemands (-0,42%) et français (-0,13%) à 10 ans.

Les rendements grecs ont augmenté de 12 pbs (1,13%) et les rendements italiens de 6 pbs (0,99%). Les rendements portugais (0,37%) et espagnol (0,36%) ont tous deux augmenté de 8 pbs. Les rendements britanniques ont augmenté de 10 pbs à 0,24%.

Les rendements du JGB japonais ont augmenté de quatre points de base pour atteindre les rendements les plus élevés depuis mars. Les rendements ont augmenté de huit points de base à Singapour à 0,88% et de sept points de base en Australie à 0,93%.

À 6,911 $ TN, le bilan de la Fed a peu changé au cours des trois derniers mois. Mais le crédit Fed est en hausse de 3,167 $ TN, ou 85%, au cours de la dernière année. Peut-être que les effets de liquidité de la Fed ont commencé à s’estomper quelque peu.

14 août – Bloomberg: «Le volume des nouvelles émissions de qualité investissement aux États-Unis pour 2020 devrait battre les record de l’exercice 2017 au début de la semaine prochaine. L’offre de nouvelles émissions de haute qualité est en hausse de 76% en glissement annuel eton va battre le nouveau record de volume d’émission de 1,333 $ établi en 2017. Ce qui a commencé comme une vague défensive pour reconstituer des trésoreries s’est transformé en une opportunité pour refinancer, préfinancer ou même augmenter considerabelemnt la dette. »

12 août – Bloomberg «Les entreprises notées Junk ont ​​emprunté 274,8 milliards de dollars en 2020, dépassant les levées au cours de toute l’année dernière… Le record vient après que le marché du haut rendement a enregistré les meilleures performances depuis 2011 en juillet, attirant d’importants flux alors que les investisseurs continuent de rechercher le rendement… »

Parallèlement à une offre démesurée, les marchés obligataires commencent peut-être à ressentir un doute .

Le risque d’inflation commence à faire l’objet des conversations . La lecture des indices de prix à la consomation et des prix de gros de juillet ont tous deux affiché des surprises à la hausse.

À 0,6%, les prix à la consommation ont fait plus que doubler les estimations.

Les prix à la production de juillet ont également doublé les estimations à 0,6%, affichant la plus forte hausse depuis octobre 2018.

En Prime

Un article exceptionnel et en toute modestie c’est un article que je pourrais avoir écrit quasi de bout en bout, simplement en y ajoutant le rappel de mon cadre analytique. Je ne le traduis pas pour le moment, peut etre plus tard si j’ai le temps.

Few economists have the long-term track record of Lacy Hunt at Hoisington Investment Management. 

For more than three decades, Hunt has held the view that U.S. Treasury yields would fall, fall and then fall some more. That was true when the 30-year bond yielded 9% in 1990, 6.75% in 2000, 4.5% in 2010 and now 1.4% in 2020. Hoisington’s chief economist, who recently celebrated his 78th birthday, spoke with me by phone on Aug. 10.

The first half hour of our discussion went about as expected. Even though the coronavirus pandemic has led to unprecedented Federal Reserve interventions and fiscal relief efforts, Hunt insisted it was mostly a continuation of what he’s seen for years.

Essentially, piling on more debt today, not to boost future productivity but just to keep the economy afloat, will lead to decades of slow growth and potential disinflation.

For now, the Fed looks invincible to many investors — Hunt would remind them that the central bank’s previous quantitative easing episodes did little to sustainably lift growth or inflation. The policy response this time isn’t all that different, Hunt says. It’s just larger because the downturn is more severe.

Then, I asked about Modern Monetary Theory and other novel policy ideas, like direct monetary financing. That’s when his tone shifted to what he sees as a “great risk” in the years ahead.

What follows is a lightly edited transcript of our conversation:

Brian Chappatta: The Treasury is issuing a record amount of debt and the Fed’s balance sheet has grown by $3 trillion. Has this changed your thinking at all around the interplay between debt, growth and inflation?

Lacy Hunt: The measures taken to ameliorate the recession, in terms of trying to help people in distress, while they’re popular and humane, they’ve resulted in a massive increase in the debt overhang. The pandemic will eventually go away, but the debt will remain. It’s been my view that over-indebtedness ebbs economic growth. Debt is a double-edged sword: It’s increasing current spending in exchange for a decline in future spending unless it generates an income stream to repay principal and interest.

We had four secular peaks in total debt to GDP. The 1870s, 1920s and 30s, 2008-09, and we’re going to set a new peak this year, which will take out the peak in 2008-09. The debt surge reflects both a rising debt and a decline in GDP. In the three earlier instances, the inflation rate fell very dramatically. We now have a new secular peak in debt to GDP occurring within 12 years of the prior secular peak, whereas before they were decades apart. That’s massively disinflationary.

BC: What do you make of the Fed shifting its stance to encourage an overshoot of its 2% inflation target?

LH: Inflation is a complex subject. There’s no single variable that determines inflation, but according to the figures of the Congressional Budget Office, the output gap will be a record this year and we will have a deflationary gap. In other words, potential GDP will be well above real GDP. And according to the CBO, we’re going to have a deflationary output gap through 2030. I feel that’s a solid forecast. This economy is going to come out at a very slow rate, and with the massive output gap, the velocity of money declining and this massive debt overhang, the risk is that the inflation rate goes down to the zero bound and probably crosses through it.

What the Fed says is interesting, but it doesn’t change this powerful dynamic.

BC: How do you square that view of low inflation and slow economic growth with what we’re seeing in markets today?

LH: When the Fed initiated QE1, QE2 and QE3, folks said those policies were very inflationary. There is a liquidity effect of what the Fed is doing, and the liquidity effect can be very powerful over the short term. But ultimately the increase in the money supply did not follow through after the rounds of Fed purchases of government securities because the banks couldn’t utilize the reserves, they didn’t have the capital base to make the loans, they had to charge a risk premium in an environment in which the risk premium was rising very dramatically and the borrowers couldn’t pay the risk premium. There was no secondary follow-through in terms of money supply growth, and the velocity of money fell and the growth rate fell back after a transitory rise. And I don’t really see this as any different.

Keep in mind, when the Fed comes in barrels open like this, the program initially looks successful because it unblocks what problems existed in the markets. But it’s the job of the economist to understand the unintended consequences. When the Fed comes in and they have this tremendous success, which gives the appearance that the inflation process is starting, they thwart a couple of important mechanisms that make the free enterprise system work: creative destruction and moral hazard.

The first-round effects of the Fed look effective, and they’re widely hailed, but they make the economy even more overleveraged than it was before and credit is allocated to those who are not really in a position to generate economic growth from it. We’ve seen numerous similar programs in Japan and Europe and it looks like the central bank has the capability to do whatever it takes. They certainly have the ability to calm and reliquify markets, but those actions then compound the underlying problem, which is the extreme over-indebtedness. You get a transitory boost, you get a liquidity effect, but that liquidity effect runs out very quickly.

To my way of thinking, the government expenditure multiplier is slightly negative after three years. It’s slightly positive for a while, but that period of time only lasts for one to two quarters. Then the debt dynamics take hold and the growth rate falls back and the inflation rate goes with it. In the meantime, this period of weak economic growth is becoming ever-extended, and that has consequences of its own.

BC: This is usually the point at which I ask, how do we get out of this? 

LH: The problem is people want a financial transaction to cover the problem. They want greater levels of debt — in other words, we’re going to try to solve an indebtedness problem by taking on more debt. Japan has tried many, many heroic measures to try to pull themselves out. Great results were promised.

The production function says GDP is determined by technology interacting with land, labor and capital. If you overuse one of the factors of production, such as debt capital, initially GDP will rise. You continue to overuse that factor of production, GDP flattens out; and if you continue to overuse that factor, GDP declines. More is not more — more is less. 

The possibility exists that technology could step forward, and there are some smart people, like Bill Gates, who think technology will save us. But I think the technology answer has been provided to us by Dr. Robert Gordon at Northwestern. He said in our period of great growth from 1870 to 1970, we had transformative, revolutionary inventions. The combustion engine, modern sanitation, electricity, modern communication, pharmaceuticals and chemicals. Each one of those things enhanced the demand for labor and natural resources. Think about the natural resources and labor that were require to effectuate the benefit of the combustion engine. It led to the assembly line, complex supply chains, and we had to develop the highway infrastructure.

The technological changes today are more evolutionary, not revolutionary. The production function is one of the most fundamental relationships in all of economics, and it’s telling us we’re facing a period of difficult growth. Given these other circumstances, it’s going to be one in which the inflation rate is going to be trending down, possibly at a much greater risk of deflation than inflation.

BC: Lastly, I want to ask you about the rise of Modern Monetary Theory within economics, and some proposals to have the Fed give money directly to individuals. 

LH: The great risk is that we become dissatisfied with the way things are, and either de jure or de facto, the Federal Reserve’s liabilities are made legal tender. 

The Federal Reserve as it’s constituted today can lend but it cannot spend. Now, they’ve done some things that are different from what the Federal Reserve Act said under the exigent circumstances clauses, but so far they’re lending. They’re not directly funding the expenditures of the government in any meaningful way. But there are folks who want to use the Fed’s liabilities for that purpose.

When the Fed buys government securities, all that really happens is you switch to the government having a one-day liability which the banks are holding. 1 And those deposits that the banks own, which have gone up sharply as a result of the Fed buying, are not legal tender. Now, the banks could use them to make loans, but they’re not doing that. Loans are coming off very sharply because you have to have this interplay between the banks and their customers, and the risk premium has to be accounted for. 

There are folks who want to make the Fed’s liabilities legal tender. Now, if that happens, then the inflation rate would take off. However, in very short order, everyone would be totally miserable because no one would want to hold money. You would trigger Gresham’s Law — people would only want to hold commodities they can consume and commodities that can be traded for others. 

But there is that risk that you could use the Fed’s liabilities to pay directly. The Bank of England has made a small move in that direction — they say it’s temporary. There are others that want to try that because they’re frustrated with the fact that issuing the debt is not getting the job done. So we could significantly alter the whole structure of the U.S. economy. But if you use the Fed’s liabilities for directly funding goods and services, the consequences could be very extreme and very quick.

  1. MMT economists recognize this as well. Hereis how Stephanie Kelton described it: « Printing money simply means that overnight central bank liabilities earning the central bank’s target rate replace, say, three-month government liabilities earning roughly the central bank’s target rate. And if the Fed doesn’t pay interest on these reserve balances, then that simply means it wants its target rate at zero. Overall, there’s little difference in terms of macroeconomic impact whether the government sells its securities or prints money because the latter isn’t actually a thing in the real world. »

https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2020-08-14/longtime-bond-bull-lacy-hunt-sees-one-huge-risk?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_term=200814&utm_campaign=sharetheview

This column does not necessarily reflect the opinion of the editorial board or Bloomberg LP and its owners.

To contact the author of this story:
Brian Chappatta at bchappatta1@bloomberg.net

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s